Samuel Hui 許冠傑

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Semaine du 10 mars 2009 / Week of March 10th, 2009

Listen live to Radio Centre-Ville in Montreal. My part plays every Tuesday nights at around 11PM as part of the Chinese Cantonese musical show.

1. 鬼馬雙星
2. 天才白痴夢
3. 半斤八兩

Lorsque j’ai demandé à mes parents s’ils connaissaient Samuel “Sam” Hui, ils m’ont répondu “bien sûr!”. Mon père m’a aussi dit que Sam Hui était remarquable notamment parce qu’il chantait en “zhuk yu”, c-a-d en langue parlée de tous les jours. Il m’a même fait le parallèle avec Les Belles-sœurs de Michel Tremblay, qui introduisit le joual dans le théâtre en 1965, et les musiciens de ces mêmes années comme Robert Charlebois et Beau Dommage qui chantaient en langue et en accent populaire. De la même façon, Sam Hui chantait en langue de tous les jours et touchait aussi des thèmes de la vie des gens ordinaires.

Pourquoi est-ce que je me mets à parler de Sam Hui, que j’ai probablement déjà entendu sans reconnaître? Parce que tout bonnement, l’autre semaine alors que je testais des trucs au travail, je suis tombé sur une page web de l’émission Fréquence libre à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Philippe Fehmiu recevait cette semaine-là (c’était le 30 janvier 2009) Daniel Brière, le comédien et homme de théâtre qui joue aussi présentement dans la série humoristique Les Parent. Ce dernier avait son « plaisir coupable » à présenter, qui se trouvait à être une chanson de Sam Hui, qu’il avait entendu par hasard dans un resto du Quartier Chinois… (voir l’article)

Dans la chanson qu’il a présenté (半斤八兩 ou ben jin ba liang ou boon kun bat leung ou, comme M. Brière le traduit correctement, une expression qui veut dire à peu près « quatre trente sous pour une piasse » pour dire qu’on a pas tellement de choix dans la vie), Sam Hui parle en effet de la vie des travailleurs de Hong Kong dans les années 70, celles du miracle économique en Asie.

C’est une période obscure pour moi, étant donné que je n’ai jamais vraiment lu l’histoire de Hong Kong de cette époque et que tout ce que j’en sais vient des photos et histoires familiales et de la culture contemporaine hongkongaise qui y fait référence. (“ngo tei ta gong chai”, c’est “nous autres, les travailleurs”.)

Alors, quelle surprise que d’entendre du cantonnais à la Première Chaîne! (Surtout du bon vieux pop des années 70, hehe.)

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