Vol Beijing-Montréal sur Air China (CA879)

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Air China B777

Le vol 879 de la compagnie aérienne chinoise Air China est le premier vol direct qui relie une ville est-Asiatique et Montréal (il y a des vols directs vers le Moyen-Orient). Les différents paliers gouvernementaux y ont travaillé très fort durant les dernières années et il faillait que je l’essaie.

En général pour rentrer à Montreal de Hong Kong, où je vis depuis près de sept ans, je passe par Toronto, Vancouver, des villes américaines (via le Japon ou direct) ou même l’Europe, avant d’arriver à Montréal. Je n’ai jamais pris la route par la Chine, la raison principale étant que ça voudrait dire deux connections (à moins que ce soit le Japon, suis pas vraiment intéressé) et qu’en genénal, les lignes aériennes chinoises sont perçues comme inférieures sur plusieurs plans, dont celui du divertissement à bord, des repas.

J’assiste à un mariage en mi-septembre et lorsque je magasinais durant l’été pour les billets aller-retour en partance de Hong Kong vers Montreal, ceux-ci coûtaient tous plus de 1350 $US (par Air Canada, United) ou avaient des connections ridicules (le fameux Seattle-Minneapolis de Delta ou via Dallas-Fort Worth avec American — à des prix aussi élevés). Après vérification, il était possible à la dernière minute d’obtenir des vols via Narita et une autre connection pour moins de 900 $US.

On the Beijing airport express
Escale à Beijing

J’ai eu de la veine et suis tombé sur un billet à 800 $US (et même à 550 $US quelques jours plus tard) avec le vol Air China direct CA879 entre Beijing et Montréal (qui poursuit ensuite sa route vers La Havane, qui pour l’automne sera une journée sur les trois vols initialement prévus), surtout que je voulais m’arrêter dans la capitale chinoise pour voir la ville. La dernière fois c’était au printemps 2008, épisode bien documenté sur ce blogue.

C’était donc un vol en soirée de Hong Kong (CA116 — avec option pour un des vols plus de bonne heure au même prix) et une escale d’une nuit à Beijing, avant le départ du CA879 vers 13h15 heure locale, arrivée à 14h à l’aéroport PET.

Les vols vers Beijing (et Shanghai) sont notoires pour leurs retards en raison du traffic sur les routes aériennes entre la région du delta de la rivière aux perles (et ses cinq aéroports majeurs). Donc j’étais agréablement surpris de n’avoir que 40 minutes de retard sur le CA116.

J’ai eu un peu de difficulté avec mon étampe pour un transfert de moins de 24 heures, ayant pris la mauvaise voie, celle des transferts internationaux. Un forum sur Trip Advisor avait parlé d’une « voie spéciale », que je n’ai pas vu, par fatigue ou mégarde. En fin de compte, j’ai pris le transfert et les gens de la sécurité m’ont refait passer tout le tralala et je suis finalement ressorti par le comptoir ordinaire devant la file d’une bonne quinzaine de minutes.

Également eu de la difficulté à expliquer en Mandarin approximatif où mon hôtel était, mais on a trouvé et j’ai pas été surchargé (course de 19 RMB pour l’hôtel Ibis adjacent à l’aéroport). Prochaine fois, je prends mon hôtel sur la ligne d’airport express.

Parlant d’airport express, le lendemain, vendredi, j’ai réussi à sortir pour une balade de 4 heures entre mon hôtel, le parc de Chaoyang, et de retour au terminal 3 de PEK. Choses à laquelle on est pas habitué ? Une ligne express de train qui fait un détour dans un terminal de vols domestiques, et des trains vers l’aéroport qui te passent sous le nez à une station intermédiaire (Sanyuanqiao) car trop pleins. Mieux vaut éviter de faire la file plusieurs fois pour un billet en se procurant une carte du métro de Beijing (20 ¥ de dépôt, 25 ¥ par voyage d’airport express, environ 4 ¥ par voyage en métro habituel).

Ensuite, l’aventure du passage de la frontiere et de la sécurité. C’était une heure exactement entre l’entrée de la zone sécurisée pour voyageurs seulement et la sortie de la sécurité vers ma porte, terminal 3E. Pas fameux, mais pas loin de l’expérience de tout autre grand aéroport international qui n’est HKG.

