Archive for the ‘Français’ Category

Il y a trois ans, je me faisais couper à Radio-Canada…

Friday, March 23rd, 2012

Quel sujet. J’y pense encore, surtout depuis quelques semaines, alors que des anciens collègues, des amis de la CBC/Radio-Canada parlent des prochaines coupes à la société d’état.

Je vis maintenant à Hong Kong, où j’ai trouvé mon “job de rêve”, à travailler avec ceux que je lisais, que je suivais, lorsque j’étais encore à Montréal en train de rêver de la Chine. Lors d’un grand 5 à 7 à l’hiver 2009, je disais à voix haute que partir en Chine serait quelque chose que je voudrais faire avant d’être trop vieux.

De retour en mars 2009. Tout le monde était nerveux et inquiet de la situation. En fait, travailler à Radio-Canada c’est pas super pour les nerfs. J’étais sur des contrats de six mois, neufs mois, qui se renouvellaient quelques semaines à l’avance. En fin mars, autour du 25 je crois, les dirigeants de CBC/Radio-Canada (c’était soit Sylvain Lafrance ou Hubert Lacroix lui-même) avait une allocution sur la télé interne. Tous les employés dans la Grande Tour Brune étaient rivés sur leur écran cathodique. Le nôtre était tout petit, sur une étagère. Ça a peut-être duré une trentaine de minutes. Pour faire cliché, c’était comme la description à un derby de démolition.

Le directeur de notre section, Martin Delisle, est apparu près de mon bureau, m’a prié de venir discuter avec lui au sien. C’est là que j’ai su. À la fin des années 80, il avait lui-même été victime de coupes, pour être rappelé quelques mois (ou années?) plus tard. Je pouvais donc comprendre comment des cadres radio-canadiens de longue date comme lui peuvent se sentir lorsqu’ils doivent eux-mêmes porter la hache.

Comment rationaliser? Que l’ont ait alloué des fonds pour m’embaucher en 2007 et que soudainement on devait en trouver d’autres ailleurs?

Je suis resté à bord beaucoup plus longtemps que je croyais. Mon espérance de vie était limitée, mais en fin de compte je suis resté jusqu’en début septembre 2009, avec seulement la fin août sans paie, après vacances, 4%, etc. Des collègues sont venus me repêcher deux fois. Une fois, ça avait duré une semaine, lorsque l’équipe de support eut besoin de mes services en fin août. L’autre fois a été avec Bande à part, qui occupe (ou occupait?) la moitié gauche du 15e étage de la tour. L’année dernière, j’ai constaté via médias sociaux et la programmation de mi-2011 que l’équipe de BAP a été complètement charcutée. LRT, le patron à l’époque qui était venu me chercher, et que j’ai revu lors de ma visite à R-C à l’été 2011, avait lui aussi été reassigné à un autre projet. Sans savoir ce qui se passe vraiment, je m’identifie à l’équipe de BAP, ou de son fantôme, en ces temps d’apocalypse imminente. Des gens qui ont à peu près de mon âge, qui ont été balancés aux quatre coins de la programmation, qui continuent de faire le métier qu’ils aiment.

Cela dit, fin 2009 a été la fin pour moi. J’ai pris une chance et me suis acheté un billet d’avion pour Hong Kong à 10 jours d’avance en fin septembre. J’ai eu une grande fête d’anniversaire / de semi-adieux à mon appartement, et le 30 septembre au matin je m’envolais pour Hong Kong. Je suis arrivé le 1er octobre, journée de fête nationale chinoise. Mon bus de l’aéroport entrait dans le port de Hong Kong pendant qu’on célébrait à grands coups de feux d’artifice. Pour une ouverture dramatique, on ne pouvait pas choisir mieux.

Je suis resté chez ma tante dix jours, puis chez un ami torontois un autre dix jours, avant de m’installer dans un appartement qui devait être temporaire, sur l’île de Lamma. En fin novembre, j’ai trouvé un emploi à l’école de journalisme de l’Université de Hong Kong, et j’y suis depuis deux ans et quelques mois.

Il y a une semaine, ma première patrone à l’université, une vétéran journaliste d’origine anglaise qui a entre autres dirigé le bureau hongkongais de Reuters, est décédée d’une longue et brave lutte contre le cancer. Mercredi soir, nous avons eu une veillée au Foreign Correspondents Club en sa mémoire. J’ai pensé que si je n’avais pas été coupé à Radio-Canada, je ne serais sans doute pas là, parmi la classe journalistique de la ville où j’ai rêvé de vivre pendant toute la vingtaine.

Une des conséquences intéressantes de ma délocalisation à Hong Kong: je n’écoute presque que des nouvelles de Montréal, soit via Radio-Canada (radio, Web) ou LaPresse.ca. J’ai aussi arrêté d’écouter de la musique chinoise, mais je connais tous les nouveaux groupes qui tournent à Bande à part. De la même façon que j’ai été branché à la culture et aux nouvelles en provenance de Hong Kong, de Chine, je suis maintenant presque toujours connecté aux médias canadiens et québécois. Comme je me faisais ami avec des Chinois d’origine à Montréal, je me fais maintenant un devoir d’inviter à une bière tout Québécois de passage ou vivant à Hong Kong.

