Un pain moelleux et dense à Hong Kong, est-ce possible ?

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Donq boulangerie, Hong Kong
Boulangerie Donq à Causeway Bay, Hong Kong

On dira ce qu’on voudra, mais le pain à Hong Kong… est fait au goût des Hongkongais. Ainsi, plus souvent qu’autrement, le pain que je mange à Hong Kong, c’est le pain tranché, marque Garden, communément appelé Garden Bread. Les miches sont hautes et font de grandes tranches.

Ceci est un exemple de pain tranché fait dans une petite boulangerie locale, Electric Road à Tin Hau:

Bread
Pain style « Garden Bread », dans North Point

C’est du pain tranché, alors bon, pour à peu près 10$HK (1,30$CA) la miche (qui nous dure 5 jours pour une personne), on ne s’attend pas à trop… Il a un goût doux et quelque peu pâteux. Peut-être même qu’on y met un peu de poudre de lait.

Little Mermaid: le plus facile à se procurer

Alors dans les pains un peu plus sophistiqués, qu’avons-nous à mettre sous la dent ? Il y a d’abord la boulangerie Little Mermaid, qui est la plus facile d’accès en général. C’est une boulangerie japonaise (voir site du Japon), mais qui a quatre petits magasins dans des supermarchés city’super. Le pain est malheureusement beaucoup trop léger à mon goût et se conserve très mal si vous vouliez vous faire un lunch pour le lendemain. La baguette se vend 20$HK. Les petites pâtisseries sont bien bonnes par contre et soulagent souvent des fringales de fin de semaine lorsque je débarque de mon ferry, juste à l’extérieur du city’super du IFC Mall.

Facile à se procurer, parce que les city’super sont dans des grands centres commerciaux mainstream (pas des centres commerciaux super haut de gamme, comme les autres ci-dessous), et parce qu’on en fait en plutôt grandes quantités pour qu’il en reste à l’heure de la fermeture.

Robuchon: le meilleur à Hong Kong

Récemment, je suis allé chez Robuchon à The Landmark. Mon collègue me l’avait recommandé il y a quelques mois de celà, mais Robuchon est probablement l’un des endroits les plus inaccessibles pour de la bonne bouffe étrangère dans Central (idem pour Oliver’s Deli). L’atelier de Joël Robuchon est l’un des restaurants les plus reconnus de Hong Kong. La boulangerie était dans le restaurant au 3e étage dans le fond du Landmark. C’était à la fin de ma journée de travail, vers 19h30, alors il n’y avait plus grand chose au comptoir: juste un pain de campagne et une baguette courte au blé entier.

Baguette de chez Robuchon à Hong Kong
Baguette de chez Robuchon à Hong Kong

Robuchon : un pain dense et moelleux, comme il n'y en a pas assez à Hong Kong
Une baguette dense et moelleuse!

Le pain que j’ai acheté 14$HK était juste suffisant pour me faire un sandwich au saucisson et camembert, et il était certainement le meilleur que j’ai acheté jusqu’à ce jour à Hong Kong (Celui de Première Moisson à Montréal est probablement un peu mieux). La baguette ordinaire était toute vendue, mais habituellement à 20$HK. Celle que j’ai acheté, qu’on m’a dit être de blé entier, aurait en fait pu être un pain au levain, au goût quelque peu acidulé et à la réconfortante odeur de levure.

J’y retournerai et prendrai de meilleures photos.

Donq: excellente et accessible

The best French bread in HK comes from... Japan
Donq

En attendant, il y a deux autres boulangeries auxquelles je suis allé dans les derniers mois. L’une d’elles est la boulangerie Donq (voir la première photo). Elle était, avant Robuchon, la meilleure que j’ai mangée à Hong Kong. Le pain était croustillant (plus qu’à Little Mermaid) et se conservait relativement bien la journée suivante.

Comme Little Mermaid, Donq est une boulangerie d’origine japonaise et a deux succursales à Hong Kong. L’une est au sous-sol du grand magasin japonais Sogo à Causeway Bay, tandis que l’autre se trouve à North Point, près de la station de MTR Fortress Hill. Le pain est généralement bon (croustillant et moelleux), et on peut avoir du pain chaud à deux ou trois reprises dans une journée. Il arrive que les baguettes soit trop cuites et prenne une amertume marquée. Pour 17$HK (et plus longue et dense que chez Little Mermaid), c’est moins cher que tous les pains sophistiqués de Hong Kong! À chaque fois que je vais à Causeway Bay, je m’arrête toujours chez Donq pour m’acheter une baguette.

