Prendre sa place

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Hier soir a eu lieu la 3e édition annuelle du Bal de l’orchidée, organisé par l’AJPC (Association des jeunes professionnels chinois) dans l’atrium de la gare Windsor. Mes amis Parker Mah et Bethany Or, ainsi que le réalisateur du film Être chinois au Québec, Malcolm Guy, étaient sur place pour recevoir le prix «Coup d’éclat» … Continue reading “Prendre sa place”

Hier soir a eu lieu la 3e édition annuelle du Bal de l’orchidée, organisé par l’AJPC (Association des jeunes professionnels chinois) dans l’atrium de la gare Windsor.

Mes amis Parker Mah et Bethany Or, ainsi que le réalisateur du film Être chinois au Québec, Malcolm Guy, étaient sur place pour recevoir le prix «Coup d’éclat» 2013 de la part de l’AJCP. Il y a sans doute plusieurs communautés chinoises, mais je pense qu’en bout de ligne, on a tous vécu des expériences similaires d’être une minorité visible au Québec. Il y a le pouvoir de l’argent, le pouvoir des relations et le pouvoir des mots, et c’est d’une certaine manière coordonnée ou non que ces communautés chinoises au Québec avanceront et prendront leur place au Québec.

J’appuie avec fermeté ce que Parker a dit, vers les 4:12 de la vidéo, au nom des gens impliqués de proche ou de loin dans le film : prenez votre place dans la sphère publique. «Pourquoi n’y a-t-il pas plus de Chinois impliqués au niveau social et engagés au niveau politique ?», demande Parker aux convives, qui comptaient parmi eux le candidat à la mairie Denis Coderre et la Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Diane de Courcy.

Prix «Coup d'éclat» et discours pour «Être Chinois au Québec» au Bal de l'orchidée 2013
Parker Mah, Bethany Or et Malcolm Guy reçoivent le prix «Coup d’éclat» 2013 de l’AJPC sous les yeux de Winston Chan, un leader de la communauté chinoise au Québec.

C’était particulier de voir autant de faces asiatiques, plusieurs vieux amis d’époques passées, des gens qu’on a peut-être déjà vu à la tévé.

Les invités au bal sont évidemment ceux et celles qui font partie d’une certaine élite professionnelle de Chinois et d’Asiatiques au Québec. Je ne crois pas en les révolutions, mais le film «Être Chinois au Québec» est un moment marquant, où même les critiques négatives dans un média mainstream, sont des opportunités au dialogue. Je pense que c’est par des petits gestes quotidiens qu’on peut arriver à prendre sa place dans cette société. La prochaine fois que vous pourrez vous impliquer, faites-le.

Le film sera à l’affiche jusqu’au 30 mai au Cinéma du Parc. D’ailleurs, après toutes les séances, des leaders francophones de la communauté chinoise tels que Pascal Robidas, Cathy Wong, May Chiu, Xi Sophie Zhang et Rosalind Wong seront au Cinéma du Parc pour répondre aux questions après le film.

« Être chinois au Québec », ou être entre plusieurs mondes

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C’est avec beaucoup de bruit que sera lancé Être chinois au Québec demain soir. J’ai hâte que ça sorte (même si je n’y serai pas physiquement), parce que ça marque une étape très importante pour la communauté chinois (ou les communautés, au pluriel) dans la sphère publique au Québec. Je crois que William Dere, celui … Continue reading “« Être chinois au Québec », ou être entre plusieurs mondes”

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C’est avec beaucoup de bruit que sera lancé Être chinois au Québec demain soir. J’ai hâte que ça sorte (même si je n’y serai pas physiquement), parce que ça marque une étape très importante pour la communauté chinois (ou les communautés, au pluriel) dans la sphère publique au Québec.

Je crois que William Dere, celui qui a lutté pour la génération des « Chinois du chemin de fer » sera le plus heureux du lancement de ce film co-réalisé avec Malcolm Guy, collaborateur de longue date et réalisateur et producteur de films à connotation sociale au Québec. Il y a beaucoup de gens qui ont travaillé sur ce film, ou qui apparaissent devant la caméra, qui ont des opinions passionnées sur le fait chinois au Québec.