Je remarque aussi autour de moi tous ces gens de mon âge, d’origine chinoise, asiatique, qui retournent dans le pays de leurs ancêtres, avec des rêves, idées préconçues, et qui découvrent comme moi, jour après jour, comment c’est de faire le chemin inverse. Ce n’est pas comme Monsieur Lazhar, car nous l’avons facile: on peut parler anglais (et français) parfaitement, et on n’est pas déraciné ou perdus sans point de référence. Hong Kong, c’est familier, et c’est facile, dans le sens que les institutions sont fortes et l’anglais est encore une langue officielle.

Quand je suis allé voir Monsieur Lazhar, avec ma voisine française de sang moitié-maghrebine, qui ira d’ailleurs travailler à Montréal bientôt, j’ai eu des relans de nostalgie de la vie “back home”. La neige, les écoles bâties dans les années 60-70, les toilettes d’école avec le grand lavabo collectif avec la pédale pour actionner, les grandes machines à laver.

***

La plupart des anciens collègues à Radio-Can en 2007-2009 sont passés à LaPresse.ca, encore pour parler de l’entente secrète Gesca-RC. Mais pour ceux qui sont resté, je comprends ce qui se passe chez vous. Quel est le rôle de l’état avec ses médias publics, etc.?

Avant Greg Smith, il y a eu Kai Nagata, qui a claqué la porte de CTV l’été dernier (2011). Il était un ancien de la radio anglaise à Montréal. Il y a quelques mois, Kai a posté une merveilleuse vidéo sur l’avenir du média d’état.

C’était quand même assez génial. On m’a dit à l’époque, en 2009, que vu que le Web ne faisait pas d’argent, la télé générait les revenus pour faire rouler R-C.ca, et tout ça. Je ne sais pas si c’est vrai. Je n’ai pas les chiffres en main, mais le principe de transformer le diffuseur public pour miser sur l’Internet, ça fait du bon sens.

Bonne veillée!

Être chinois au Québec…un trailer

Sunday, November 20th, 2011

Eh oui, une bande-annonce (préliminaire, on imagine) est sortie pour le film Être chinois au Québec (titre temporaire), road-trip de Bethany Or et Parker Mah.

67e édition du tournoi de volleyball invitation chinois d’Amérique du Nord à Montréal

Thursday, August 25th, 2011

Mon frère participera avec son équipe à un grand tournoi de volleyball qui réunira à Montréal plus de 1500 joueurs d’origine chinoise de partout en Amérique du Nord, lors de la fin de semaine de la fête du travail.

L’histoire de cet événement est très intéressante. Le tournoi avait d’abord été fondé par des travailleurs d’origine chinoise de Boston et de Providence en 1935. Des équipes de partout aux États-Unis et au Canada ont joint la compétition au fil des années. En 1986, Montréal a accueilli son premier tournoi, marquant le début d’une rotation entre six villes.

Le fait qui frappe le plus? Pour être admise au tournoi, deux-tiers des joueurs d’une équipe doivent être “100% chinois”.

J’étais déjà assez fasciné lorsque mon frère m’a dit que le tournoi avait réquisitionné le Palais des congrès de Montréal. Ce n’est pas quelque chose qui m’attire d’emblée (étant tellement un grand sportif), mais je ressens une certaine fierté de savoir que Montréal a une communauté chinoise jeune (que je ne connais pas vraiment), et qui a les reins assez solides pour organiser un événement d’une telle ampleur.

Être Chinois au Québec

Sunday, August 7th, 2011

Avec @bethany_or @thought_cast @malguy @multimonde pour un doc sur les Chinois du Québec #chinoisqc)

Some of my old friends in Montreal have been working on a documentary about Chinese people in Quebec. They interviewed people ranging from new immigrants to people with up to four generations in Quebec/Canada. (Read their blog Être Chinois au Québec)

Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de mes vieux amis à Montréal s’affairaient sur un projet de film documentaire sur les Chinois au Québec. (Voir leur blogue Être Chinois au Québec)

Dans le temps, Parker et Bethany (premier et troisième à partir de la droite sur la photo) et moi faisions partie d’une sorte de club social chinois, qui se réunissait parfois pour des soirées mah jong (plus Settlers of Catan, et des quantités variables d’alcool et de bouffe) ou des aventures culinaires dans le second Chinatown de Montréal.

Je suis vraiment content de les avoir retrouvés sur ce projet (une amie de l’époque a aussi fait la recherche). L’idée de faire un tel film vient de William Dere et Malcolm Guy, connus pour avoir travaillé ensemble sur La Montagne d’Or (Moving the Mountain) il y a presque vingt ans, un docu qui parlait entre autres de la taxe d’entrée qui toucha les immigrants d’origine chinoise au Canada jusqu’en 1947.


