Le cristal chinois (BBQ) 水天一色/燒臘

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Le cristal chinois 燒臘/水天一色

A new shop for siu mei, or siu lap, opened in the past couple of weeks. It’s called Le cristal chinois (水天一色 or literally “water sky one color”, aka the horizon), which is also the same name as the restaurant in the same building (presumably the same management).

This sort of Cantonese-style BBQ (the only sort, really) is popular in Chinatowns across the world, with its BBQ pork (char siu/叉燒), roasted duck (siu aap/燒鴨), white cut chicken (bak chit gaai/白切雞) and, my favourite, roasted pork (siu yok/燒肉, literally roasted meat, as if it were pig equaled default meat).

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The counter at cristal chinois

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Full on pork. Ask for the ribs part, if you can!

Despite raving regularly about Chinese food in Montreal and elsewhere over the years, Comme les Chinois has never written about siu mei. Siu mei is probably something just so default, so easy to pass over: my family has always ordered it for takeout when we were young and I would buy it on my way home when I didn’t have time to cook.

When I moved to Hong Kong four years ago, I would be constantly enthused to find it anywhere I go, including at the university cafeteria (at ridiculously low prices too — CA$3 for a rice and meat lunch). It’s simple, cheap and nourishing. And tasty. What more can you ask?

In Montreal, there aren’t so many takeout places anymore. In Chinatown, you got the one up on St-Laurent on the east side of the street, north of de la Gauchetière, and in the mall with the Kam Fung, across Dobe & Andy. Restaurant Hong Kong used to be the classic place for siu mei, but their counter shrank to the point that I wonder whether they still make their own. There may be some other places on de la Gauchetière on the pedestrian stretch, and I think Le rubis rouge restaurant has a stand attached.

However, the most prized item, the rice and meat (and double kinds/雙拼) lunch box, is a rarity and not frequently offered for takeout.

It’s hearty chunks of meat for $6 a box, with a side of Chinese cabbage, and $7 if you take a double kinds of meat of your choice. Too bad there isn’t enough volume to do suckling pig “on-demand” (as far as I know, in Montreal it’s only available as pre-order for takeout or in restaurants).

You can get the rice and meat combo at Restaurant Hong Kong for about the same price across the street, but it just isn’t the same in terms of your experience (no counter to check them meats out). Probably also at other siu mei places across town if they have warm rice on hand.

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The menu and market prices

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My double kinds of meat: roasted duck and roasted pork

« Être chinois au Québec », ou être entre plusieurs mondes

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C’est avec beaucoup de bruit que sera lancé Être chinois au Québec demain soir. J’ai hâte que ça sorte (même si je n’y serai pas physiquement), parce que ça marque une étape très importante pour la communauté chinois (ou les communautés, au pluriel) dans la sphère publique au Québec.

Je crois que William Dere, celui qui a lutté pour la génération des « Chinois du chemin de fer » sera le plus heureux du lancement de ce film co-réalisé avec Malcolm Guy, collaborateur de longue date et réalisateur et producteur de films à connotation sociale au Québec. Il y a beaucoup de gens qui ont travaillé sur ce film, ou qui apparaissent devant la caméra, qui ont des opinions passionnées sur le fait chinois au Québec.

J’apparais une fois dans le film, lors de la table ronde, et je dis essentiellement ce que je répète sur ce blogue depuis plus de cinq ans : si vous voulez intégrer les sino-québécois, il faut embaucher des sino-québécois dans nos institutions et il faut leur donner de la visibilité dans les médias et la sphère publique. À la télé et dans la culture populaire, on ne veut pas des rôles stéréotypes conçus pour la majorité, style la petite fille chinoise adoptée ou le tenancier de dépanneur. On veut des rôles personnes normales et entières.

Comme je suis dans le domaine des médias (comme journaliste de données / créateur d’applications interactives), je peux vous dire immédiatement que ça ne parait pas que Montréal est une ville multiculturelle si je restais entre quatre murs de mon lieu de travail. Parce que j’ai travaillé à Radio-Canada et à La Presse, et les salles de nouvelles sont blanches, canadiennes-françaises (c’est déjà un peu mieux derrière la caméra ou le panneau d’admin des sites Web). Les collègues sont gentils (et que j’adore réciproquement), accueillants et ne vous traitent pas différemment, mais c’est juste aberrant quand tu portes attention aux bylines ou que lis le générique du TJ. Ceux avec qui j’ai travaillé qui me connaissent en ont probablement déjà discuté avec moi de ça.