Air China seat screen world map

Alors, ce vol CA879 ?

Bon, le vol lui-même ? CA 879 était super à l’heure. Les passagers avait l’air d’être à 95% en provenance de Chine (pas vu beaucoup d’Occidentaux), quoiqu’une bonne proportion des gens sont probablement citoyens canadiens. Boissons standard. Pas de menu papier distribué en début de vol, comme les vols de compagnies japonaises, européennes, m’ont habitué. Mais le choix c’était canard ou bœuf. J’ai pris canard, qui fut un bloc de riz et un ragoût style chinois de viande type volaille (je mettrais ma main au feu qu’il n’y a pas de canard dedans), au céleri, champignons et carottes. Il y a eu un petit pain pas très bon au beurre Président. Et une surprenante salade aux algues noires (je pense) et un morceau de vrai crabe (impressioné, sans ironie).

Pas de photos, car malheureusement mon téléphone était à off à ce moment-là. C’était une des rares fois dont je me souviens avoir été sur un vol où on interdit d’allumer même son téléphone (mode avion non accepté) et que l’équipage semblait devoir faire appliquer la règle (« c’est comme ça en Chine, monsieur »).

J’ai pris une melatonine et dormi après le dîner jusqu’à mi-vol (6e heure d’un vol de 12-13 heures).

Mon constat ? À prix égal, et si on a pas d’intérêt particulier pour s’arrêter à Beijing, vous êtes bien mieux de prendre un vol via Toronto ou Vancouver si votre destination est Hong Kong. Au rhytme où vont les choses, une connection entre Montreal et une autre destination est-asiatique ne semble justifiable que par le traffic en provenance d’Asie, et non vice-versa. Tout simplement pas assez de gens au Québec.

Écran de siège Air China

Il y a du français sur l’écran de siège devant vous, mais aucune annonce ne sera faite dans la langue de Molière.

Mais je peux voir certains avantages, au-delà des inconvénients de passer par PEK, et de l’escale de nuit dans les deux bords (car les vols entre PEK et HKG ne sont pas encore assez prévisibles, je pense). À prime abord, on arrive plutôt frais à Montréal, ce qui est franchement bien. J’ai pu aller me balader en ville à Montréal le soir de l’arrivée (sans sieste) et prendre un souper et des verres de pré-mariage, avec quelques espressos dans le corps, sans trop être pêté.

Sans l’attente estivale de deux heures aux frontières à Pierre-Elliott-Trudeau (ce ne fut finalement que cinq minutes aux frontières et quinze minutes en inspection secondaire pour me faire saisir mes deux gâteaux-lunes), on est content que notre journée dans un avion ou en attente n’est que de 14-16 heures, au lieu de facilement 20-24. Sur un vol via EWR ou ORD, c’est départ de la maison à 7h le matin à HK, fermeture de la cabine à 10h30, arrivée à notre destination américaine 14-15 heures plus tard, attente de 3-4 heures à l’aéroport, avant le vol d’une heure et demie pour YUL. Ici, on parle plutôt de se lever entre 8h et 10h le matin, être aux douanes vers 11h30, prendre son vol à 13h, puis atterrir à YUL direct 12-13 heures plus tard.

On aime moins qu’on interdise formellement d’allumer appareils électroniques à bord, surtout que le choix audio-visuel soit surtout en chinois ou de type plutôt « B » si en anglais (genre Démolition de Jean-Marc Vallée avec Jake Gyllenhaal ou la comédie Keanu). On peut encore y échapper si on écoute juste de la musique. Ah ouais, les prises de courant sous les sièges ne fonctionnaient pas (celles à côté des toilettes en arrière, oui).

Le taux de voyageur de première fois semble plus élevé qu’ailleurs mais on s’en fait pas trop (mélatonine + masque + bouchons pour les oreilles + coussin Muji avec capuchon).

Pour le prix, le plus important des facteurs, ça varie. Je me souviens l’avoir vu à 1400 $US auparavant (ne me rappelle plus de l’époque de l’année), mais il était bien en deça de ce prix en septembre 2016. À la dernière minute, le prix était d’environ 850 $US selon Google Flights.