Le film précédent de William Dere et Malcolm Guy, La Montagne d’Or

Samedi, l’équipe de William et Malcolm nous a filmés et interviewé ensemble, notre ancien “club social chinois”, avec quelques additions. Nous étions au Mon Nan, un restaurant chinois, style cantonais (dont la spécialité est un canard de pékin, trois cuissons). Dimanche, ça a été un peu plus intime, lorsque l’équipe et moi sommes rencontrés à Côte-des-Neiges, un quartier où j’ai grandi — non pas comme résident, mais comme étudiant du Cégep.

Tout au long des entrevues, j’ai mis de l’avant cette idée que la télévision et le cinéma québécois francophone n’était pas représentatif de la minorité chinoise et/ou asiatique. C’est une constatation que j’ai eu pour plusieurs années déjà, et c’est qu’en général, les visages asiatiques à la télé faisaient abstraction des gens comme moi, nés et grandis au Québec, quelque peu fier du (précieux) bagage accumulé au fil des années. Je constate par exemple que les seuls asiatiques des grandes séries télévisées récentes au Québec sont largement des petites Chinoises adoptées par des familles québécoises (Annie et ses hommes, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Les Bougon, 30 vies) ou des gangsters (Casino). Bon, je n’ai pas tout ratissé, mais je suis quand même persuadé que pas tous les Asiatiques ou Chinois au Québec sont adoptés, quand même!

L’autre, c’était dans les médias d’information. En particulier, dans ceux que je regarde (ou regardais, lorsque je vivais à Montréal), manquent énormément d’Asiatiques à des postes névralgiques. Pendant que les Anglais ont des Asiats comme anchor (Andrew Chang à CBC Montréal) ou comme journaliste couvrant les Canadiens (John Lu à TSN), je ne peux imaginer du tout la même chose se produire dans le Canada français. (La presse écrite n’y échappe pas, si on fait le tour dans les grands quotidiens montréalais, par exemple.)

Je pensais aussi qu’en général, je n’ai pas vécu de racisme, étant donné que je parlais français aussi bien que tout le monde, et que je prends les choses généralement relax. Je pense que le vrai problème est plus dans l’inclusion de nos minorités dans la sphère publique, ce qui veut dire en politique, dans les médias, et dans nos institutions publiques. Bon, c’est dit. Et j’espère qu’on en verra un peu de ça bien découpé dans le film.

L’importance du scandale Guo Meimei + Croix-Rouge chinoise

Friday, July 8th, 2011

Au départ, l’histoire de Guo Meimei (郭美美) peut paraître anodine. Une belle fille, d’à peine vingt ans, prend des photos d’elle bien accôtée sur de belles voitures. Elle parle sans retenue de son style de vie flamboyant.

La shit a pogné la fan lorsqu’elle a weiboyé il y a déjà plus de deux semaines qu’elle est une des dirigeantes de la portion commerciale de la Croix-Rouge de Chine (qui n’a rien à voir avec la Croix-Rouge internationale, contrairement à celles de la plupart des pays). Quoi? Qu’est-ce qu’une jeune femme qui devrait encore être à l’université fait-elle à se vanter d’être en haut dans la hiérarchie d’une des plus grandes sociétés charitables de la République populaire de Chine? Était-ce la maîtresse d’un (vrai) dirigeant de la Croix-Rouge?

Elle a depuis effacé tous les messages compromettants de son compte Weibo et nié tout lien avec l’organisme. Pourtant, la tempête médiatique continue de faire rage et sa vie d’adolescente passée la vingtaine reste bien étalée au vu et sû de ses 460 000 suiveux.

Cette histoire est importante parce qu’elle constitue l’exemple parfait de la crise de crédibilité que vivent les organisations en Chine, qu’elles soient commerciales ou caritatives. Si les gens de plus en plus riches en Chine veulent donner de l’argent pour une bonne cause, à qui le donneront-ils, si même la Croix-Rouge peut être corrompue? Celle-ci gère des sommes astronomiques, elle qui a donné 2,8 milliards $US en 2011 à la province du Sichuan.

Les gens ordinaires, la classe moyenne, veulent connaître la vérité. Peut-être qu’à l’étranger, on s’inquiète pour les droits de l’homme ceci, et la démocratie cela. Mais ce qui est encore plus important à mes yeux, c’est la confiance. La confiance qu’on a pour ses institutions, la confiance qu’on a pour ses voisins. Dans la vie ordinaire des gens, de pouvoir truster que ce qu’on achète au supermarché est vraiment ce qui est indiqué sur la boîte, c’est ce qui importe vraiment. Faut commencer au niveau micro.

Alors ils se branchent sur leur Weibo via leur téléphone mobile et consultent les médias en ligne pour savoir s’ils ont été crossés par la Croix-Rouge (qui devrait peut-être apprendre de son synonyme international). Le portail QQ a même consacré une page spéciale pour la jolie demoiselle.