J’apparais une fois dans le film, lors de la table ronde, et je dis essentiellement ce que je répète sur ce blogue depuis plus de cinq ans : si vous voulez intégrer les sino-québécois, il faut embaucher des sino-québécois dans nos institutions et il faut leur donner de la visibilité dans les médias et la sphère publique. À la télé et dans la culture populaire, on ne veut pas des rôles stéréotypes conçus pour la majorité, style la petite fille chinoise adoptée ou le tenancier de dépanneur. On veut des rôles personnes normales et entières.

Comme je suis dans le domaine des médias (comme journaliste de données / créateur d’applications interactives), je peux vous dire immédiatement que ça ne parait pas que Montréal est une ville multiculturelle si je restais entre quatre murs de mon lieu de travail. Parce que j’ai travaillé à Radio-Canada et à La Presse, et les salles de nouvelles sont blanches, canadiennes-françaises (c’est déjà un peu mieux derrière la caméra ou le panneau d’admin des sites Web). Les collègues sont gentils (et que j’adore réciproquement), accueillants et ne vous traitent pas différemment, mais c’est juste aberrant quand tu portes attention aux bylines ou que lis le générique du TJ. Ceux avec qui j’ai travaillé qui me connaissent en ont probablement déjà discuté avec moi de ça.

Je partage les références culturelles québécoises (je pourrais rire des jokes d’un Bye Bye), et je ne pense pas être le seul qui soit qualifié, par ma connaissance implicite de la culture locale, pour pouvoir travailler dans un média francophone sans avoir à bénéficier de politique de discrimination positive. Pourquoi ne faites-vous pas un effort pour mettre des gens de couleur devant la caméra, le micro ou le clavier à des postes de pointe ? Avez-vous regardé ou écouté CBC dernièrement ?

***

Celà dit, je vis à Hong Kong depuis trois ans et demie, et la réalité québécoise, je la vis maintenant à distance, à travers ce que je lis sur LaPresse.ca ou ce que j’écoute sur Bandeapart.fm. Je continue de suivre les choses, mais ma vie de tous les jours c’est Hong Kong, dans la rue et au travail.

C’est une expérience bizarre que d’être dans la majorité visible. Je ne parle pas assez cantonnais pour fonctionner comme un adulte, mais je suis de la « bonne couleur ». On ne me regarde pas croche, comme on regarde croche les Mainlanders ou les gens plus foncés… Ça te met dans la peau de ceux, dans ton pays d’origine (le Québec, dans cet usage), qui sont la majorité. T’as des attitudes différentes, pour ne pas dire ethnocentriques, et tu perçois l’autre différemment. Les questions que j’avais sur mon identité culturelle (comme « C’est où chez toi ? ») ont maintenant plusieurs notes de bas de page supplémentaires (sans qu’il n’y ait réponse).

L’autre bizzareté, que j’avais vécu à plus petite échelle lors de voyages en Chine, c’est la valorisation que je mets sur mon identité purement québécoise, dans le sens « canadienne-française » du terme. Avec une autre Sino-montréalaise rencontrée récemment, on s’identifiait « Canadiens-français », avec un LOL à la fin de la phrase. Mais en fait, je regarde tout ce que je consomme comme culture, et y’a vraiment quelque chose de « canadien-français » : le dernier film vu au cinéma fût le Dolan crû 2012, et pis mon band favori ces jours-ci c’est Avec pas d’casque. C’est vrai qu’il y a quelque chose comme de la fierté nationale et identitaire lorsque je porte mon chandail bleu-blanc-rouge au milieu d’un bar rempli de fan des Canucks.

C’est vrai que des amis m’ont déjà traité de nationaliste pur et dur (je paraphrase) lorsque je me pointe la bine sur Facebook avec un drapeau du Québec bien déplié. C’est peut-être un peu beaucoup. Comme la fois que mon prof d’histoire de secondaire souverainiste ne croyait à ce que je disais lors d’un débat sur les élections référendaires. Je crois que je peux comprendre le fait francophone en Amérique du Nord et que je peux l’expliquer à des Canadiens-anglais d’origine chinoise qui parsèment Hong Kong comme la neige sur une pelouse québécoise en février. Ça me touche, et je ne peux pas l’ignorer même si je suis à l’autre bout du monde.