Simplylife: Pour faire changement

Baguette from Simplylife, Hong Kong
Simplylife

L’autre pain à essayer est chez Simplylife dans IFC Mall. Simplylife est un bistro style occidental et a également un comptoir à pain. La baguette est bonne, mais est plus chère que les autres mentionnées ci-haut, à 22$HK, en plus de n’être pas plus dense que celle de Donq et d’être souvent, sinon toujours, brûlée (à toutes les 4-5 fois que j’y suis allé). Peut-être qu’il y a une logique pour le pain trop cuit, pour une croûte qui reste dûre toute la journée (c’est ouvert jusqu’à ce que le resto ferme, vers minuit on présume), mais ça ne fait pas des baguettes trop appétissantes. Mais c’est aussi une des baguettes qu’on peut aller acheter facilement, car c’est direct dans le IFC Mall, en route vers les quais de Central.

Le Prix Nobel de la paix dans la presse hongkongaise

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Vendredi dernier, Liu Xiaobo gagnait le Prix Nobel de la paix 2010. Samedi matin, voici ce qu’avait de l’air certaines unes de journaux à Hong Kong:

SCMP, 2010-10-09 #liuxiaobo
South China Morning Post – Liu Xiaobo remporte le Prix Nobel de la paix

Apple Daily, 2010-10-09 #liuxiaobo
Apple Daily – Monument aux droits de l’Homme, Liu Xiaobo reçoit le Prix Nobel de la paix

Ming Pao, 2010-10-09 #liuxiaobo
Ming Pao – Pub de Billionnaire Royale. (Billionnaire avec deux n, comme si c’était en français. Ils aiment beaucoup ça en Asie, y compris à Hong Kong.)

Faut dire que ce sont ici les trois journaux qu’on peut acheter au quai de Yung Shue Wan sur l’île de Lamma, une île de 6000 habitants, aux tendances plus libérales à mon avis (beaucoup d’expatriés et gens de la communauté créative). Bravo à Ming Pao pour sa couverture hors-contexte. Lors de la prise d’otages de Manille en août dernier, quelques journaux étaient eux aussi pris entre un événement surprise (quoique certains diront qu’on le savait depuis un bon boutte pour Liu Xiaobo) et leurs engagements avec leurs commanditaires (voir article). Journal centriste, le Ming Pao avait quand même sous sa pub, une page frontispice consacrée à Liu Xiaobo.

Roland Soong de l’excellent blogue EastSouthWestNorth blog basé à Hong Kong a les autres, incluant les très très pro-Beijing (et marginalement lu) Wen Wei Po et Ta Kung Pao, qui n’ont pas raconté un mot sur Liu Xiaobo. Au lieu, ils titraient avec la nomination du nouvel homme de Beijing à Hong Kong et Macau, Wang Guangya, semble-t-il un politicien plutôt libéral, me disait un journaliste posté à Hong Kong.

Selon le niveau de « pro-Beijing-alité », les journaux donneront une couverture plus ou moins grande (parfois inexistante) à ces événements de politique intérieure, comme la commémoration de 6/4 (événements de la Place Tian’anmen). C’est d’ailleurs un exercise assez intéressant pour les chercheurs de médias (comme Monsieur Soong). En général, tous les journaux réellement lu auront au moins un encadré, comme le Oriental Daily (qui est dans la catégorie des pro-Beijing).

À l’aide d’un outil que nous avons nouvellement créé au JMSC pour notre projet de médias sociaux, mon collègue du CMP a parcouru la twittersphère chinoise et a noté plusieurs réactions de micro-blogueurs d’influence qui résident en Chine continentale.

Bon, il y a de la censure, mais c’est pas comme si tout ce qui est touchy sur Internet disparait du jour au lendemain, comme sur ce blogue de QQ.com (un des grands portails chinois, basé à Shenzhen).