(Voici un bon récapitulatif de toute l’histoire, via ChinaSmack.)

Comment est-ce que j’écoute la série Canadiens-Bruins à Hong Kong ?

Sunday, April 17th, 2011

IMGP9052

Je me lève à 7h du mat, j’allume NHL Gamecenter Live sur mon téléphone, et je regarde le Twitter en même temps.

Comme NHL.com n’offre que des feeds américains, j’y vais all-in avec l’offre de NESN. :) C’est beau de les entendre rager.

Je me fais des toasts et me prends un thé.

Sina Weibo, juste un clone chinois de Twitter ? Pas si vite…

Monday, December 6th, 2010

Screenshot-李开复的微博 新浪微博-隨時隨地分享身邊的新鮮事 - Google Chrome

Sina Weibo, en avez-vous déjà entendu parler ? Ce réseau de micro-blogues du style Twitter compte déjà 40 million d’utilisateurs en à peu près 18 mois d’existence, surtout répartis en Chine continentale. Jeudi dernier, j’ai publié un billet sur mon blogue The Rice Cooker qui comparait Twitter et son émule chinois.

En termes de contenu, la langue chinoise écrite est beaucoup plus compacte que les langues basées sur l’alphabet romain : un ou deux caractères chinois représentent à peu près un mot dans une langue européenne. C’est évident qu’à cause de ça, Weibo ressemble étrangement à un service de blogue sur le speed.

L’interface de Weibo est elle-même beaucoup mieux pensée que celle de Twitter, reprenant justement des idées du blogue en format long (avec des commentaires attachés aux articles) et puis un système de « retweet » qui permet beaucoup facilement de remonter la discussion sur un sujet en particulier.

Le fait de faire elle-même le hosting des photos fait également une grosse différence dans la circulation d’information. Le contenu de Weibo est très peu politique et très très orientée sur les personnes riches et célèbres (évidemment), mais a tout de même vu émerger des histoires intéressantes comme l’incident de Yihuang. Qian Gang, directeur du China Media Project à HKU, a près de 1.8 million de lecteurs abonnés à son micro-blog sur QQ.com.

Sina, la compagnie derrière Weibo (qui signifie « micro-blog » en chinois), est un géant de l’Internet en Chine (et dans la sinosphère), offrant aussi des services de blogues et de portail. Plutôt méconnues en Occident, ces compagnies (comme Tencent, avec son produit de messagerie instantanée QQ) copient au départ ce qui sort de Silicon Valley, mais finissent inévitablement par innover et améliorer. Leur incroyable volume d’utilisateurs font également de leurs produits des véhicules publicitaires hors-pair. Sina Weibo embauche d’ailleurs des célébrités pour que ceux-ci aient leurs micro-blogues sur leur réseau, plutôt que celui de QQ.

La montée de Sina et Tencent dans le domaine des micro-blogues n’est pas une coïncidence : ils ont tous deux été lancées l’année dernière, dans les mois qui ont suivi le bloquage de Twitter et de son clone chinois le plus populaire, Fanfou.com. Ce dernier est justement revenu du royaumme des sites perdus la semaine dernière.

Un pain moelleux et dense à Hong Kong, est-ce possible ?

Sunday, October 31st, 2010

Donq boulangerie, Hong Kong
Boulangerie Donq à Causeway Bay, Hong Kong

On dira ce qu’on voudra, mais le pain à Hong Kong… est fait au goût des Hongkongais. Ainsi, plus souvent qu’autrement, le pain que je mange à Hong Kong, c’est le pain tranché, marque Garden, communément appelé Garden Bread. Les miches sont hautes et font de grandes tranches.

Ceci est un exemple de pain tranché fait dans une petite boulangerie locale, Electric Road à Tin Hau:

Bread
Pain style « Garden Bread », dans North Point

C’est du pain tranché, alors bon, pour à peu près 10$HK (1,30$CA) la miche (qui nous dure 5 jours pour une personne), on ne s’attend pas à trop… Il a un goût doux et quelque peu pâteux. Peut-être même qu’on y met un peu de poudre de lait.

Little Mermaid: le plus facile à se procurer

Alors dans les pains un peu plus sophistiqués, qu’avons-nous à mettre sous la dent ? Il y a d’abord la boulangerie Little Mermaid, qui est la plus facile d’accès en général. C’est une boulangerie japonaise (voir site du Japon), mais qui a quatre petits magasins dans des supermarchés city’super. Le pain est malheureusement beaucoup trop léger à mon goût et se conserve très mal si vous vouliez vous faire un lunch pour le lendemain. La baguette se vend 20$HK. Les petites pâtisseries sont bien bonnes par contre et soulagent souvent des fringales de fin de semaine lorsque je débarque de mon ferry, juste à l’extérieur du city’super du IFC Mall.