Cédric avec son petit drapeau fleurdelisé

***

Celà dit, même mes parents ne sont pas nés en Chine. C’est mes grands-parents qui le sont. Et eux aussi, ils apprécient leur pays de transition, soit le Madagascar (pour le côté à mon père) et le Viet-Nam (pour le côté à ma mère). Mais le point commun de leur rencontre, c’est la Chine, ou bedon le Québec, ou encore Hong Kong (selon ce qu’ils regardent ces jours-ci, je dirais Hong Kong, mais selon le genre de pain que ma mère achète, je te dirais le Québec et la bonne chère à la française).

Ça ne finira pas et je pourrais en parler longtemps. J’en parle à des amis de partout ici à Hong Kong, et parfois ils comprennent, et parfois non. Tu peux pas non plus le coller sur la chemise tout le temps, parce que ça hurle nationalisme, et Hong Kong a assez de problèmes identitaires comme ça.

Ce problème identitaire à Hong Kong se réglera par inter-mariage. En 2005, une publication du bureau du recensement et de la statistique de Hong Kong indiquait que 16 800 futures mariées de Chine continentale traversaient la frontière pour marier un homme Hongkongais. C’est sans compter ceux qui immigrent déjà par d’autres voies que le mariage et qui finissent par se marier localement (Hong Kong a connu des vagues plus ou moins grandes d’immigration continentale lors de son histoire). Mon père le disait, pis mon petit doigt aussi, que les liens du sang font et défont l’identité.

Je n’ai pas de réponse, mais Être Chinois au Québec, c’est ce que t’en fais finalement. La sagesse commune dit que c’est une richesse. Pour moi, c’est comme de la salade au buffet.

Être Chinois au Québec

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Some of my old friends in Montreal have been working on a documentary about Chinese people in Quebec. They interviewed people ranging from new immigrants to people with up to four generations in Quebec/Canada. (Read their blog Être Chinois au Québec) Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de mes vieux amis à Montréal s’affairaient sur un projet … Continue reading “Être Chinois au Québec”

Avec @bethany_or @thought_cast @malguy @multimonde pour un doc sur les Chinois du Québec #chinoisqc)

Some of my old friends in Montreal have been working on a documentary about Chinese people in Quebec. They interviewed people ranging from new immigrants to people with up to four generations in Quebec/Canada. (Read their blog Être Chinois au Québec)

Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de mes vieux amis à Montréal s’affairaient sur un projet de film documentaire sur les Chinois au Québec. (Voir leur blogue Être Chinois au Québec)

Dans le temps, Parker et Bethany (premier et troisième à partir de la droite sur la photo) et moi faisions partie d’une sorte de club social chinois, qui se réunissait parfois pour des soirées mah jong (plus Settlers of Catan, et des quantités variables d’alcool et de bouffe) ou des aventures culinaires dans le second Chinatown de Montréal.

Je suis vraiment content de les avoir retrouvés sur ce projet (une amie de l’époque a aussi fait la recherche). L’idée de faire un tel film vient de William Dere et Malcolm Guy, connus pour avoir travaillé ensemble sur La Montagne d’Or (Moving the Mountain) il y a presque vingt ans, un docu qui parlait entre autres de la taxe d’entrée qui toucha les immigrants d’origine chinoise au Canada jusqu’en 1947.


Le film précédent de William Dere et Malcolm Guy, La Montagne d’Or

Samedi, l’équipe de William et Malcolm nous a filmés et interviewé ensemble, notre ancien “club social chinois”, avec quelques additions. Nous étions au Mon Nan, un restaurant chinois, style cantonais (dont la spécialité est un canard de pékin, trois cuissons). Dimanche, ça a été un peu plus intime, lorsque l’équipe et moi sommes rencontrés à Côte-des-Neiges, un quartier où j’ai grandi — non pas comme résident, mais comme étudiant du Cégep.