Je partage les références culturelles québécoises (je pourrais rire des jokes d’un Bye Bye), et je ne pense pas être le seul qui soit qualifié, par ma connaissance implicite de la culture locale, pour pouvoir travailler dans un média francophone sans avoir à bénéficier de politique de discrimination positive. Pourquoi ne faites-vous pas un effort pour mettre des gens de couleur devant la caméra, le micro ou le clavier à des postes de pointe ? Avez-vous regardé ou écouté CBC dernièrement ?

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Celà dit, je vis à Hong Kong depuis trois ans et demie, et la réalité québécoise, je la vis maintenant à distance, à travers ce que je lis sur LaPresse.ca ou ce que j’écoute sur Bandeapart.fm. Je continue de suivre les choses, mais ma vie de tous les jours c’est Hong Kong, dans la rue et au travail.

C’est une expérience bizarre que d’être dans la majorité visible. Je ne parle pas assez cantonnais pour fonctionner comme un adulte, mais je suis de la « bonne couleur ». On ne me regarde pas croche, comme on regarde croche les Mainlanders ou les gens plus foncés… Ça te met dans la peau de ceux, dans ton pays d’origine (le Québec, dans cet usage), qui sont la majorité. T’as des attitudes différentes, pour ne pas dire ethnocentriques, et tu perçois l’autre différemment. Les questions que j’avais sur mon identité culturelle (comme « C’est où chez toi ? ») ont maintenant plusieurs notes de bas de page supplémentaires (sans qu’il n’y ait réponse).

L’autre bizzareté, que j’avais vécu à plus petite échelle lors de voyages en Chine, c’est la valorisation que je mets sur mon identité purement québécoise, dans le sens « canadienne-française » du terme. Avec une autre Sino-montréalaise rencontrée récemment, on s’identifiait « Canadiens-français », avec un LOL à la fin de la phrase. Mais en fait, je regarde tout ce que je consomme comme culture, et y’a vraiment quelque chose de « canadien-français » : le dernier film vu au cinéma fût le Dolan crû 2012, et pis mon band favori ces jours-ci c’est Avec pas d’casque. C’est vrai qu’il y a quelque chose comme de la fierté nationale et identitaire lorsque je porte mon chandail bleu-blanc-rouge au milieu d’un bar rempli de fan des Canucks.

C’est vrai que des amis m’ont déjà traité de nationaliste pur et dur (je paraphrase) lorsque je me pointe la bine sur Facebook avec un drapeau du Québec bien déplié. C’est peut-être un peu beaucoup. Comme la fois que mon prof d’histoire de secondaire souverainiste ne croyait à ce que je disais lors d’un débat sur les élections référendaires. Je crois que je peux comprendre le fait francophone en Amérique du Nord et que je peux l’expliquer à des Canadiens-anglais d’origine chinoise qui parsèment Hong Kong comme la neige sur une pelouse québécoise en février. Ça me touche, et je ne peux pas l’ignorer même si je suis à l’autre bout du monde.

Cédric avec son petit drapeau fleurdelisé

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Celà dit, même mes parents ne sont pas nés en Chine. C’est mes grands-parents qui le sont. Et eux aussi, ils apprécient leur pays de transition, soit le Madagascar (pour le côté à mon père) et le Viet-Nam (pour le côté à ma mère). Mais le point commun de leur rencontre, c’est la Chine, ou bedon le Québec, ou encore Hong Kong (selon ce qu’ils regardent ces jours-ci, je dirais Hong Kong, mais selon le genre de pain que ma mère achète, je te dirais le Québec et la bonne chère à la française).

Ça ne finira pas et je pourrais en parler longtemps. J’en parle à des amis de partout ici à Hong Kong, et parfois ils comprennent, et parfois non. Tu peux pas non plus le coller sur la chemise tout le temps, parce que ça hurle nationalisme, et Hong Kong a assez de problèmes identitaires comme ça.

Ce problème identitaire à Hong Kong se réglera par inter-mariage. En 2005, une publication du bureau du recensement et de la statistique de Hong Kong indiquait que 16 800 futures mariées de Chine continentale traversaient la frontière pour marier un homme Hongkongais. C’est sans compter ceux qui immigrent déjà par d’autres voies que le mariage et qui finissent par se marier localement (Hong Kong a connu des vagues plus ou moins grandes d’immigration continentale lors de son histoire). Mon père le disait, pis mon petit doigt aussi, que les liens du sang font et défont l’identité.