Mise à jour (2010-10-12): Et pendant que la grande partie de la presse étrangère donnait carte blanche à Liu Xiaobo, Roland Soong fait un survol de ce que Liu Xiaobo a vraiment dit.

Fête nationale et de ma première année à Hong Kong

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Fireworks in the Harbour, National Day

October 1st is the day of the founding of the People’s Republic of China (in 1949) and otherwise National Day, and most importantly, a well-deserved public holiday in China and Hong Kong. It’s also what I consider the day of my arrival in Hong Kong last year.

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Le 1er octobre est jour de Fête nationale en Chine et à Hong Kong, et aussi le jour de mon arrivée à Hong Kong en 2009. Je me souviendrai de ce spectacle de feux d’artifice l’année dernière qui se terminait alors que mon autobus en provenance de l’aéroport longea le port de Hong Kong. Cette année, j’étais sur un bateau avec des amis… un bateau qui nous a donné bien des frissons, tant la mer était houleuse avec les dizaines d’autres embarcations civiles dans le port en même temps.

L’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal recrute… par les médias chinois !

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Par hasard je suis tombé sur cette nouvelle publicité virale réalisée pour nul autre que l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, un hôpital du CHUM ! En haut à droite, le nom de la » station de télé «, c’est 也不上哪, qui veut dire (je pense) que ça ne sortira nulle part. 🙂 Façon originale de spoofer les médias chinois au Québec !

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This is an advertisement for recruitment at the Sacré-Cœur Montreal hospital that I found by chance while surfing on a local Montreal news portal. Featuring a former baseball commentator and two professional hockey players, you would probably pick up pretty quickly that this is not real news. The Chinese characters on the top right corner 也不上哪 (ye bu shang na) mean that “it won’t be broadcast anywhere”. Interesting and original way to spoof mainland Chinese media in Quebec!

Le défi Octopus: un mois sans utiliser d’argent sonnant

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Octopus

La carte Octopus (lien Wikipédia) est la carte à puce rechargeable sans contact à Hong Kong depuis son lancement en 1997. D’abord utilisée comme mode de paiement dans le MTR, le métro et réseau de trains de Hong Kong, l’Octopus est devenue presque de la monnaie électronique. Dans les points de service du MTR, mais aussi dans n’importe quel 7-Eleven ou Circle K (des dépanneurs) de la ville, on peut recharger sa carte avec de l’argent comptant.

Et on peut aussi l’utiliser presque partout, que ce soit dans les restaurants, au supermarché ou même chez le coiffeur, tant qu’ils sont munis d’un terminal Octopus. La firme qui a créé l’Octopus est une joint venture entre les cinq plus importantes compagnies de transport de Hong Kong. Octopus Cards Limited s’est d’ailleurs retrouvée dans l’eau chaude cette semaine, lorsqu’elle a reconnu avoir vendu des données à caractère personnel à des compagnies, qui les auraient ensuite repassé à d’autres.

(Avec les Octopus personnalisées, on s’en sert aussi dans les écoles pour prendre les présences à l’entrée, et dans certains complexes résidentiels pour la vérification à l’entrée.)

Comme résident de Hong Kong, je peux « personnaliser » ma carte et l’associer à ma carte de crédit. C’est l’Automatic Add Value Machine System (AAVS). Lorsqu’une transaction amène ma balance sous zéro, le système le détecte et charge automatiquement 250$HK (33$CAD) sur ma VISA.

Donc, je me lance le défi de ne pas utiliser d’argent sonnant durant tout le mois d’août. Je vous dirai au courant du mois ce que ça donne…

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(I’m going to try living without ringing cash in August, and just use my Octopus or bank cards. I dedicate this to our collective hatred towards having those cupronickel $5 and $10 in our wallets…)

La construction de la nouvelle Plaza Swatow : une histoire de 2007 à 2010

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The new and the old Swatow 長盛
Septembre 2007

Swatow Plaza - May 2008
Mai 2008

Plaza Swatow - March 2009
Mars 2009

Plaza Swatow, 2009-05-29
Mai 2009

Plaza Swatow - December 2009
Décembre 2009

La Plaza Swatow dans le Quartier chinois ouvrira ses portes au grand public le 1er août 2010. Il aura fallu près de trois ans, entre le moment où la pancarte annonçant la construction du centre commercial aux vocations multiples (un resto, un supermarché, du stationnement, des petites boutiques et de l’espace à bureaux) n’eût été posée et son inauguration.

