Hapa or Dian? (maybe Lindun?)

Posted on

辩论前握手 - Canada 2008 leaders' debate (names in Chinese)
Photo d’une couverture du Luby (journal en langue chinoise de Montréal)

(An English version when I have time… Bilingual translations at the very bottom of this post.)

哈帕 (Hapa) et 迪安 (Di’an)? Ce sont les noms de famille des chefs respectifs du Parti conservateur et du Parti libéral traduit en chinois.

Le Parti libéral c’est le 自由黨 (zi you dang), là où les premiers deux caractères 自由 (zi you) veulent aussi liberté, comme on le chante dans les chansons de rupture au karaoke. Le nom de Dion, 迪安: 迪 pour progrès et 安 pour sécurité/calme.

Parti conservateur c’est 保守黨 (bao shou dang), où 保守 prend un sens “protecteur”, “défenseur”. Vous devinez que le caractère 黨 (dang ou 党 en chinois simplifié) veut dire “parti”. Dans 哈帕, on retrouve 哈, qui est juste “Ha!” (vous en trouverez beaucoup si vous clavardez avec des Chinois), et 帕 pour couverture/turban.

Mise à jour 2008-12-05: J’ai trouvé beaucoup plus tard que 哈珀 était l’écriture à favoriser…

Faut dire qu’en général on ne choisit pas les noms pour la personne en particulier, et que souvent c’est juste pour la phonétique. Vous trouvez pas que ces noms scient quand même bien à leurs personnages?

Mais peut-être que 林頓 (Lindun) réussira à devenir Premier Ministre finalement? Son nom est composé de 林 (lin) pour forêt, et 頓 (dun) pour pause/kowtow. Mais vous comprenez que c’est juste pour la phonétique, et non que son nom veuille signifier de faire coucher la forêt au complet. C’est remarquablement la même romanisation que pour Linton et Harrington. On s’imagine que si Jack et Olivia (鄒至蕙) avaient des enfants ensemble, ils prendraient probablement le nom de famille de cette dernière dans leur nom chinois (qui est 鄒 ou Chow en cantonais – Zou en mandarin)!

Puis oui, même le Bloc Québécois a sa traduction chinoise généralement acceptée. C’est le 魁人政團 (kui ren zheng tuan), où le kui veut dire quelque chose comme “patron”, mais qui est utilisé que pour la phonétique de “Québécois” (La “province de Québec”, c’est 魁北克省 – kui bei ke sheng – où le dernier caractère veut dire “province”). Donc, kui ren, veut dire Québécois, au sens de l’habitant du Québec; 政團 veut alors dire “bloc” dans le sens de faction, groupe.

J’ai également été de surpris de constater que quelqu’un a pris le temps d’écrire une page sur la Chambre des communes en chinois. Si vous lisez quelque peu la langue ou reconnaissez les caractères, vous retrouverez les quelques-uns mentionnés dans cet article… Le Parti vert, c’est le plus simple: 綠黨 (lv dang – 绿党 en simplifié), littéralement vert parti. Sa chef, Elizabeth May, c’est 梅 (mei), qui veut dire littéralement prune ou prunier.

Leaders / Chefs
Harper – 哈帕 (ha pa)
Dion – 迪安 (di ‘an)
Layton – 林頓 (lin dun – 林顿 en simplifié)
Duceppe – 杜錫 (du xi – 杜锡 en simplifié)
May – 梅 (mei)

Parties / Partis
CON – 保守黨 (bao shou dang)
LIB – 自由黨 (zi you dang)
BQ – 魁人政團 (kui ren zheng tuan)
NDP – 新民主党 (xin min zhu dang)
GRN – 綠黨 (lv dang – 绿党 en simplifié)

Prononciations en mandarin; le tout est romanisé en pinyin.

Ah, les élections !

Posted on

May Chiu

Non, à ce que je sache, May Chiu ne se présente pas à nouveau aux élections… Mais vous pouvez lire l’entrevue que j’avais réalisé avec elle plus tôt cette année.

Pour ce qui est des élections, c’est dommage car on entend jamais parler des candidats d’origine chinoise, ou même asiatique qui ont une vraie chance. Parmi les Canadiens d’origine chinoise, je connais Raymond Chan (LIB) à Richmond, en C-B, et Olivia Chow (NPD) au centre-ville de Toronto, et Michael Chong (CON), dans la région de Toronto. Rien du tout au Québec. [Ah, j’oubliais que Meili Faille (BLQ) dans Vaudreuil-Soulanges est à moitié d’origine taiwanaise, d’où son prénom à consonance chinoise. Fait d’armes: a battu Marc Garneau en 2006.]

En 2004, on avait alors balancé des faces asiatiques contre les chefs respectifs des Libéraux et du Bloc, avec Chiu contre Paul Martin dans Lasalle-Émard, et Soeung Tang (Chinois du Cambodge?) contre Gilles Duceppe dans Laurier-Ste-Marie.

Sans recherche exhaustive, mais juste en filtrant les nouvelles, il n’y aura pas de faces asiatiques au Québec, même pas dans une circonscription où elles n’ont pas la chance de se faire élire. C’est dommage, mais je dirai même plus que c’est certainement des deux bords : on ne leur donne pas la chance, et il n’y a pas vraiment personne pour saisir la chance.

En tout cas, c’est aussi pour dire que des entrevues réalisées il y a déjà quatre mois devront en attendre un autre, car les élections me garderont certainement occupé comme ça se peut pas d’ici là!