Facile à se procurer, parce que les city’super sont dans des grands centres commerciaux mainstream (pas des centres commerciaux super haut de gamme, comme les autres ci-dessous), et parce qu’on en fait en plutôt grandes quantités pour qu’il en reste à l’heure de la fermeture.

Robuchon: le meilleur à Hong Kong

Récemment, je suis allé chez Robuchon à The Landmark. Mon collègue me l’avait recommandé il y a quelques mois de celà, mais Robuchon est probablement l’un des endroits les plus inaccessibles pour de la bonne bouffe étrangère dans Central (idem pour Oliver’s Deli). L’atelier de Joël Robuchon est l’un des restaurants les plus reconnus de Hong Kong. La boulangerie était dans le restaurant au 3e étage dans le fond du Landmark. C’était à la fin de ma journée de travail, vers 19h30, alors il n’y avait plus grand chose au comptoir: juste un pain de campagne et une baguette courte au blé entier.

Baguette de chez Robuchon à Hong Kong
Baguette de chez Robuchon à Hong Kong

Robuchon : un pain dense et moelleux, comme il n'y en a pas assez à Hong Kong
Une baguette dense et moelleuse!

Le pain que j’ai acheté 14$HK était juste suffisant pour me faire un sandwich au saucisson et camembert, et il était certainement le meilleur que j’ai acheté jusqu’à ce jour à Hong Kong (Celui de Première Moisson à Montréal est probablement un peu mieux). La baguette ordinaire était toute vendue, mais habituellement à 20$HK. Celle que j’ai acheté, qu’on m’a dit être de blé entier, aurait en fait pu être un pain au levain, au goût quelque peu acidulé et à la réconfortante odeur de levure.

J’y retournerai et prendrai de meilleures photos.

Donq: excellente et accessible

The best French bread in HK comes from... Japan
Donq

En attendant, il y a deux autres boulangeries auxquelles je suis allé dans les derniers mois. L’une d’elles est la boulangerie Donq (voir la première photo). Elle était, avant Robuchon, la meilleure que j’ai mangée à Hong Kong. Le pain était croustillant (plus qu’à Little Mermaid) et se conservait relativement bien la journée suivante.

Comme Little Mermaid, Donq est une boulangerie d’origine japonaise et a deux succursales à Hong Kong. L’une est au sous-sol du grand magasin japonais Sogo à Causeway Bay, tandis que l’autre se trouve à North Point, près de la station de MTR Fortress Hill. Le pain est généralement bon (croustillant et moelleux), et on peut avoir du pain chaud à deux ou trois reprises dans une journée. Il arrive que les baguettes soit trop cuites et prenne une amertume marquée. Pour 17$HK (et plus longue et dense que chez Little Mermaid), c’est moins cher que tous les pains sophistiqués de Hong Kong! À chaque fois que je vais à Causeway Bay, je m’arrête toujours chez Donq pour m’acheter une baguette.

Simplylife: Pour faire changement

Baguette from Simplylife, Hong Kong
Simplylife

L’autre pain à essayer est chez Simplylife dans IFC Mall. Simplylife est un bistro style occidental et a également un comptoir à pain. La baguette est bonne, mais est plus chère que les autres mentionnées ci-haut, à 22$HK, en plus de n’être pas plus dense que celle de Donq et d’être souvent, sinon toujours, brûlée (à toutes les 4-5 fois que j’y suis allé). Peut-être qu’il y a une logique pour le pain trop cuit, pour une croûte qui reste dûre toute la journée (c’est ouvert jusqu’à ce que le resto ferme, vers minuit on présume), mais ça ne fait pas des baguettes trop appétissantes. Mais c’est aussi une des baguettes qu’on peut aller acheter facilement, car c’est direct dans le IFC Mall, en route vers les quais de Central.

Le Prix Nobel de la paix dans la presse hongkongaise

Sunday, October 10th, 2010

Vendredi dernier, Liu Xiaobo gagnait le Prix Nobel de la paix 2010. Samedi matin, voici ce qu’avait de l’air certaines unes de journaux à Hong Kong:

SCMP, 2010-10-09 #liuxiaobo
South China Morning Post – Liu Xiaobo remporte le Prix Nobel de la paix

Apple Daily, 2010-10-09 #liuxiaobo
Apple Daily – Monument aux droits de l’Homme, Liu Xiaobo reçoit le Prix Nobel de la paix

Ming Pao, 2010-10-09 #liuxiaobo
Ming Pao – Pub de Billionnaire Royale. (Billionnaire avec deux n, comme si c’était en français. Ils aiment beaucoup ça en Asie, y compris à Hong Kong.)