Je n’ai pas de réponse, mais Être Chinois au Québec, c’est ce que t’en fais finalement. La sagesse commune dit que c’est une richesse. Pour moi, c’est comme de la salade au buffet.

Lancement du documentaire « Être chinois au Québec » le 15 février 2013

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Être chinois au Québec

« Être chinois au Québec », ce road movie mettant en vedette mes amis Parker Mah et Bethany Or sortira finalement au tournant du nouvel an chinois ! Après une longue et parfois difficile gestation, le documentaire sera projeté vendredi le 15 février au Centre communautaire et culturel chinois du Quartier chinois de Montréal. Le film les envoie aux quatre coins du Québec afin de découvrir ce qu’est l’identité chinoise sur cette terre francophone.

Les Chinois ont une présence marquée au Québec depuis le temps du chemin de fer à la fin du siècle. Les vagues d’immigration toutes aussi particulières les unes des autres seront évoquées dans le documentaire.

Voici ce que le co-réalisateur Malcolm Guy a envoyé hier par voie de courriel.

Chers amis et amies,

Le film auquel vous avez si aimablement participé, « Être chinois au Québec » réalisé par Malcolm Guy et William Ging Wee Dere et produit par Productions Multi-Monde est enfin prêt à être présenté au public!

Le lancement du film aura lieu le vendredi 15 février 2013, de 19h à 22h, au Centre communautaire et culturel chinois de Montréal. Les portes ouvriront à 19h et la présentation du film (version bilingue) débutera à 19h30.

La projection sera suivie d’une séance de questions-réponses avec les réalisateurs et les participants au film.

La présentation du film se fera au coût de 5$, contribution volontaire à la porte suggérée, ce qui nous aidera à défrayer les frais de la salle. Des amuses-gueules et des rafraîchissements seront servis avant et après la projection du film et une exposition de photos réalisées par Parker Mah sera présentée durant la soirée.

Plus d’infos sur le blogue officiel du film: http://etrechinoisauquebec.net/

Voici la bande-annonce qui date déjà d’un peu plus d’un an:

Malcolm Guy et William Dere sont des collaborateurs de longue date, ayant ensemble travaillé ensemble dans les années 90 sur les films Gens du pays: Chinese in Quebec et La montagne d’or, avant de renouer pour realiser Être chinois au Québec.

Ce film, par son niveau de production, marque une étape importante pour la communauté chinoise au Québec. J’ai très hâte de voir comment il sera reçu par le grand public.

Également faisant partie de l’équipe du film, la Hongkongaise d’origine, Wai-yin Kwok, collabore présentement avec l’équipe de Radio-Canada.ca Rive-Sud pour produire une expérience Web qui sera diffusé d’ici le nouvel an chinois dans deux semaines.

Étonnantes photos du Chinatown de Montréal en 1966

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Vie quotidienne dans le quartier chinois de Montréal, 1966
Photo : Archives de la Ville de Montréal

Jean-Mathieu Nichols, qui travaille aux Archives de la Ville de Montréal, m’a fait parvenir cette impressionnante collection de photos du Chinatown des années 60. On y reconnaît les enseignes des vieilles associations du Quartier chinois, qu’on peut encore apercevoir aujourd’hui sur de la Gauchetière en levant les yeux un peu, ou encore des coins de rue disparus, remplacés aujourd’hui par d’horribles commerces.

Les junkies de photos historiques se réjouiront que mon père ait lui-même passé avec sa caméra presque 20 ans après ces photos, en 1984.

Après presque trois années d’absence (et de retours sporadiques à Montréal), et maintenant que je travaille juste à côté, je dois dire que l’impression du changement dramatique opère. Il y a le Swatow, mais surtout une trâlée de nouveaux restaurants et de commerces. Ça sera intéressant d’essayer tout ça dans les prochaines semaines pour lesquelles je serai là.