Au fil des années, je me suis interessé à ce projet qui promettait de revitaliser un Quartier chinois aux trous béants et de plus en plus mis au défi par le deuxième Chinatown qui se développe aux abords de l’Université Concordia, loin de l’establishment d’origine cantonaise et hongkongaise.

La Plaza Swatow s’appelle 長盛廣場 (Changsheng Guangchang) en chinois, ce qui veut dire longue prospérité, alors que « Swatow » c’est l’ancienne romanisation de la ville portuaire de Shantou. Au delà des noms, ce centre commercial, qui a bien l’intention de durer, est la première construction majeure dans le Quartier chinois depuis celle du complexe Guy-Favreau et la Place du Quartier en 1983.

Cet article est également publié sur le blogue Spacing Montréal.

Pas de Fantasia cette année, mais quand même

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Depuis 2003, je n’ai manqué Fantasia qu’une seule fois, et c’était en 2005 lorsque j’étais justement en voyage à Hong Kong. Les autres années, j’allais voir invariablement plus d’une douzaine (deux douzaines parfois) de films, entre films occidentaux weird et pas rapport, films d’horreur asiatiques ou italiens/espagnols/etc et autres blockbusters hongkongais présentés en primeur. (Voir ce que j’ai écrit sur smurfmatic.net par les années passées)

Ma liste de 2009 est représentative de ce que je souhaite voir année après année. Mais dans ce que je finis par voir, s’ajoute toutes sortes de films que mes amis choisissent également d’aller voir.

C’est un peu con, si vous voulez mon avis, d’amalgamer films asiatiques et films de « genre ». Par contre, dans la réalité de Montréal, on ne peut pas espérer attirer des foules pour un festival de films uniquement asiatiques. Surtout pas pour obtenir un festival d’un tel volume et d’une telle ampleur comme Fantasia. Avec sa centaine de films et deux salles de plus (l’Impérial et le Rialto) Fantasia reprend donc où il avait laissé, pré-rénovations de l’Impérial, qui avait forcé le festival à déménager à Concordia.

Dans l’est du Canada, Fantasia est sans pareil. Même à Toronto, le festival de films asiatiques, l’excellent Reel Asian International Film Festival, n’a présenté qu’une vingtaine (au plus) de longs métrages en 2008, la fois où j’y suis allé.

Beijing Bubbles
Beijing Bubbles, présenté en 2007 à Fantasia dans le cadre de la sélection « Documentaries from the Edge »

J’ai parcouru le site Internet de Fantasia et j’ai noté quelques choix au passage.

Les Documentaries from the Edge reviennent à nouveau cette année. Par les années passées, j’ai découvert des perles rares (qu’on ne trouverait pas ailleurs qu’un festival), comme Beijing Bubbles sur le rock pékinois, ou celui qui suivaient des maniaques de World of Warcraft.

De plus, il y a une superbe section spéciale sur le cinéma coréen, que j’imagine vient de Mi-jeong Lee, directrice de la programmation asiatique et aussi directrice de Ciné-Asie à Montréal.

Festival Fantasia 2008 - Kim Nguyen / Truffe
En 2008, Kim Nguyen présente la grande première de son film Truffe, mettant en vedette Roy Dupuis et Céline Bonnier.

Ce qu’on aime de Fantasia

C’est surtout le bon temps qu’on passe entre amis, et différents groupes d’amis. Comme le nom le dit, Fantasia c’est un festival. Pas rien qu’un festival où l’on va voir des films; c’est aussi endroit pour se réunir et pratiquer nos rituels. C’est-à-dire faire la file pendant deux heures pour s’acheter ses quarante billets le premier soir (même si on peut revenir le lendemain et faire la queue pour 15 minutes seulement), ou crier « Daniel » lorsque l’éternel collaborateur de Fantasia vient éteindre les lumières avant chaque projection du Théâtre Hall à Concordia. Ou bien faire la queue autour de l’édifice Hall avant les films.