Tout au long des entrevues, j’ai mis de l’avant cette idée que la télévision et le cinéma québécois francophone n’était pas représentatif de la minorité chinoise et/ou asiatique. C’est une constatation que j’ai eu pour plusieurs années déjà, et c’est qu’en général, les visages asiatiques à la télé faisaient abstraction des gens comme moi, nés et grandis au Québec, quelque peu fier du (précieux) bagage accumulé au fil des années. Je constate par exemple que les seuls asiatiques des grandes séries télévisées récentes au Québec sont largement des petites Chinoises adoptées par des familles québécoises (Annie et ses hommes, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Les Bougon, 30 vies) ou des gangsters (Casino). Bon, je n’ai pas tout ratissé, mais je suis quand même persuadé que pas tous les Asiatiques ou Chinois au Québec sont adoptés, quand même!

L’autre, c’était dans les médias d’information. En particulier, dans ceux que je regarde (ou regardais, lorsque je vivais à Montréal), manquent énormément d’Asiatiques à des postes névralgiques. Pendant que les Anglais ont des Asiats comme anchor (Andrew Chang à CBC Montréal) ou comme journaliste couvrant les Canadiens (John Lu à TSN), je ne peux imaginer du tout la même chose se produire dans le Canada français. (La presse écrite n’y échappe pas, si on fait le tour dans les grands quotidiens montréalais, par exemple.)

Je pensais aussi qu’en général, je n’ai pas vécu de racisme, étant donné que je parlais français aussi bien que tout le monde, et que je prends les choses généralement relax. Je pense que le vrai problème est plus dans l’inclusion de nos minorités dans la sphère publique, ce qui veut dire en politique, dans les médias, et dans nos institutions publiques. Bon, c’est dit. Et j’espère qu’on en verra un peu de ça bien découpé dans le film.

L’importance du scandale Guo Meimei + Croix-Rouge chinoise

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Au départ, l’histoire de Guo Meimei (郭美美) peut paraître anodine. Une belle fille, d’à peine vingt ans, prend des photos d’elle bien accôtée sur de belles voitures. Elle parle sans retenue de son style de vie flamboyant. La shit a pogné la fan lorsqu’elle a weiboyé il y a déjà plus de deux semaines qu’elle … Continue reading “L’importance du scandale Guo Meimei + Croix-Rouge chinoise”

Au départ, l’histoire de Guo Meimei (郭美美) peut paraître anodine. Une belle fille, d’à peine vingt ans, prend des photos d’elle bien accôtée sur de belles voitures. Elle parle sans retenue de son style de vie flamboyant.

La shit a pogné la fan lorsqu’elle a weiboyé il y a déjà plus de deux semaines qu’elle est une des dirigeantes de la portion commerciale de la Croix-Rouge de Chine (qui n’a rien à voir avec la Croix-Rouge internationale, contrairement à celles de la plupart des pays). Quoi? Qu’est-ce qu’une jeune femme qui devrait encore être à l’université fait-elle à se vanter d’être en haut dans la hiérarchie d’une des plus grandes sociétés charitables de la République populaire de Chine? Était-ce la maîtresse d’un (vrai) dirigeant de la Croix-Rouge?

Elle a depuis effacé tous les messages compromettants de son compte Weibo et nié tout lien avec l’organisme. Pourtant, la tempête médiatique continue de faire rage et sa vie d’adolescente passée la vingtaine reste bien étalée au vu et sû de ses 460 000 suiveux.

Cette histoire est importante parce qu’elle constitue l’exemple parfait de la crise de crédibilité que vivent les organisations en Chine, qu’elles soient commerciales ou caritatives. Si les gens de plus en plus riches en Chine veulent donner de l’argent pour une bonne cause, à qui le donneront-ils, si même la Croix-Rouge peut être corrompue? Celle-ci gère des sommes astronomiques, elle qui a donné 2,8 milliards $US en 2011 à la province du Sichuan.

