Sichuan earthquake in Montreal

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Dons
Magasin d’art, Parc Sun Yat-sen / Art shop, Sun Yat-sen park.

Je me suis promené cet après-midi au Quartier Chinois à la recherche de signes de compassion à l’égard des victimes du séisme du 12 mai au Sichuan.

I walked in Chinatown this afternoon, looking for signs of compassion for the victims of the May 12th Sichuan earthquake.

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L’épicerie chinoise qui hurla ses bas prix, le volume dans le tapis

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Wing Cheong Hong - Quartier Chinois de Montréal

Vieilles tactiques de vente, nouveaux moyens technologiques. Il y a deux semaines, un dimanche en fin d’après-midi, je me promenais dans le Quartier Chinois de Montréal pour faire mes courses comme à l’habitude. Alors sur De la Gauchetière, rendu à Clark, une voix forte et animée (et amplifiée), venant d’environ une trentaine de mètres en bas cette dernière, me réveilla de ma paisible marche. Franchement! D’où est-ce que ça pouvait bien venir?

Ça venait du haut-parleur de l’épicerie Wing Cheong Hong, et les annonces étaient celles des bas prix du jour que lançait tel un encanteur le président de l’entreprise, M. Bobby Chen, alors au contrôle du micro à cette heure-là. À ce que je sache, aucune autre épicerie chinoise au Quartier Chinois ne compte sur ce stratagème.

J’entre dans le commerce, et après avoir ramassé mon paquet de bok choy pour la semaine, je pique une jasette avec M. Chen. Il me dit que le fait de hurler les spéciaux du jour à la porte du commerce est une pratique courante au Japon. « Ils n’ont pas le droit d’utiliser de micros là-bas, alors pour vendre le stock qu’il viennent de recevoir en spécial, ils embauchent des gars avec des porte-voix, puis des belles filles en bikini! », me dit-il.

Il va sans dire que les marchés d’alimentation, depuis l’aube de l’Humanité, ont usé de ce procédé pour vendre leurs salades. Je n’ai pas demandé à M. Chen s’il avait effectivement le droit d’en faire de même avec les moyens de nos jours. En tout cas, si la musique forte est acceptable, alors pourquoi pas une circulaire parlante?

Bobby Chen
M. Chen, aux commandes.

An English version of this article was published on Spacing Montreal.

Chinatown’s Jewish History

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Jewish Chinatown

Today, my friend Chris DeWolf wrote an article in the Gazette about Montreal Chinatown’s Jewish past:

If Chinatown’s Jewish heritage isn’t obvious, it’s probably because it has been erased by time and redevelopment, swept away like Chenneville St. and its quietly imposing synagogue.

(…)

Located on a small street (now shortened and written as Cheneville) between St. Urbain and Jeanne Mance Sts., below Dorchester (now René Lévesque) Blvd. and above Craig (now St. Antoine) St., it was built in 1838 by Montreal’s oldest Jewish congregation, Shearith Israel.

In 1887, when Shearith Israel moved to a much larger home on Stanley St. – following the westward migration of Montreal’s older generations of Canadian-born, anglicized Jews – the synagogue was rented by Beth David, a congregation of Romanian immigrants who arrived in the late 19th century, part of a huge wave of Jewish immigrants from eastern Europe. Over the next three decades, the area around present-day Chinatown – with Bleury St. to the west, Sanguinet St. to the east, Craig to the south and Ontario St. to the north – became the heart of Jewish Montreal, a haven for Yiddish-speaking immigrants who established businesses, synagogues and many of the Jewish institutions that still exist.

Israel Medresh, a journalist for the Kanader Adler, a Yiddish-language daily newspaper, sketched a portrait of the neighbourhood in his 1947 book Montreal Foun Nekhtn, translated into English in 2000 as Montreal of Yesterday.

“The corner of St. Urbain and Dorchester was the very heart of the Jewish neighbourhood,” he wrote. “Nearby was Dufferin Park, then a ‘Jewish park’ where Jewish immigrants went to breathe the fresh air, meet their landslayt (compatriots), hear the latest news, look for work and read the newspapers.”

Just a few blocks from Dufferin Park stood seven synagogues, the first Young Men’s Hebrew Association and a number of important community and political organizations like the Baron de Hirsch Institute, the Hebrew Benevolent Society and the Jewish Labour Temple.