C’est aussi un méga get-together pour la communauté geek de Montréal, celle qui, genre, travaille ou aspire à travailler pour Ubisoft Montréal, commanditaire numéro un de Fantasia. On revoit la fille qui écrit pour tel zine de cinéma, ou le gars qui aime faire du cosplay déguisé en Sephiroth, ou l’autre qui fait de la production de vidéo sur le Web (ou le gars qui aime crouser les filles asiatiques en été).

L’été à Montréal, ce n’est pas le festival de Jazz ou les Francofolies qu’on attend(ait) impatiemment à chaque été. L’été à Montréal, c’était le festival Fantasia.

Daniel of Fantasia and a fan, perhaps
Daniel de Fantasia, en 2007

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Sold-out films in 2009

Alors, si t’es pas en ville Cédric, qui va-t-on voir pour parler ?

D’abord, allez voir Sabina Tang, une de mes bonne amies et blogueuse, animatrice de radio à Radio Centre-Ville (site de l’équipe sinophone). J’ai entendu qu’elle parlerait de Fantasia à son show, et il y a déjà un article publié sur le site de l’équipe chinoise.

Sinon, allez parler à Mike Vo, alias DJ Mister Vee, l’animateur de Beats from the East, une émission de musique urbaine asiatique à CJLO la radio de Concordia. Il va faire tourner des tounes avant la projection de plusieurs films au théâtre Hall. Allez lire l’article écrit sur Mike par un de mes lecteurs, Briques du Neige (sic), qui est aussi très présent à Fantasia.

La finale de la Coupe du monde à 4h du mat

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Vidéo à la mi-temps du lieu où j’ai regardé le match

La finale s’est terminée à 5h00 pile et je suis rentré chez moi dormir vers les 5h10. Les Rouges (en bleu marin, ce soir) l’avaient emporté sur les Oranges.

J’ai regardé le match sur la terrasse du bar-restaurant Lung Kong, au bord du petit port de la Baie des banians (Yung Shue Wan) sur l’île de Lamma, avec une trentaine de téléspectateurs avertis (qu’ils allaient être groggy le lendemain), pour la plupart des expatriés de toutes nationalités, mais aussi des Hongkongais.

La foule était surtout derrière les Pays-Bas, les négligés de la joute, je crois. Le type assis à côté de moi, un Irlandais vêtu d’un t-shirt orange vif, était convaincu que l’Espagne aurait le dessus. Et ce fût le cas à la 116e minute, sur le but d’Iniesta, qui nous assurera qu’on n’aura pas besoin de se taper en plus les tirs de barrage. Il était déjà 5h moins dix à ce moment là…

Ambiance au village

Avant le match, les ruelles de Lamma (un village, au sens propre du terme) avaient les allures de film de zombies. L’autre soir (ou nuit), en route pour voir Allemagne-Espagne, j’avais sursauté à un coin de rue de chez moi, lorsqu’un voisin a ouvert sa porte et est sorti juste devant moi, alors que j’avais l’oeil concentré sur l’appli Twitter de mon smartphone.

La scène était assez surréaliste ce soir aussi, avec des gens dans leurs habits de nuit pataugeant à travers les étroites rues de campagne pour se rendre au bar sportif le plus proche. Un nombre impressionnant de commerces qui n’étaient pas ouverts pour les demi-finales, l’étaient ce soir : un proprio de dépanneur du coin était en poste, regardait le match sur sa télé 18″.

Au retour, il y avait encore plus de gens dans les rues, décidés à retourner chez eux le plus vite possible. Ça a sûrement été un lundi matin difficile pour beaucoup de monde en Asie de l’Est.

Suite et fin

Mon équipe, la Corée du Sud, est passée proche de faire les quarts de finale. Je crois qu’elle a atteint ses objectifs de passer en ronde éliminatoire.

Ce fût un plaisir de bloguer pour celle-ci, même si je ne suis pas d’origine coréenne. Cette équipe me captive depuis son parcours incroyable de 2002 (demi-finale perdue à l’Allemagne) et me gardera sans doute captivé pour les années à venir.

Ce blogue a aussi certainement été d’un fun rare à écrire. Merci à l’équipe de Radio-Canada Sports et de Radio-Canada.ca.

Sur ce, à la prochaine peut-être !

Cet article fût mon dernier à être publié pour mon blogue de la Coupe du monde (Corée du Sud) sur Radio-Canada.ca.