Vol CA879 PEK-YUL

Air China plane at BCIA

Cantonese theatre on Lamma Island

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Cantonese theatre at Yung Shue Wan soccer pitch, Lamma Island

Every year, there’s a bamboo theatre set up from scratch at the soccer pitch near my home. In a matter of days, a temporary theatre made out of bamboo sticks (and surely some metal support) is setup to host Cantonese opera for Tin Hau’s Birthday on the 23rd of the Lunar Year. The soccer pitch happens to be just across the street from the Tin Hau Temple and just by the harbourfront in Yung Shue Wan.

It’s interesting to live in what’s technically the New Territories and definitely a rural area, which is only a 25-minute ferry ride to Asia’s most important financial centre. The festivities will go on until May 2 and, exceptionally, ferries out of Yung Shue Wan will run until 12:30 a.m.

Finding Taiwanese mandarins in Hong Kong

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Taiwanese mandarin orange

When I was living in Canada, I used to consume citrus fruits purchased in bulk with my family — a whole box of 30+ orange from Costco or crates of clementines from the supermarket. They make for a great quick snack, especially clementines, that are seedless and very easy to peel.

In Hong Kong, oranges are easy to find, but not so much for clementines. Since moving to Hong Kong, mandarin oranges (or 柑/kam in Cantonese) are the alternative. They are bigger, but usually have the trade-off of not coming in a seedless variety and are still somewhat harder to peel.

Mandarin oranges sold in Hong Kong usually overwhelmingly come from mainland China. Despite knowing about the Taiwanese ones, it wasn’t until recently, after consuming a lot of them as I was trying to shake off a seasonal cold back in March, that I paid attention to them. I even bought some a few years ago in my neighbourhood, but never realized how different they could be.

The mainland variety peels a lot easier, but the ones that I bought have always been drier and of varying quality (they taste fermented). Taiwanese mandarins are a lot sweeter and considerably juicier.

Taiwanese mandarin orange

Taiwanese mandarin orange

The Taiwanese ones are harder to find and you have to look to find them. According to a FAO estimate, 15.2 million tonnes of tangerines, mandarins, clementines, satsumas were produced in mainland China in 2013, compared with only 185,000 tonnes in Taiwan (around 80 times less).

In Taipei, I bought 8 for 100 TWD (~3 USD, so one is close to 40 cents) at a fruit shop outside Songjiang Market. The ones I bought on Friday were 6 HKD each, which is 77 cents, so roughly double the price. But if they’re specifically selling the fruits as coming from Taiwan and that the difference in taste and texture are so noticeable, it’s not surprising that there would be a market for them.

Sheung Wan fruit stall - Taiwanese mandarin orange

Sichuanese at the Shek Tong Tsui cooked food centre

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良品

I really enjoy going to cooked food centres, natural descendants of the Hong Kong dai pai dong. One of my favourite ones is on the 2/F of the Shek Tong Tsui market, in the west of Hong Kong Island, close to HKU. I’ve never known it by name and simply called it “the Sichuanese” (for the record, it’s called 良品 / leung ban) and used to go there with friends after work.

We returned to that market for the first time in maybe a year or two, and ate at the Sichuanese, where we hadn’t been back for even longer (last time, we had hot pot nearby). The bright yellow signs that served as menu were gone and replaced with something a lot more sober. I was initially afraid that the place closed down, but upon asking whether they had their trademark “saliva chicken” dish, to which they answered positively, I was at least sure that if it was new management (not sure if it was), they kept their old dishes.

I did the ordering: saliva chicken, green beans fried with ground meat, pork slices with garlic and shrimp with a salted egg “sandy/golden” sauce. And we shared two large bottles of cheap lager, which is what you definitely should have with a cooked food centre meal. Back in the days, they even kept Pabst Blue Ribbon in the freezer (or a very cold refrigerator), and the bottles would be covered in frost from summer’s humidity.

Pork slices with garlic / 良品 at Shek Tong Tsui cooked food centre

A bottle of Tsingtao

Prawn with salted eggs sauce / 良品 at Shek Tong Tsui cooked food centre

It’s too bad that I forgot to take photo _before_ eating. But it was just simply too delicious.

Saliva chicken is really more like a “mouthwatering chicken” than being made from any corporeal fluid. It’s a boiled chicken that’s then served with a mixture of chili oil, spices (including peppercorns) and maybe peanuts, garlic if you like that.