Les gens ordinaires, la classe moyenne, veulent connaître la vérité. Peut-être qu’à l’étranger, on s’inquiète pour les droits de l’homme ceci, et la démocratie cela. Mais ce qui est encore plus important à mes yeux, c’est la confiance. La confiance qu’on a pour ses institutions, la confiance qu’on a pour ses voisins. Dans la vie ordinaire des gens, de pouvoir truster que ce qu’on achète au supermarché est vraiment ce qui est indiqué sur la boîte, c’est ce qui importe vraiment. Faut commencer au niveau micro.

Alors ils se branchent sur leur Weibo via leur téléphone mobile et consultent les médias en ligne pour savoir s’ils ont été crossés par la Croix-Rouge (qui devrait peut-être apprendre de son synonyme international). Le portail QQ a même consacré une page spéciale pour la jolie demoiselle.

(Voici un bon récapitulatif de toute l’histoire, via ChinaSmack.)

The Chinese Canadian vote, poll by poll

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Aside from being the proud owner of CommeLesChinois.ca, I am also a computer/media/data specialist. Recently, I launched an updated version of my election maps with Cyberpresse. The map was designed using results by polling division from previous elections, the smallest available division for electoral results. Each of these polls has about 200-500 people living in … Continue reading “The Chinese Canadian vote, poll by poll”

Aside from being the proud owner of CommeLesChinois.ca, I am also a computer/media/data specialist. Recently, I launched an updated version of my election maps with Cyberpresse. The map was designed using results by polling division from previous elections, the smallest available division for electoral results. Each of these polls has about 200-500 people living in them, and you can basically know what your block (if you live in the city) tends to vote for.

The consequence is voyeurism for political junkies. And I also like to go play with the maps, and decided to assemble a bunch of interesting ridings with relatively a strong proportion of Canadians of Chinese origin living in them. For that, I used Pundits’ Guide‘s fantastic tool for finding census data divided by riding.

I found that the Richmond riding, south of Vancouver was in fact the most “Chinese” (based on the 2006 census), with 50.2% of the population declared to be Chinese. The 2008 map is not in fact interesting, but juxtaposed with the 2006, shows the dramatic shift from Liberals (rep. by former cabinet minister Raymond Chan) to the Conservatives (Alice Wong). 2006 was when the Liberals lost power to Stephen Harper’s Conservatives.

Richmond 2006
Richmond in 2006…

Richmond 2008
…and in 2008

Some ridings were won or lost by a hair. In the Vancouver area, the closest race happened in Vancouver South, the third most Chinese riding of the country (43.7%), where the MP is a Liberal, former health minister Ujjal Dosanjh. He won the last election by 20 votes.

The map by polls succeeds in showing that the vote was in fact hugely clustered among neighbourhoods. I don’t know the geography of Vancouver very well, but I’m almost certain that the strong groupings of red and blue (deeper the color, larger the margin of victory in a polling division) represent opposed socio-economical groups.

Vancouver South
Vancouver South in 2008

Brossard--La Prairie
Brossard–La Prairie in 2008

The Montreal region’s most Chinese riding comes at a lowly 32nd position, with Westmount–Ville-Marie, a largely downtown riding. Brossard–La Prairie on the South Shore is in fact what people in Montreal recognize as the “Asian suburb”. With 7.5% Chinese, it is still a far cry from Toronto or Vancouver’s suburbs.

The contrast in the map is striking, but expected. The northern portion of the riding is Brossard, where a large Asian population lives and where the Liberal vote is concentrated. La Prairie to the south tends to be typical “450”, middle-class French Canadian, seems to be voting Bloc. The race for this suburban riding was won by as little as 69 votes.

Oak Ridges--Markham
Oak Ridges–Markham in 2008

Markham--Unionville
Markham–Unionville in 2008

In some other cases, the municipalities are split over different ridings. Markham, with one of the largest Chinese populations in the Toronto area, is comprised within the ridings of Oak Ridges–Markham (Conservative) and Markham–Unionville (Liberal).

(Fellow Montrealer living in Hong Kong Christopher DeWolf also wrote a post on his website Urbanphoto.net about the use of this map for street by street vote analysis.)

More on Cyberpresse…

Comment couvre-t-on le Congrès national du peuple ?