Merci Jacob Tierney, et permets-moi d’ajouter mon grain de sel

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Bon, ça n’arrive pas très souvent que des sujets d’actualité au Québec viennent (encore) me chercher, mais la récente controverse soulevée par Jacob Tierney, réalisateur de The Trotsky et Montréalais anglophone, en tout cas m’a fait réagir tous mes réseaux sociaux (en lisant le dernier Urbania).

Le bal a débuté dimanche, lorsqu’en entrevue à La Presse à Los Angeles, Jacob Tierney lance « Les anglos et les immigrants sont ignorés » (voir lien). Plus tard, il en rajoute, et Marc Cassivi (titrant Aveuglement volontaire) y met son grain de sel, qui contient beaucoup de bon sens.

Pendant ce temps-là, j’essaie de partir la conversation sur mon Facebook, et on me répond longuement, mais sporadiquement.

Ouais, alors mon grain de sel… Je pense qu’on le voit au cinéma, mais on le voit aussi dans toute la sphère publique de la société québécoise, que ce soit en politique, dans les médias ou ailleurs.

Si on se limite qu’au cas des Asiatiques (et même pas celui des Québécois d’origine chinoise, le cas qui m’intéresse), vous ne les voyez jamais dans une série télé, représentant un parti politique de façon sérieuse. Le Canada anglais a toujours eu quelques ministres ou secrétaire d’état d’origine asiatique dans le gouvernement (Bev Oda, par exemple, ou Raymond Chan avant chez les Libéraux).

Dans les médias radio-canadiens, oui Céline Galipeau est à moitié vietnamienne, mais on n’en a aucune idée de ça et de pourquoi elle n’en parle pas, et idem pour Natalie Chung, moitié d’origine coréenne ? Mais à quand un Andrew Chang, le anchor à CBC Montreal ? Ou bien un John Lu qui couvre les Canadiens pour TSN ?

J’ai passé deux ans à Radio-Canada(.ca) et je sais que mes anciens patrons ont essayé. Sylvain Lafrance le présentait année après année dans sa présentation annuelle, qu’il fallait être plus représentatif du Canada, en termes d’embauche de personnes de couleur (je paraphrase, mais c’est ce que j’ai compris). Il y a des gens payés par la CBC/Radio-Canada pour des projets de diversité. Du côté français, je connais pas la personne. Mais en anglais, il s’appelle Alden Habacon et est basé à Vancouver. En plus de travailler pour la CBC à temps très plein (son bureau a été coupé presque en entier au printemps 2009), il est le fondateur du magazine en ligne SchemaMag.ca.

Je félicite aussi la société d’état pour son initiative des 32 blogueurs (dont je fais partie), qui donne un peu de couleur à Radio-Canada.ca.

Mais comme à Radio-Canada.ca ou à Cyberpresse, certaines insensibilités ou erreurs pourraient être évitées si les salles de presse étaient plus représentatives du pluralisme et multiculturalisme de notre société.

Je pense donc qu’on essaie. Mais le manque de main d’oeuvre qualifiée, est-ce que c’est aussi à cause de notre société ? Comment est-ce que ça se fait qu’il n’y a pas plus de journalistes, politiciens, activistes d’origine chinoise dans notre société ? Peut-être, je me suis dit, que c’est à cause du manque de modèles de rôle ? C’est une des raisons qui m’ont poussé à créer la section entrevues Regarde les Chinois de ce blogue, pour desservir cette jeunesse d’origine chinoise/asiatique de ma génération culturellement très québécoise.

En fin de compte, c’est peut-être une question de confiance en soi. Confiance qu’on peut accepter ceux qui arrivent avec leurs différences. Oui, je connais mon répertoire de Beau Dommage et j’aime ça quand La Rue principale est au menu de mon karaoke à Montréal, mais je préfère aussi voir mon quota de mauvais films de Hong Kong et écouter ma musique indépendante chinoise.

Depuis que je vis à Hong Kong, je trouve aussi que je cultive mon côté montréalais francophone beaucoup plus qu’avant, et que j’ai besoin de lire mes médias en ligne produits au Québec et de rencontrer mes amis Québécois exilés ici.