With bowls of rice and drinks, it was only HK$105 per person, and we were definitely full.

Making a Montreal smoked meat in Hong Kong

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Montreal smoked meat sandwich in rye flour bread with yellow mustard

On almost every trip home that I make, I would bring back a piece of my home back with me to my new home. This is my third attempt to recreate what Eastern European Jews brought to Montreal a hundred years ago, which soon became synonymous with Quebec’s metropolis (on par with poutine and bagels). The other times, I tried with pieces of beef brisket that were simply too small or cut for stews where you weren’t expected to cook the piece whole.

Before Easter, last week, I went to a butcher shop called Feather & Bone on Gage Street in Central that sold chilled Australian beef at a reasonable price (about 1/2 of what you normally pay at City Super). Beef brisket was HK$135 per kilogram (per comparison, 1 kg of smoked meat is sold CA$18/kg or HK$100). I got a portion worth HK$220, about half of the piece that the butcher had at hand.

I took out the extra fat covering the chunk of meat and covered it with a mix of curing salt (hard to find anywhere — I had to order it online and had it delivered to my parents in Canada), and spices in seed form (coriander, mustard and pepper), and a little bit of Schwartz’s mix (not necessary if you have stuff like onion powder, garlic powder or paprika).

For six days, I let the salt and nitrites in the rub be absorbed by the meat in my refrigerator. On Thursday, I put my brisket in cold water and put it back into the fridge. And did the same on Friday. Then on Saturday, I started the smoking, which consisted in having some wood chips be lightly burnt in a large pot that I destroyed in a previous attempt at making smoked meat. You could probably substitute this with liquid smoke, as suggested in the Lady and Pups recipe.

I steamed for two hours, but the result was pretty tough, like a roast. From previous experience with stews, I could definitely tell I didn’t steam it long enough.

Today, I steamed it again for myself and guests, and this time in a much smaller pot and for longer (around three and half hours). The result was absolutely perfect and felt and looked like what I expected buying at the best delis in Montreal.

(If you try this at home, salt and spice quantities are relative to your meat, maybe a tablespoon of curing salt per kg of meat, around the same quantity of regular salt. Spice mix should just be enough to cover the piece, and you could get creative, but coriander + mustard + pepper sounds just right. You’ll just need to prepare some more spice mix to rub again after desalinating.)

Montreal smoked meat pre-curing with dry rub

Montreal smoked meat cut in slices

After the steam today, you could cut into the meat as it was butter. The meat filaments would lightly break up and crazy delicious when picked from the plate mixed together with the beef fat and leftover seeds. The slices were served in homemade rye bread that I made on Saturday with yellow mustard spread all over the place.

If I had to change something next time, I’d probably try to source my pepper better. I’m not sure if what I got was correct (a random HK brand selling seeds from Malaysia). But more importantly, I’d probably use less salt and curing salt (with has 6% nitrites — which gives the red tinge to cooked meat). Despite desalinating for one day in fresh water twice, it was still too salty in the end.

The only effort really was in grinding the spices and waiting for the smoking to work. If I substitute for liquid smoke, maybe this could be extremely painless and a sure winner for future parties.

I’m always extremely happy to try making things myself, like back in the days on this blog when I explored for Chinese food in Montreal. Nowadays, it happens more often with Western food that I try to make on my own, because the restaurant equivalents are either out of price (for what they are) or denatured beyond acceptability.

DEBRIS: Vhils at Central Pier No. 4, Hong Kong

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Vhils at Central Pier No. 4, Hong Kong

Generally when the top of my pier is transformed into something, it’s either some sort of private party for luxury brands or a showroom for development projects. This time around for art week, my pier was transformed into an exhibit by Portuguese artist Alexandre Farto aka “Vhils”. His techniques range from screen-printing, metal etching and super high frame rate videography.

I only realized that the exhibit was right under my nose when a former colleague tagged this neon sign installation posted this.

After climbing two flights of stairs to reach the roof of the pier (whose upper floors I never had the chance to enter despite commuting through every day for the last six years), you will enter a tent-like temporary structure and start with portraits made of columns of styrofoams. It’s unmistakably the artist’ style: the edges, the hybridity, the verticals.