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Southern Metropolis / Journal sud-métropolitain, Guangzhou, 2010-03-06 Le plus important événement politique de l’année se déroule en ce moment à Beijing. Il s’agit du Congrès national du peuple, dix jours durant lesquels le gratin du pouvoir politique chinois se réunit dans la capitale chinoise. The Economist appelle l’exercice une session de béni-oui-oui, tandis que d’autres … Continue reading “Comment couvre-t-on le Congrès national du peuple ?”

Southern Metropolis, Guangzhou, 2010-03-06. Day after start of NPC in  Beijing.
Southern Metropolis / Journal sud-métropolitain, Guangzhou, 2010-03-06

Le plus important événement politique de l’année se déroule en ce moment à Beijing. Il s’agit du Congrès national du peuple, dix jours durant lesquels le gratin du pouvoir politique chinois se réunit dans la capitale chinoise. The Economist appelle l’exercice une session de béni-oui-oui, tandis que d’autres médias internationaux traitent la réunion de cette assemblée législative comme du spectacle avec beaucoup de bling-bling.

Comme j’étais en Chine continentale, à Guangzhou, par hasard, j’ai donc eu la chance d’être exposé à ce qui se passait. Par exemple, lors d’une matinée dans ma chambre d’hôtel, j’ai pu constater que la conférence de presse de Yang Jiechi, ministre des affaires étrangères, était sur toutes les chaînes disponibles de CCTV. Y’avait un journaliste français dans la première rangée.

Dans les journaux écrits, oubliez le Quotidien du Peuple / China Daily. Pas juste que personne ne le lit sérieusement, mais on ne le trouve que rarement dans les multiples stands à journaux que j’ai croisé à Guangzhou. Le quotidien le plus populaire et le plus souvent vu est le Southern Metropolis, aussi connu sous le nom chinois de Nanfang Doushi Bao (南方都是报), du même groupe médiatique que le Southern Weekend, un hebdomadaire généraliste.

J’ai un niveau assez élémentaire de chinois, mais je peux me débrouiller pour lire les titres et regarder les images. D’abord, en regardant la couverture, on voit déjà une photo plus excitante. Celle-ci a été prise par Reuters et a aussi été utilisée par le China Daily (journal officiel en anglais).

Il faut prendre en contraste la page frontispice du Quotidien du Peuple (Renmin Ribao / People’s Daily), le journal officiel, comme le montre cette image issue d’un article sur Danwei.org samedi dernier:

Ce matin en classe, ma prof a parlé longuement de la couverture du NPC et du CCPPC dans la presse chinoise et internationale. Les photos sont aussi officielles qu’avant, mais la mise en pages a changé dramatiquement (ha-ha).

L'article annoté par ma boss indique que le premier ministre chinois a parlé de "dignité" lors du congrès du  peuple
Southern Metropolis, 2010-03-06 (le jour après l’ouverture du congrès)

De retour dans le Southern Metropolis, on reprend des bouts du discours du Premier Ministre Wen Jiabao. On a parlé de cet article dans la copie du SM que j’ai rapporté (le journal n’est pas officiellement distribué à Hong Kong selon mes observations et mes collègues) cite le Premier Ministre qui a parlé de « dignité » (le mot entre guillemets chinois) comme pièce angulaire des politiques du Parti, ce qui donne en anglais, via Associated Press: “Everything we do, we do to ensure that the people live a happier life with more dignity and to make our society fairer and more harmonious.”

La page couverture de la même édition, en haut complètement de cette entrée de blogue, parle d’action forte (la police de caractères parle d’elle-même) pour contrer l’écart entre les pauvres et les riches. Un thème assez universel dans n’importe quel discours politique, quoi, y compris en Chine continentale.

Southern Metropolis, Guangzhou, 2010-03-06. Day after start of NPC in  Beijing.

Ça c’est la caricature dans le cahier des sports. C’est le spécialiste du 110 m haies, aussi membre du congrès national. Le China Daily parle de lui comme une distraction.