Faut dire que ce sont ici les trois journaux qu’on peut acheter au quai de Yung Shue Wan sur l’île de Lamma, une île de 6000 habitants, aux tendances plus libérales à mon avis (beaucoup d’expatriés et gens de la communauté créative). Bravo à Ming Pao pour sa couverture hors-contexte. Lors de la prise d’otages de Manille en août dernier, quelques journaux étaient eux aussi pris entre un événement surprise (quoique certains diront qu’on le savait depuis un bon boutte pour Liu Xiaobo) et leurs engagements avec leurs commanditaires (voir article). Journal centriste, le Ming Pao avait quand même sous sa pub, une page frontispice consacrée à Liu Xiaobo.

Roland Soong de l’excellent blogue EastSouthWestNorth blog basé à Hong Kong a les autres, incluant les très très pro-Beijing (et marginalement lu) Wen Wei Po et Ta Kung Pao, qui n’ont pas raconté un mot sur Liu Xiaobo. Au lieu, ils titraient avec la nomination du nouvel homme de Beijing à Hong Kong et Macau, Wang Guangya, semble-t-il un politicien plutôt libéral, me disait un journaliste posté à Hong Kong.

Selon le niveau de « pro-Beijing-alité », les journaux donneront une couverture plus ou moins grande (parfois inexistante) à ces événements de politique intérieure, comme la commémoration de 6/4 (événements de la Place Tian’anmen). C’est d’ailleurs un exercise assez intéressant pour les chercheurs de médias (comme Monsieur Soong). En général, tous les journaux réellement lu auront au moins un encadré, comme le Oriental Daily (qui est dans la catégorie des pro-Beijing).

À l’aide d’un outil que nous avons nouvellement créé au JMSC pour notre projet de médias sociaux, mon collègue du CMP a parcouru la twittersphère chinoise et a noté plusieurs réactions de micro-blogueurs d’influence qui résident en Chine continentale.

Bon, il y a de la censure, mais c’est pas comme si tout ce qui est touchy sur Internet disparait du jour au lendemain, comme sur ce blogue de QQ.com (un des grands portails chinois, basé à Shenzhen).

Mise à jour (2010-10-12): Et pendant que la grande partie de la presse étrangère donnait carte blanche à Liu Xiaobo, Roland Soong fait un survol de ce que Liu Xiaobo a vraiment dit.

Fête nationale et de ma première année à Hong Kong

Tuesday, October 5th, 2010

Fireworks in the Harbour, National Day

October 1st is the day of the founding of the People’s Republic of China (in 1949) and otherwise National Day, and most importantly, a well-deserved public holiday in China and Hong Kong. It’s also what I consider the day of my arrival in Hong Kong last year.

***

Le 1er octobre est jour de Fête nationale en Chine et à Hong Kong, et aussi le jour de mon arrivée à Hong Kong en 2009. Je me souviendrai de ce spectacle de feux d’artifice l’année dernière qui se terminait alors que mon autobus en provenance de l’aéroport longea le port de Hong Kong. Cette année, j’étais sur un bateau avec des amis… un bateau qui nous a donné bien des frissons, tant la mer était houleuse avec les dizaines d’autres embarcations civiles dans le port en même temps.

L’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal recrute… par les médias chinois !

Tuesday, September 14th, 2010

Par hasard je suis tombé sur cette nouvelle publicité virale réalisée pour nul autre que l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, un hôpital du CHUM ! En haut à droite, le nom de la » station de télé «, c’est 也不上哪, qui veut dire (je pense) que ça ne sortira nulle part. :) Façon originale de spoofer les médias chinois au Québec !

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This is an advertisement for recruitment at the Sacré-Cœur Montreal hospital that I found by chance while surfing on a local Montreal news portal. Featuring a former baseball commentator and two professional hockey players, you would probably pick up pretty quickly that this is not real news. The Chinese characters on the top right corner 也不上哪 (ye bu shang na) mean that “it won’t be broadcast anywhere”. Interesting and original way to spoof mainland Chinese media in Quebec!

Le défi Octopus: un mois sans utiliser d’argent sonnant

Sunday, August 1st, 2010

Octopus

La carte Octopus (lien Wikipédia) est la carte à puce rechargeable sans contact à Hong Kong depuis son lancement en 1997. D’abord utilisée comme mode de paiement dans le MTR, le métro et réseau de trains de Hong Kong, l’Octopus est devenue presque de la monnaie électronique. Dans les points de service du MTR, mais aussi dans n’importe quel 7-Eleven ou Circle K (des dépanneurs) de la ville, on peut recharger sa carte avec de l’argent comptant.

Et on peut aussi l’utiliser presque partout, que ce soit dans les restaurants, au supermarché ou même chez le coiffeur, tant qu’ils sont munis d’un terminal Octopus. La firme qui a créé l’Octopus est une joint venture entre les cinq plus importantes compagnies de transport de Hong Kong. Octopus Cards Limited s’est d’ailleurs retrouvée dans l’eau chaude cette semaine, lorsqu’elle a reconnu avoir vendu des données à caractère personnel à des compagnies, qui les auraient ensuite repassé à d’autres.

(Avec les Octopus personnalisées, on s’en sert aussi dans les écoles pour prendre les présences à l’entrée, et dans certains complexes résidentiels pour la vérification à l’entrée.)

