Être Chinois au Québec

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Avec @bethany_or @thought_cast @malguy @multimonde pour un doc sur les Chinois du Québec #chinoisqc)

Some of my old friends in Montreal have been working on a documentary about Chinese people in Quebec. They interviewed people ranging from new immigrants to people with up to four generations in Quebec/Canada. (Read their blog Être Chinois au Québec)

Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de mes vieux amis à Montréal s’affairaient sur un projet de film documentaire sur les Chinois au Québec. (Voir leur blogue Être Chinois au Québec)

Dans le temps, Parker et Bethany (premier et troisième à partir de la droite sur la photo) et moi faisions partie d’une sorte de club social chinois, qui se réunissait parfois pour des soirées mah jong (plus Settlers of Catan, et des quantités variables d’alcool et de bouffe) ou des aventures culinaires dans le second Chinatown de Montréal.

Je suis vraiment content de les avoir retrouvés sur ce projet (une amie de l’époque a aussi fait la recherche). L’idée de faire un tel film vient de William Dere et Malcolm Guy, connus pour avoir travaillé ensemble sur La Montagne d’Or (Moving the Mountain) il y a presque vingt ans, un docu qui parlait entre autres de la taxe d’entrée qui toucha les immigrants d’origine chinoise au Canada jusqu’en 1947.


Le film précédent de William Dere et Malcolm Guy, La Montagne d’Or

Samedi, l’équipe de William et Malcolm nous a filmés et interviewé ensemble, notre ancien “club social chinois”, avec quelques additions. Nous étions au Mon Nan, un restaurant chinois, style cantonais (dont la spécialité est un canard de pékin, trois cuissons). Dimanche, ça a été un peu plus intime, lorsque l’équipe et moi sommes rencontrés à Côte-des-Neiges, un quartier où j’ai grandi — non pas comme résident, mais comme étudiant du Cégep.

Tout au long des entrevues, j’ai mis de l’avant cette idée que la télévision et le cinéma québécois francophone n’était pas représentatif de la minorité chinoise et/ou asiatique. C’est une constatation que j’ai eu pour plusieurs années déjà, et c’est qu’en général, les visages asiatiques à la télé faisaient abstraction des gens comme moi, nés et grandis au Québec, quelque peu fier du (précieux) bagage accumulé au fil des années. Je constate par exemple que les seuls asiatiques des grandes séries télévisées récentes au Québec sont largement des petites Chinoises adoptées par des familles québécoises (Annie et ses hommes, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Les Bougon, 30 vies) ou des gangsters (Casino). Bon, je n’ai pas tout ratissé, mais je suis quand même persuadé que pas tous les Asiatiques ou Chinois au Québec sont adoptés, quand même!

L’autre, c’était dans les médias d’information. En particulier, dans ceux que je regarde (ou regardais, lorsque je vivais à Montréal), manquent énormément d’Asiatiques à des postes névralgiques. Pendant que les Anglais ont des Asiats comme anchor (Andrew Chang à CBC Montréal) ou comme journaliste couvrant les Canadiens (John Lu à TSN), je ne peux imaginer du tout la même chose se produire dans le Canada français. (La presse écrite n’y échappe pas, si on fait le tour dans les grands quotidiens montréalais, par exemple.)

Je pensais aussi qu’en général, je n’ai pas vécu de racisme, étant donné que je parlais français aussi bien que tout le monde, et que je prends les choses généralement relax. Je pense que le vrai problème est plus dans l’inclusion de nos minorités dans la sphère publique, ce qui veut dire en politique, dans les médias, et dans nos institutions publiques. Bon, c’est dit. Et j’espère qu’on en verra un peu de ça bien découpé dans le film.

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