The spine of the exhibit is a super slow-mo video taken on the streets of Hong Kong playing on long horizontal screens, which might be around Tsim Sha Tsui, the Star Ferry and Nathan Road, with a mesmerizing soundtrack of beeps and bops from the city and/or your Facebook webapp. Who knew you could either make lights flicker in post-prod or that they just flicker on their own when in filmed at a very high rate?

Some of the art used found materials in Hong Kong, like doors that the artist etched faces on, or paper advertising posters that he would stick together and carve into so to reveal faces.

The exhibit “DEBRIS” runs until tomorrow, April 4 at 8pm.

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The Election

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HKTV's Election

C’est en grande pompe qu’a été lancée cette semaine la chaîne HKTV ici à Hong Kong. Dans une jurisdiction où seulement deux compagnies peuvent diffuser par la voie des airs, HKTV vient tout chambouler avec une programmation de haute qualité. N’ayant pu obtenir une licence, HKTV est une télévision gratuite sur le Web. La curiosité suscitée par HKTV est telle que le site a planté lors du lancement mercredi soir, en plus de battre des records pour le volume de transfert de données sur l’Internet hongkongais selon HKIX.

Une des offres les plus attendues de HKTV était « The Election » (選戰), une série dramatique sur fond d’élection directe du chef de l’exécutif de Hong Kong en 2022. De ce que je sais, les drames politiques au petit écran, malgré le succès de leurs équivalents occidentaux, n’existent pas (ou passent sous le radar) à Hong Kong. Election raconte le récit de la veuve d’un politicien apparemment décédé le soir de l’élection précédente de 2017 et qui décide cinq ans plus tard de se présenter elle-même. Son opposant présumé (on en est qu’au deuxième épisode, diffusé aujourd’hui samedi le 22 novembre) est un politicien à la Frank Underwood — mais les mauvaises langues diront que le personnage a été basé sur Jasper Tsang. Les deux rôles sont tenus par des vétérans du cinéma chinois et hongkongais, Angelica Lee Sin-je (The Eye) et Liu Kai-chi (Infernal Affairs).

Pour ce qui est de l’intrigue, elle nous laisse parfois sur notre faim lorsqu’on est habitué aux séries occidentales. Un punch à la fin du premier épisode et on se demande si c’était pas déjà un peu too much. Par contre, si on ne se nourrit que de séries TVB, la qualité de production de The Election nous rappelle que Hong Kong n’est pas une capitale cinématographique pour rien. On échappe cependant pas à la musique hyper-dramatique, comme si c’était devenu nécessaire pour guider le public hongkongais.

Le sujet de la série arrive également à point, avec Occupy Central (le mouvement des ombrelles) qui entrera demain dans sa neuvième semaine et dont l’enjeu principal est justement la formule de la prochaine élection du chef de l’exécutif en 2017. C’est véritablement un vent d’air frais dans le système quasi-monopolistique de la production télévisuelle à Hong Kong et du peu d’audace dans les séries produites à Hong Kong.

La crisse de pub de St-Hubert avec des Chinois

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Je n’ai pas souvent l’habitude de me défiler quand vient de dénoncer les trucs racistes qui propagent les traits stéréotypes qui passent sur les médias québécois.

Récemment, les restos St-Hubert ont créé une publicité pour leur dernière promotion, en mettant en scène deux propriétaires de restaurant chinois (un couple) qui se plaint de la concurrence que leur fait St-Hubert.

D’abord, je ne crois pas que la pub soit raciste, ou même qu’elle propage quoi que ce soit de stéréotypique. Moi, cette fois-ci, je trouve ça drôle et bon enfant. Le cantonais parlé par les acteurs sonne même authentique (avec un accent du sud-est asiatique, peut⁻être même ?).

Peut-être c’est que je vis maintenant à l’étranger, de surcroît un endroit où je fais maintenant partie de la majorité visible, mais je ne la trouve pas si pire que ça. C’est drôle, peut-on en rire ?

Ce qui n’est toujours pas très drôle par contre, c’est le manque flagrant de représentativité, que ce soit des Chinois d’origine, ou même juste Asiatique en général, dans la sphère publique au Québec. C’est ce qui depuis tant d’années me choque, et c’est pour ça que même de l’autre bout du monde j’étais très content de voir qu’un film comme Être Chinois au Québec ait été fait et ait reçu une diffusion en salle (mais pourquoi pas en ligne, bon sang?).