Dans les deux médias québécois en ligne que j’essaie de suivre, je n’ai rien vu sur Radio-Canada.ca concernant le Congrès (rien trouvé sur Google News), tandis que Cyberpresse a repris un billet de l’AFP.

Le dévoilement du budget 2010-11 à Hong Kong

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Si vous vivez à Hong Kong, voici une pub télé qu’on pouvait difficilement éviter ces derniers mois: [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=iQl5Chg3DuE[/youtube] Qui est le monsieur avec la moustache et la manne de cheveux grisonnants? C’est John Tsang, secrétaire aux finances dans le gouvernement de Donald Tsang (aucun lien de parenté). Je ne verrais pas John Flaherty ou Claude … Continue reading “Le dévoilement du budget 2010-11 à Hong Kong”

Si vous vivez à Hong Kong, voici une pub télé qu’on pouvait difficilement éviter ces derniers mois:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=iQl5Chg3DuE[/youtube]

Qui est le monsieur avec la moustache et la manne de cheveux grisonnants? C’est John Tsang, secrétaire aux finances dans le gouvernement de Donald Tsang (aucun lien de parenté). Je ne verrais pas John Flaherty ou Claude Bachand faire des pubs pareilles au Canada/Québec, alors avant de me renseigner, je croyais que c’était une sorte d’acteur, star du Cantopop vieillissante.

Voici ce que Harry, caricaturiste du SCMP, en pense:

Harry's View on 2010-11 Tsang budget in #scmp, 2010-02-25. #hkbudget

Les deux personnages en avant-plan sont les deux monsieurs récurrents des caricatures de Harry. Souvent, on les voit assis autour d’une table, avec un moineau dans la cage qui fait des simagrés.

Pour en savoir plus sur ce budget, en général très généreux (on a tendence à sur-budgéter en faisant des prévisions relativement pessimistes), y’a Twitter et aussi la copie du discours sur le site du gouvernement.

Stephen Harper in China — who (in China) cares?

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Stephen Harper arrived in China on Wednesday, December 2nd, but it’s almost as if he did not. In Hong Kong at least, only official media (the China Daily) seems to be aware that our Prime Minister is visiting China on an official foreign mission — and they weren’t even cordial about it, criticizing him for … Continue reading “Stephen Harper in China — who (in China) cares?”

Stephen Harper arrived in China on Wednesday, December 2nd, but it’s almost as if he did not. In Hong Kong at least, only official media (the China Daily) seems to be aware that our Prime Minister is visiting China on an official foreign mission — and they weren’t even cordial about it, criticizing him for not coming earlier.

What was in the Hong Kong papers today, December 4th, which concerns with the Prime Minister of Canada (with its 1.3 million-strong Chinese minority) visiting China? In the South China Morning Post, we have an article at the bottom of page A6, the last national news page:

SCMP (Friday, Dec 4, 2009)

Sino-Canadians leaders seal deals, including one on climate change

And flipping through Ming Pao and Sing Tao for a photo of Harper or mention of the characters “加拿大” (Canada), I found none and concluded that none of these major Hong Kong-based Chinese-language newspapers thought it was an issue as important as the two or three full pages to covering the Kam Nai-Wai saga, which saw new developments today.

In Thursday’s SCMP, the day after Harper’s stop in Beijing, there was also the puny A6 article, also taken from a press agency (despite the fact that the SCMP has a bureau in Beijing):

PM's visit to mend fences Canada broke: analyst

If we go back to the case of the China Daily, I must say that I did like most people in China and did not pick it up (it’s not a paper that people tend to read much). However, I did notice its signboard at the newsstand with the daily title, which had the word “thaw” in it if I remember well. This does contrast a lot with ecstatic treatment of Wen Jiabao’s visit to North Korea in October, or more recently, Obama’s visit to China (Obama being Obama, the news did cover page of many newspapers and fronted newscasts for most of the week he was here).

Other papers that had the choice chose not to cover Harper’s visit.