Être Chinois au Québec

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Avec @bethany_or @thought_cast @malguy @multimonde pour un doc sur les Chinois du Québec #chinoisqc)

Some of my old friends in Montreal have been working on a documentary about Chinese people in Quebec. They interviewed people ranging from new immigrants to people with up to four generations in Quebec/Canada. (Read their blog Être Chinois au Québec)

Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de mes vieux amis à Montréal s’affairaient sur un projet de film documentaire sur les Chinois au Québec. (Voir leur blogue Être Chinois au Québec)

Dans le temps, Parker et Bethany (premier et troisième à partir de la droite sur la photo) et moi faisions partie d’une sorte de club social chinois, qui se réunissait parfois pour des soirées mah jong (plus Settlers of Catan, et des quantités variables d’alcool et de bouffe) ou des aventures culinaires dans le second Chinatown de Montréal.

Je suis vraiment content de les avoir retrouvés sur ce projet (une amie de l’époque a aussi fait la recherche). L’idée de faire un tel film vient de William Dere et Malcolm Guy, connus pour avoir travaillé ensemble sur La Montagne d’Or (Moving the Mountain) il y a presque vingt ans, un docu qui parlait entre autres de la taxe d’entrée qui toucha les immigrants d’origine chinoise au Canada jusqu’en 1947.


Le film précédent de William Dere et Malcolm Guy, La Montagne d’Or

Samedi, l’équipe de William et Malcolm nous a filmés et interviewé ensemble, notre ancien “club social chinois”, avec quelques additions. Nous étions au Mon Nan, un restaurant chinois, style cantonais (dont la spécialité est un canard de pékin, trois cuissons). Dimanche, ça a été un peu plus intime, lorsque l’équipe et moi sommes rencontrés à Côte-des-Neiges, un quartier où j’ai grandi — non pas comme résident, mais comme étudiant du Cégep.

Tout au long des entrevues, j’ai mis de l’avant cette idée que la télévision et le cinéma québécois francophone n’était pas représentatif de la minorité chinoise et/ou asiatique. C’est une constatation que j’ai eu pour plusieurs années déjà, et c’est qu’en général, les visages asiatiques à la télé faisaient abstraction des gens comme moi, nés et grandis au Québec, quelque peu fier du (précieux) bagage accumulé au fil des années. Je constate par exemple que les seuls asiatiques des grandes séries télévisées récentes au Québec sont largement des petites Chinoises adoptées par des familles québécoises (Annie et ses hommes, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Les Bougon, 30 vies) ou des gangsters (Casino). Bon, je n’ai pas tout ratissé, mais je suis quand même persuadé que pas tous les Asiatiques ou Chinois au Québec sont adoptés, quand même!

L’autre, c’était dans les médias d’information. En particulier, dans ceux que je regarde (ou regardais, lorsque je vivais à Montréal), manquent énormément d’Asiatiques à des postes névralgiques. Pendant que les Anglais ont des Asiats comme anchor (Andrew Chang à CBC Montréal) ou comme journaliste couvrant les Canadiens (John Lu à TSN), je ne peux imaginer du tout la même chose se produire dans le Canada français. (La presse écrite n’y échappe pas, si on fait le tour dans les grands quotidiens montréalais, par exemple.)

Je pensais aussi qu’en général, je n’ai pas vécu de racisme, étant donné que je parlais français aussi bien que tout le monde, et que je prends les choses généralement relax. Je pense que le vrai problème est plus dans l’inclusion de nos minorités dans la sphère publique, ce qui veut dire en politique, dans les médias, et dans nos institutions publiques. Bon, c’est dit. Et j’espère qu’on en verra un peu de ça bien découpé dans le film.

Inside Swatow Plaza

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Swatow Plaza opened about five months ago on Boulevard St-Laurent in Montreal’s Chinatown. It took three years to build, but its biggest would-be tenants have yet to move in, such as the Japanese restaurant on the ground floor, and a Chinese restaurant at its very top.

In the meanwhile, small boutiques are occupying the first floor. The alleys are wide and shops are arranged in alcoves. My impression upon visiting on a Thursday night before Christmas was that the boutique area on the first floor had too many people behind the counter than people shopping. Being on a first floor when the second and ground floor didn’t have shops open added to the awkwardness.

La construction de la nouvelle Plaza Swatow : une histoire de 2007 à 2010

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The new and the old Swatow 長盛
Septembre 2007

Swatow Plaza - May 2008
Mai 2008

Plaza Swatow - March 2009
Mars 2009

Plaza Swatow, 2009-05-29
Mai 2009

Plaza Swatow - December 2009
Décembre 2009

La Plaza Swatow dans le Quartier chinois ouvrira ses portes au grand public le 1er août 2010. Il aura fallu près de trois ans, entre le moment où la pancarte annonçant la construction du centre commercial aux vocations multiples (un resto, un supermarché, du stationnement, des petites boutiques et de l’espace à bureaux) n’eût été posée et son inauguration.