Je pense qu’on doit faire de la place pour des voix différentes, et pas juste dans le cinéma, mais dans toutes nos institutions publiques. Les Chinois, c’est pas juste bon pour tenir des dépanneurs, et les Viets, c’est pas juste des dentistes et médecins (LOL). S’il manque de main-d’oeuvre qualifiée en journalisme, en arts, en politique (ce que j’entends souvent en parlant au monde), c’est peut-être que les conditions ne sont pas là pour encourager les minorités au Québec à s’engager dans ce type de carrières moins concrètes. Ça prend des modèles, et ça prend des opportunités d’emploi réelles je pense.

Restaurant Hong Kong

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Restaurant Hong Kong, Boulevard St-Laurent

Je ne vais plus au restaurant Hong Kong, sur Saint-Laurent à Montréal. Lorsque j’y suis retourné la semaine dernière, juste pour voir, pas pour manger, j’ai remarqué qu’on avait complètement changé l’intérieur, et qu’on avait tout enlevé le mur qui séparait le comptoir du BBQ chinois du reste de la salle à manger.

Le Hong Kong est probablement l’un des plus vieux restaurants chinois du Quartier chinois qui soit encore debout aujourd’hui. Dans les années 80, lorsque j’étais enfant, je me souviens qu’en bas du Hong Kong, il y avait une poissonnerie du nom de Kowloon. Comme une blague que seuls ceux qui connaissent Hong Kong comprendront (car sur le territoire de Hong Kong, Kowloon est la partie péninsulaire en face de l’île appelée Hong Kong).

Dans un des premiers articles de ce blogue, écrit il y a plus de deux ans, je reprenais des photos prises du Chinatonwn par mon père en 1984. Le restaurant Hong Kong existait déjà, mais c’était une épicerie sur de la Gauchetière, avant qu’un incendie vienne la ravager quelques années (mois?) plus tard. Ça, je ne m’en souviens pas du tout.

Boulevard St-Laurent 1984
Boulevard St-Laurent en 1984, photo par Jean-Pierre Sam

Dim sum with my friends

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Dim sum with friends

We celebrated the actual St-Jean-Baptiste as it should at the dim sum restaurant (Kam Fung on St-Urbain). Frankly, dim sum, “small bits” Chinese brunch, may not always be my favourite meal to have. But in Montreal, it doesn’t get better, as a way to assemble our group of friends around the same table.

In fact, one good thing about Chinese restaurants is the round tables, instead of rectangular ones that you’d find in Western restaurants. It’s really nice, because I wouldn’t have been able to speak to everyone sitting around the table otherwise.

***

On a célébré la St-Jean-Baptiste comme il se doit, c’est-à-dire au restaurant dim sum (Kam Fung sur St-Urbain). Mais pour être franc, le dim sum est loin d’être mon choix personnel de resto, mais y’a rien qui bât ça quand vient de trouver quelque chose pour rassembler tous mes amis autour d’une table.

Le resto chinois, peut-être comparé au resto occidental, a la qualité de placer les convives autour d’une table ronde, ce qui favorisera les interactions. Si on s’était mis autour de tables rectangulaires, je n’aurais certainement pas pu parler à tout le monde rassemblé ce midi-là. Alors, bravo au concept des tables rondes !

Blogue sur Radio-Canada.ca pour la Coupe du monde

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À défaut de voir la Chine (peu importe la dénomination République populaire, Taipei, ou Hong Kong) être représentée dans la ronde finale du tournoi de la Coupe du monde, je vais bloguer pour la Corée du Sud dans le cadre de la section « 32 blogueurs » du site FIFA 2010 de Radio-Canada Sports. Voici le lien:

http://blogues.fifa.radio-canada.ca/KOR/

Je vais essayer (du mieux de mes capacités de fan de hockey) de commenter les performances des tigres de la péninsule coréenne, mais surtout d’essayer d’apporter de l’agrément hors-terrain en direct de Hong Kong, et de Montréal, où je passerai en vacances du 16 au 28 juin.

Vous pourrez par exemple lire ma vignette sur Nintendo World Cup, le jeu qui m’a plus marqué que la Coupe du monde elle-même, lorsque j’étais ti-cul en 1990-91. J’ai aussi une entrevue avec un fan de Man Utd et de ce qu’il pense de Park Ji-Sung, le Crosby (et bien plus) de l’équipe sud-coréenne.