Y’a des luttes, mais celle du St-Hubert n’en est pas une à mon humble avis. Pour moi, l’affirmation de tous les jours, comme celle qu’on fait lorsqu’on choisit une carrière avec un rôle principal dans les médias ou en politique, c’est ce que je souhaite voir. Pis quand même, tant mieux si l’histoire du St-Hubert peut mobiliser.

Le cristal chinois (BBQ) 水天一色/燒臘

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Le cristal chinois 燒臘/水天一色

A new shop for siu mei, or siu lap, opened in the past couple of weeks. It’s called Le cristal chinois (水天一色 or literally “water sky one color”, aka the horizon), which is also the same name as the restaurant in the same building (presumably the same management).

This sort of Cantonese-style BBQ (the only sort, really) is popular in Chinatowns across the world, with its BBQ pork (char siu/叉燒), roasted duck (siu aap/燒鴨), white cut chicken (bak chit gaai/白切雞) and, my favourite, roasted pork (siu yok/燒肉, literally roasted meat, as if it were pig equaled default meat).

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The counter at cristal chinois

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Full on pork. Ask for the ribs part, if you can!

Despite raving regularly about Chinese food in Montreal and elsewhere over the years, Comme les Chinois has never written about siu mei. Siu mei is probably something just so default, so easy to pass over: my family has always ordered it for takeout when we were young and I would buy it on my way home when I didn’t have time to cook.

When I moved to Hong Kong four years ago, I would be constantly enthused to find it anywhere I go, including at the university cafeteria (at ridiculously low prices too — CA$3 for a rice and meat lunch). It’s simple, cheap and nourishing. And tasty. What more can you ask?

In Montreal, there aren’t so many takeout places anymore. In Chinatown, you got the one up on St-Laurent on the east side of the street, north of de la Gauchetière, and in the mall with the Kam Fung, across Dobe & Andy. Restaurant Hong Kong used to be the classic place for siu mei, but their counter shrank to the point that I wonder whether they still make their own. There may be some other places on de la Gauchetière on the pedestrian stretch, and I think Le rubis rouge restaurant has a stand attached.

However, the most prized item, the rice and meat (and double kinds/雙拼) lunch box, is a rarity and not frequently offered for takeout.

It’s hearty chunks of meat for $6 a box, with a side of Chinese cabbage, and $7 if you take a double kinds of meat of your choice. Too bad there isn’t enough volume to do suckling pig “on-demand” (as far as I know, in Montreal it’s only available as pre-order for takeout or in restaurants).

You can get the rice and meat combo at Restaurant Hong Kong for about the same price across the street, but it just isn’t the same in terms of your experience (no counter to check them meats out). Probably also at other siu mei places across town if they have warm rice on hand.

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The menu and market prices

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My double kinds of meat: roasted duck and roasted pork

Ai Weiwei’s Forever Bicycles in Toronto

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It was a bit after I saw a photo posted by Kristen Fung on her Instagram that I decided to make a detour to check out Ai Weiwei’s art installation before hopping on my bus back to Montreal.

The thing was smaller than I imagined it from pictures seen online (really). A nearby stand labelled Forever Bicycles (aka Yong Jiu 永久) as conceptual art. It was re-exposed, grander than the one in Taipei, for the Toronto Nuit Blanche last week. It seems a lot more dramatic too without the dark rubber tires, with only the pure, cold metal in the Toronto version.

You can peek in and even walk under the metal structure composed of several dozens (probably hundreds) of superimposed bicycle frames, or parts of bicycle frames.

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There was something really invigorating to watch the succession and repetition ad nauseam of regular forms (triangles, circles, arcs that make up circles), like you would often see in a data visualisation with lots and lots of data.

The message, if there is one, probably lies instead in the composition of the sculpture: bicycles, symbol of the pre-economic boom China, dismembered and reassembled into what looks like nothing, but that is grandiose to look at. Wat?

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See the entire set on Flickr

Du caca pigeon avec ça ?

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En général, Toronto est synonyme de bouffe chinoise. Du chinois de Hong Kong, du chinois de Shanghai, du chinois de Chaozhou. Du chinois.