Au fil des années, je me suis interessé à ce projet qui promettait de revitaliser un Quartier chinois aux trous béants et de plus en plus mis au défi par le deuxième Chinatown qui se développe aux abords de l’Université Concordia, loin de l’establishment d’origine cantonaise et hongkongaise.

La Plaza Swatow s’appelle 長盛廣場 (Changsheng Guangchang) en chinois, ce qui veut dire longue prospérité, alors que « Swatow » c’est l’ancienne romanisation de la ville portuaire de Shantou. Au delà des noms, ce centre commercial, qui a bien l’intention de durer, est la première construction majeure dans le Quartier chinois depuis celle du complexe Guy-Favreau et la Place du Quartier en 1983.

Cet article est également publié sur le blogue Spacing Montréal.

Restaurant Hong Kong

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Restaurant Hong Kong, Boulevard St-Laurent

Je ne vais plus au restaurant Hong Kong, sur Saint-Laurent à Montréal. Lorsque j’y suis retourné la semaine dernière, juste pour voir, pas pour manger, j’ai remarqué qu’on avait complètement changé l’intérieur, et qu’on avait tout enlevé le mur qui séparait le comptoir du BBQ chinois du reste de la salle à manger.

Le Hong Kong est probablement l’un des plus vieux restaurants chinois du Quartier chinois qui soit encore debout aujourd’hui. Dans les années 80, lorsque j’étais enfant, je me souviens qu’en bas du Hong Kong, il y avait une poissonnerie du nom de Kowloon. Comme une blague que seuls ceux qui connaissent Hong Kong comprendront (car sur le territoire de Hong Kong, Kowloon est la partie péninsulaire en face de l’île appelée Hong Kong).

Dans un des premiers articles de ce blogue, écrit il y a plus de deux ans, je reprenais des photos prises du Chinatonwn par mon père en 1984. Le restaurant Hong Kong existait déjà, mais c’était une épicerie sur de la Gauchetière, avant qu’un incendie vienne la ravager quelques années (mois?) plus tard. Ça, je ne m’en souviens pas du tout.

Boulevard St-Laurent 1984
Boulevard St-Laurent en 1984, photo par Jean-Pierre Sam

Viewshop, 1972 rue Ste-Catherine Ouest

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Viewshop, 1972 Rue Ste-Catherine Ouest, Montreal

Viewshop, 1972 Rue Ste-Catherine Ouest, Montreal

I know that I should stop amazing for these things, but I just can’t help it. These are photos of a new shop on rue Ste-Catherine Ouest in Montreal (near du Fort). It has been replacing the old Movieland (physical world video rental, what a backward business model) for at least the past month, I asked one of the clerks. It is basically borrowing from the concept of small shops within a big one that you see a lot over here in my corner of Asia.

Viewshop is like the little brother of the department store model. Most of the shop(s) belongs to its owners, but small open spaces within it are rented out to tenants, such as the Korean cosmetics booth (Korean brands like LaNeige are hugely popular all across China).

Some of the products sold in the shop are remarkably Chinese. They could be sold in some upscale-ish store in Shanghai or Hong Kong, I feel. On one side, it’s all clothing, all for women I think, and on the other, you would find various electronics gadgets (alarm clocks, USB cup heaters) and fancy stationery (an apple-shaped notepad?). Then, a small (bubble tea) café, and the cosmetics.

Yes, the owners are Chinese, after I asked, but wasn’t that already obvious? Yup, that is Montreal’s other Chinatown, far from Asian fonts clichés.

San Francisco Chinatown — Colours of Chinatown

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San Francisco Chinatown - Far East Flea Market

Maybe I became colour-blind with Montreal’s Chinatown, but San Francisco’s struck me in awe as spectacularly multicoloured — especially in shades of fluorescent orange, green and yellow. Well contrasted with generous usage of the Asian font and you find a Chinese America from a past era, or at least, forever stuck in a generation’s imagination of what a Chinatown should look like.

Somehow, it’s an interesting walk, in the same way a walk at Windows of the World is interesting.

San Francisco Chinatown

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