Cinéma Sun Ko Wah 新國華

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Sun Ko Wah : La Librairie Chinoise

It was through a quick search to see whether the Sun Ko Wah (新國華) boutique and bookstore on this picture still existed (it probably does), that I realized that Chinatown’s now-defunct cinema on St-Laurent Boulevard (near René-Lévesque) was also called the Sun Ko Wah! Yes, according to infos on the web, this cinema existed between 1989 and 1995. My memories seem to point to a much earlier period, but the end of it may indeed be 1995, year of the exodus for many Montreal Chinese of previous immigration waves.

In any case, I was still too young in 1995 to go to a movie theatre (and remember really wanting to go to it, despite my young age), and never ventured inside this manifestation of the micro and ethnic cinema in Montreal. When I got old enough to go see a movie by myself, the Sun Ko Wah Cinema became a jewelry shop. Was left behind, a different business at around the same civic number on Clark Street, bearing the exact same name.

Association cantonaise de divertissement pour l’âge d’or

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LO Ha - Association cantonaise de divertissement pour l'âge d'or
LO Ha, de l’Association cantonaise de divertissement pour l’âge d’or

Samedi dernier, je me suis promené au Quartier Chinois avec mes grands-parents, c’est-à-dire les parents à ma mère. Ça fait plus d’une vingtaine d’années qu’ils se sont installés à Montréal, et le Quartier Chinois est pour eux l’endroit où ils retournent et peuvent évoluer dans leur langue, le Cantonais. Pourtant l’un des deux dialectes les plus parlés par les chinois ayant immigré outre-mer avant l’ouverture de la Chine continentale, le Cantonais n’est cependant parlé que par 80 millions des 1,4 milliards de Chinois. Mais au Quartier Chinois de Montréal, comme c’est le cas de plusieurs quartiers chinois à travers le monde, le Cantonais est encore une langue dominante dans la plupart des commerces.

Avec eux, nous avons fait le tour des pharmacies (occidentale, cette semaine), épiceries et cafés, en s’arrêtant au milieu par un lieu tout à fait invisible de la rue, l’Association cantonaise de divertissement pour l’âge d’or. L’Association se trouve située sur De La Gauchetière, à quelques numéros à l’Est de St-Urbain, au sous-sol d’un édifice à l’entrée mal éclairée.

Comme son nom l’indique, l’Association est un club de l’âge d’or. La porte de vitre y menant, avec les heures d’ouverture de l’endroit, dessus accrochées, aurait pu être celle d’un restaurant ou d’un vieux commerce de brocante, mais au bas des escaliers se cache un surprenant temple chinois. Mon grand-père me dit au passage que les touristes en visite au Quartier Chinois s’arrêtent régulièrement à l’Association, qui ressemble plus à un temple qu’à un club social.

« Ça fait depuis 1980 que je suis au Canada », me raconte Lo Ha, l’homme d’une soixante-dizaine qui semble être le gérant de l’endroit, après quoi il échange avec mes grand-parents et autres gens présents cet après-midi. On va d’un cantonais brisé (le mien) à un français tout autant brisé (plutôt le sien) tout au long de notre conversation.

L’accent de M. Lo, en chinois, aux tons nasillards m’avait d’abord porté à croire qu’il était un Chinois ethnique du Vietnam. Il était en fait originaire du Laos, pays sans littoral de l’Asie du Sud-Est. En 1980, cinq ans après avoir vécu dans un camp de réfugiés en Thaïlande, il immigra à Montréal avec ses 11 enfants et au total 32 membres de sa famille. Il m’a ensuite écrit le nom de leur ville d’origine au Laos, 他曲 (Ta Qu en Hanyu Pinyin, Thakhek en Laotien) dans la province du 甘蒙 (Khammuan). Une recherche sur Google est de mise.

Les ancêtres de M. Lo viennent de 三水 (San Shui) dans le Guangdong qui fait maintenant partie de la super-agglomération de 佛山 (Foshan, ou Futsan en cantonais), dans les environs de la capitale provinciale de 廣州 Guangzhou (Canton), et là d’où viennent également mes grand-parents.

Guan Yu 關羽
Une statue en marbre blanc de Guan Yu (關羽)

Trois statues en marbre blanc, représentant Guan Yu (le héros des Trois Royaumes), Tian Hou (aussi appelée Tin Hau, que je connais à cause de la station de métro et du lieu de culte duquel elle a été baptisée, à Hong Kong), et une déité que je ne connaissais pas, prennent place sur une table où se bousculent plantes vertes, jarres d’encens et collations chinoises en offrande. Dans une salle à l’arrière du local, immanquablement, des hommes âgés passent le temps autour d’un jeu de dames chinoises.

110B Rue de la Gauchetière O. 514-878-1551