Comme résident de Hong Kong, je peux « personnaliser » ma carte et l’associer à ma carte de crédit. C’est l’Automatic Add Value Machine System (AAVS). Lorsqu’une transaction amène ma balance sous zéro, le système le détecte et charge automatiquement 250$HK (33$CAD) sur ma VISA.

Donc, je me lance le défi de ne pas utiliser d’argent sonnant durant tout le mois d’août. Je vous dirai au courant du mois ce que ça donne…

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(I’m going to try living without ringing cash in August, and just use my Octopus or bank cards. I dedicate this to our collective hatred towards having those cupronickel $5 and $10 in our wallets…)

La construction de la nouvelle Plaza Swatow : une histoire de 2007 à 2010

Thursday, July 29th, 2010

The new and the old Swatow 長盛
Septembre 2007

Swatow Plaza - May 2008
Mai 2008

Plaza Swatow - March 2009
Mars 2009

Plaza Swatow, 2009-05-29
Mai 2009

Plaza Swatow - December 2009
Décembre 2009

La Plaza Swatow dans le Quartier chinois ouvrira ses portes au grand public le 1er août 2010. Il aura fallu près de trois ans, entre le moment où la pancarte annonçant la construction du centre commercial aux vocations multiples (un resto, un supermarché, du stationnement, des petites boutiques et de l’espace à bureaux) n’eût été posée et son inauguration.

Au fil des années, je me suis interessé à ce projet qui promettait de revitaliser un Quartier chinois aux trous béants et de plus en plus mis au défi par le deuxième Chinatown qui se développe aux abords de l’Université Concordia, loin de l’establishment d’origine cantonaise et hongkongaise.

La Plaza Swatow s’appelle 長盛廣場 (Changsheng Guangchang) en chinois, ce qui veut dire longue prospérité, alors que « Swatow » c’est l’ancienne romanisation de la ville portuaire de Shantou. Au delà des noms, ce centre commercial, qui a bien l’intention de durer, est la première construction majeure dans le Quartier chinois depuis celle du complexe Guy-Favreau et la Place du Quartier en 1983.

Cet article est également publié sur le blogue Spacing Montréal.

Pas de Fantasia cette année, mais quand même

Tuesday, July 13th, 2010

Depuis 2003, je n’ai manqué Fantasia qu’une seule fois, et c’était en 2005 lorsque j’étais justement en voyage à Hong Kong. Les autres années, j’allais voir invariablement plus d’une douzaine (deux douzaines parfois) de films, entre films occidentaux weird et pas rapport, films d’horreur asiatiques ou italiens/espagnols/etc et autres blockbusters hongkongais présentés en primeur. (Voir ce que j’ai écrit sur smurfmatic.net par les années passées)

Ma liste de 2009 est représentative de ce que je souhaite voir année après année. Mais dans ce que je finis par voir, s’ajoute toutes sortes de films que mes amis choisissent également d’aller voir.

C’est un peu con, si vous voulez mon avis, d’amalgamer films asiatiques et films de « genre ». Par contre, dans la réalité de Montréal, on ne peut pas espérer attirer des foules pour un festival de films uniquement asiatiques. Surtout pas pour obtenir un festival d’un tel volume et d’une telle ampleur comme Fantasia. Avec sa centaine de films et deux salles de plus (l’Impérial et le Rialto) Fantasia reprend donc où il avait laissé, pré-rénovations de l’Impérial, qui avait forcé le festival à déménager à Concordia.

Dans l’est du Canada, Fantasia est sans pareil. Même à Toronto, le festival de films asiatiques, l’excellent Reel Asian International Film Festival, n’a présenté qu’une vingtaine (au plus) de longs métrages en 2008, la fois où j’y suis allé.

Beijing Bubbles
Beijing Bubbles, présenté en 2007 à Fantasia dans le cadre de la sélection « Documentaries from the Edge »

J’ai parcouru le site Internet de Fantasia et j’ai noté quelques choix au passage.

Les Documentaries from the Edge reviennent à nouveau cette année. Par les années passées, j’ai découvert des perles rares (qu’on ne trouverait pas ailleurs qu’un festival), comme Beijing Bubbles sur le rock pékinois, ou celui qui suivaient des maniaques de World of Warcraft.

De plus, il y a une superbe section spéciale sur le cinéma coréen, que j’imagine vient de Mi-jeong Lee, directrice de la programmation asiatique et aussi directrice de Ciné-Asie à Montréal.

Festival Fantasia 2008 - Kim Nguyen / Truffe
En 2008, Kim Nguyen présente la grande première de son film Truffe, mettant en vedette Roy Dupuis et Céline Bonnier.