Un autre « Obama-Jintao » et j’vais péter ma coche

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Les gens qui ont écrit l’article possèdent probablement une meilleure connaissance des relations internationales, mais ça me choque à chaque fois de devoir me taper les prénoms à la place des noms de famille. En chinois, LE NOM DE FAMILLE S’ÉCRIT DEVANT LE PRÉNOM. Pis c’est pas si dûr de se rappeler la règle que … Continue reading “Un autre « Obama-Jintao » et j’vais péter ma coche”

JintaoJintaoJintao

Ah, ce sacré Jintao

Les gens qui ont écrit l’article possèdent probablement une meilleure connaissance des relations internationales, mais ça me choque à chaque fois de devoir me taper les prénoms à la place des noms de famille. En chinois, LE NOM DE FAMILLE S’ÉCRIT DEVANT LE PRÉNOM. Pis c’est pas si dûr de se rappeler la règle que le nom de famille est composé d’un seul caractère, et donc d’une syllabe.

Voilà qui est dit.

Votre serviteur a commencé à collaborer avec le centre de journalisme et d’études médiatiques faisant partie de l’Université de Hong Kong. Autrement connu sous l’acronyme de JMSC, cette école dont la langue d’enseignement est l’anglais se veut le point névralgique où se touchent les mondes médiatiques anglophone (international) et sinophone (chinois). Les profs qui y enseignent sont à la fois des vétérans journalistes de Chine continentale, de Hong Kong ou d’origine internationale (anglais, indiens, japonais, hongrois, américains, etc. — et c’est juste ceux que j’ai rencontrés), et des parcours non moins intéressants.

J’en parle, non pas par souci d’auto-promo, mais bien plutôt pour contribuer à faire connaître le nom de l’école, car celle-ci est en période de recrutement, pour ses programmes de 1er et de 2e cycle. La maîtrise en journalisme se veut un genre de MBA pour les gens en relations internationales, comm, et médias.

Donc voici le lien: http://jmsc.hku.hk/

C’est pas donné, de notre perspective québécoise de quasi-gratuité scolaire, mais ça en vaut franchement le coup d’oeil si on s’intéresse à la Chine.

Pis espérons-le que des grossières erreurs comme ci-dessus seront chose du passé… La Chine a l’air d’un pays lointain du point de vue du Québec. Pourtant, j’ai rencontré à maintes fois des Québécois qui vivent à Hong Kong et qui pognent à quel point ce pays multiforme, dynamique, devrait être mieux compris afin de vivre avec.

CCTV streaming on the Web free of charge

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It’s one thing to work in the web media industry, but it’s another to actually embrace the web as your *only* source of domestic televisual news… I was at first going to look into Kylin TV, but realized that some of the channels that I was eyeing, namely China’s Central Television, or CCTV, was in … Continue reading “CCTV streaming on the Web free of charge”

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It’s one thing to work in the web media industry, but it’s another to actually embrace the web as your *only* source of domestic televisual news…

I was at first going to look into Kylin TV, but realized that some of the channels that I was eyeing, namely China’s Central Television, or CCTV, was in fact available on the web.

Direct media link: mms://live.cctv.com/cctv_live9

There’s even a P2P version, made by Haier, usually the world’s fourth-largest white goods manufacturer.

The links here previously were for CCTV-9, the English version of CCTV, but you can in fact watch CCTV-4, the international channel in Chinese as well, live streaming. However, it’s choppy compared with CCTV-9.

Wu Jianmin on CCTV-9 (web streaming)

Frankly, CCTV-9 feels kind of amateurish at times (most of the time), but is a very interesting view of China and the world from China. For instance, right now, they are showing an interview (entirely in heavily-accented, but accurate, English) with Wu Jianmin, a former China ambassador to France between 1998 and 2003. To speak of Deng Xiaoping’s forward attitude with foreign powers, “In Rome, you do things like Romans”, says the former ambassador. It has the feel of an infomercial, but I think at least you can get the official Chinese govt perspective first-hand.

Don’t expect much criticism – maybe that’s what it lacks in quality compared with Hong Kong or Taiwan-based channels.

PS: The current host James Chau‘s (周建成) portfolio website is… alarming. Another host, Jennifer Hsiung, a Toronto native, recently did a collab around the Beijing Olympics with Radio-Canada International.