Pour faire changement, je suis allé bouffer ce midi chez Samosa King Embassy Restaurant, qui est également un comptoir à emporter. Scarborough, sur Finch, c’est près d’où mes grandparents maternels vivent, et c’est aussi à la confluence des communautés chinoises et indiennes (ou sud-asiatique).

» C’est du caca pigeon «, dit le paternel. Le caca pigeon, ce n’est pas exactement ce qu’on voit sur la photo avoue mon père, mais c’est comment ils appelaient le mélange de machins frits et d’herbes et de légumineuses séchées, un genre de party mix qu’ils vendaient au magasin de mes grandparents paternels à Madagascar. Mon père aidait ma grand-mère à préparer ce mélange, que je présume était d’origine sud-asiatique.

Mada, c’est aussi un haut lieu de mélange culturel. Une grande île sur la côte sud-est de l’Afrique, elle est au carrefour des cultures africaine, arabe, indienne, chinoise, et française.

Un des plats de prédilection qu’on a adopté dans la famille avait sans doute des saveurs de cette région : un ragoût de boeuf au gai choy (feuilles de moutarde), avec des tomates et une pincée de mini crevettes séchées. Lorsque j’étais enfant, je dormais l’été dans des draps venus de Madagascar aux couleurs indiennes.

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Yung Kee, a Chinese BBQ and cured meat shop in Marham

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When I come to Toronto with my parents, we will inevitably do a trunkload full of Chinese food that you can’t find in Montreal. It’s less and less the case nowadays, with places like Kim Phat and others like C & T in Ville Saint-Laurent, that opened while this blog was busy living in Hong Kong. There are however still some items that you wouldn’t be able to find at the same level of freshness or quantity of production or year round availability.

One of those things is the Hong Kong-style cured meats. We went to Yung Kee BBQ (Market Village, Unit A10) to grab some of those. The shop sells the regular siu mei, but also had the regular kinds of cured meats that are typical in Hong Kong. In Montreal, as far as I know, you can only purchase them vacuum-sealed in Chinese grocery stores. Not that having them exposed in ambient air is a sign that it is fresher, more “home-made”.

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My mom, browsing the meats

When we were growing up, we typically had Chinese sausage (dried, uncooked, Chinese spirit-flavoured) in the refrigerator drawer alongside dry Italian cheese, western-style cold cuts and Chinese dried fish. The other items that we bought yesterday, namely the cured duck, was a bit more of a rare sight. The preserved pork belly (I think they use a mixture of soy sauce as a base) was even rarer.

How do you prepare them? We did them in the rice cooker, while cooking rice. It seems like the typical way of preparing Chinese cured meats for the eating. You can either put them directly on the rice in the mid-stages of rice cooking, for extra flavouring (and fat all over the place), or just on a plate over the rice. It could probably work on a plate in a steamer too.

The sausages are cured, so could you eat them raw? I’m too used to eating them steamed to try, but some people do argue that they are cooked and edible, thus as good as eating those pepperoni sticks. :S

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Preserved duck pieces

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Preserved pork belly

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Chinese sausage (“lap cheung”)

A new siu mei shop in Chinatown!

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Was lunching in Chinatown today and stumbled upon a new siu mei shop on St-Laurent at the ground floor of the Swatow. Le Cristal chinois probably opened a few days or weeks ago.

Siu mei (BBQ pork, roasted pork / duck chicken) used to be my default lunch when I lived in HK. I’m always excited when something new opens in Chinatown.

I peeked inside and saw that they had rice boxes with a roast for 6$, only written in Chinese. Will try it out in the couple of weeks.

Prendre sa place

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Hier soir a eu lieu la 3e édition annuelle du Bal de l’orchidée, organisé par l’AJPC (Association des jeunes professionnels chinois) dans l’atrium de la gare Windsor.

Mes amis Parker Mah et Bethany Or, ainsi que le réalisateur du film Être chinois au Québec, Malcolm Guy, étaient sur place pour recevoir le prix «Coup d’éclat» 2013 de la part de l’AJCP. Il y a sans doute plusieurs communautés chinoises, mais je pense qu’en bout de ligne, on a tous vécu des expériences similaires d’être une minorité visible au Québec. Il y a le pouvoir de l’argent, le pouvoir des relations et le pouvoir des mots, et c’est d’une certaine manière coordonnée ou non que ces communautés chinoises au Québec avanceront et prendront leur place au Québec.