Ce qu’on aime de Fantasia

C’est surtout le bon temps qu’on passe entre amis, et différents groupes d’amis. Comme le nom le dit, Fantasia c’est un festival. Pas rien qu’un festival où l’on va voir des films; c’est aussi endroit pour se réunir et pratiquer nos rituels. C’est-à-dire faire la file pendant deux heures pour s’acheter ses quarante billets le premier soir (même si on peut revenir le lendemain et faire la queue pour 15 minutes seulement), ou crier « Daniel » lorsque l’éternel collaborateur de Fantasia vient éteindre les lumières avant chaque projection du Théâtre Hall à Concordia. Ou bien faire la queue autour de l’édifice Hall avant les films.

C’est aussi un méga get-together pour la communauté geek de Montréal, celle qui, genre, travaille ou aspire à travailler pour Ubisoft Montréal, commanditaire numéro un de Fantasia. On revoit la fille qui écrit pour tel zine de cinéma, ou le gars qui aime faire du cosplay déguisé en Sephiroth, ou l’autre qui fait de la production de vidéo sur le Web (ou le gars qui aime crouser les filles asiatiques en été).

L’été à Montréal, ce n’est pas le festival de Jazz ou les Francofolies qu’on attend(ait) impatiemment à chaque été. L’été à Montréal, c’était le festival Fantasia.

Daniel of Fantasia and a fan, perhaps
Daniel de Fantasia, en 2007

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Sold-out films in 2009

Alors, si t’es pas en ville Cédric, qui va-t-on voir pour parler ?

D’abord, allez voir Sabina Tang, une de mes bonne amies et blogueuse, animatrice de radio à Radio Centre-Ville (site de l’équipe sinophone). J’ai entendu qu’elle parlerait de Fantasia à son show, et il y a déjà un article publié sur le site de l’équipe chinoise.

Sinon, allez parler à Mike Vo, alias DJ Mister Vee, l’animateur de Beats from the East, une émission de musique urbaine asiatique à CJLO la radio de Concordia. Il va faire tourner des tounes avant la projection de plusieurs films au théâtre Hall. Allez lire l’article écrit sur Mike par un de mes lecteurs, Briques du Neige (sic), qui est aussi très présent à Fantasia.

La finale de la Coupe du monde à 4h du mat

Monday, July 12th, 2010


Vidéo à la mi-temps du lieu où j’ai regardé le match

La finale s’est terminée à 5h00 pile et je suis rentré chez moi dormir vers les 5h10. Les Rouges (en bleu marin, ce soir) l’avaient emporté sur les Oranges.

J’ai regardé le match sur la terrasse du bar-restaurant Lung Kong, au bord du petit port de la Baie des banians (Yung Shue Wan) sur l’île de Lamma, avec une trentaine de téléspectateurs avertis (qu’ils allaient être groggy le lendemain), pour la plupart des expatriés de toutes nationalités, mais aussi des Hongkongais.

La foule était surtout derrière les Pays-Bas, les négligés de la joute, je crois. Le type assis à côté de moi, un Irlandais vêtu d’un t-shirt orange vif, était convaincu que l’Espagne aurait le dessus. Et ce fût le cas à la 116e minute, sur le but d’Iniesta, qui nous assurera qu’on n’aura pas besoin de se taper en plus les tirs de barrage. Il était déjà 5h moins dix à ce moment là…

Ambiance au village

Avant le match, les ruelles de Lamma (un village, au sens propre du terme) avaient les allures de film de zombies. L’autre soir (ou nuit), en route pour voir Allemagne-Espagne, j’avais sursauté à un coin de rue de chez moi, lorsqu’un voisin a ouvert sa porte et est sorti juste devant moi, alors que j’avais l’oeil concentré sur l’appli Twitter de mon smartphone.

La scène était assez surréaliste ce soir aussi, avec des gens dans leurs habits de nuit pataugeant à travers les étroites rues de campagne pour se rendre au bar sportif le plus proche. Un nombre impressionnant de commerces qui n’étaient pas ouverts pour les demi-finales, l’étaient ce soir : un proprio de dépanneur du coin était en poste, regardait le match sur sa télé 18″.

Au retour, il y avait encore plus de gens dans les rues, décidés à retourner chez eux le plus vite possible. Ça a sûrement été un lundi matin difficile pour beaucoup de monde en Asie de l’Est.

Suite et fin

Mon équipe, la Corée du Sud, est passée proche de faire les quarts de finale. Je crois qu’elle a atteint ses objectifs de passer en ronde éliminatoire.

Ce fût un plaisir de bloguer pour celle-ci, même si je ne suis pas d’origine coréenne. Cette équipe me captive depuis son parcours incroyable de 2002 (demi-finale perdue à l’Allemagne) et me gardera sans doute captivé pour les années à venir.

Ce blogue a aussi certainement été d’un fun rare à écrire. Merci à l’équipe de Radio-Canada Sports et de Radio-Canada.ca.

Sur ce, à la prochaine peut-être !

Cet article fût mon dernier à être publié pour mon blogue de la Coupe du monde (Corée du Sud) sur Radio-Canada.ca.