J’appuie avec fermeté ce que Parker a dit, vers les 4:12 de la vidéo, au nom des gens impliqués de proche ou de loin dans le film : prenez votre place dans la sphère publique. «Pourquoi n’y a-t-il pas plus de Chinois impliqués au niveau social et engagés au niveau politique ?», demande Parker aux convives, qui comptaient parmi eux le candidat à la mairie Denis Coderre et la Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Diane de Courcy.

Prix «Coup d'éclat» et discours pour «Être Chinois au Québec» au Bal de l'orchidée 2013
Parker Mah, Bethany Or et Malcolm Guy reçoivent le prix «Coup d’éclat» 2013 de l’AJPC sous les yeux de Winston Chan, un leader de la communauté chinoise au Québec.

C’était particulier de voir autant de faces asiatiques, plusieurs vieux amis d’époques passées, des gens qu’on a peut-être déjà vu à la tévé.

Les invités au bal sont évidemment ceux et celles qui font partie d’une certaine élite professionnelle de Chinois et d’Asiatiques au Québec. Je ne crois pas en les révolutions, mais le film «Être Chinois au Québec» est un moment marquant, où même les critiques négatives dans un média mainstream, sont des opportunités au dialogue. Je pense que c’est par des petits gestes quotidiens qu’on peut arriver à prendre sa place dans cette société. La prochaine fois que vous pourrez vous impliquer, faites-le.

Le film sera à l’affiche jusqu’au 30 mai au Cinéma du Parc. D’ailleurs, après toutes les séances, des leaders francophones de la communauté chinoise tels que Pascal Robidas, Cathy Wong, May Chiu, Xi Sophie Zhang et Rosalind Wong seront au Cinéma du Parc pour répondre aux questions après le film.

Journeys

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When I traveled home for a visit during the Christmas holiday of 2010-11, I took a free afternoon to visit the Canadian Centre for Architecture‘s temporary exhibit at the time, Journeys: How travelling fruit, ideas and buildings rearrange our environment. Journeys was about the idea of travelling ideas and the people and things that circulate around the world to create the hybridized spaces we live in.

The curators organized the exhibition around examples of places that demonstrated how natural things (cucumbers, coconuts) and ideas (Old South residences in Liberia, Italian granite expertise in Vermont) traveled to enrich their environments. For instance, Japanese settlers in the post-war era of the 1950s went to Bolivia to experiment with agriculture, opening sections of jungle, starting with rice, but eventually going with other crops.

Hong Kong, the place I call home for the past three years, is the epitome of migrating cultures, ideas and fruits. Established as a British colony, the now Special Administrative Region has always been a place of transit for people and knowledge (and money), where things never quite stay the same (see 2046 and Culture and the Politics of Disappearance).

Hong Kong is one of those places where the land was established fairly recently (it ain’t Rome), and at the same time sees different cultures, ideas attach themselves, merge, mix and remix. People often stay in Hong Kong on transit, leave and come back.

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What’s a “cucumber”? The European Economic Community has a definition for that.

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Some Newfoundlanders move their homes to follow the source of their livelihood: fish.

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Freed slaves “colonized” Liberia, reestablishing the power structures they experienced in America.

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The bungalow: symbol of colonial power and occupation.

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Skilled labour from Piedmont and Lombardy transformed the granite industry in New England during the late 19th century.

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Building the Saint Lawrence Seaway in the 1950s was an opportunity for planning the new town of Iroquois.

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The Bijlmermeer was a modernist city built in the 1960s, only fully settled in the 1970s by Surinamese immigrants.

My family has been out of China since my grandparents. Probably because my parents were born in different places, we didn’t fully embrace the proxy culture (Madagascar and Vietnam) as much as some of my cousin’s families did, and took Hong Kong as a default ancestral home. And like a lot of Hongkongers (which we’re not even), our actual ancestral home is somewhere else. Right now, I would say that after three years, Montreal and everything that goes with it is my home. There’s nonetheless something familiar about Hong Kong, in such ways that I wouldn’t feel as comfortable living in Beijing or Taipei, say.