Archive for the ‘Opinion’ Category

Il y a trois ans, je me faisais couper à Radio-Canada…

Friday, March 23rd, 2012

Quel sujet. J’y pense encore, surtout depuis quelques semaines, alors que des anciens collègues, des amis de la CBC/Radio-Canada parlent des prochaines coupes à la société d’état.

Je vis maintenant à Hong Kong, où j’ai trouvé mon “job de rêve”, à travailler avec ceux que je lisais, que je suivais, lorsque j’étais encore à Montréal en train de rêver de la Chine. Lors d’un grand 5 à 7 à l’hiver 2009, je disais à voix haute que partir en Chine serait quelque chose que je voudrais faire avant d’être trop vieux.

De retour en mars 2009. Tout le monde était nerveux et inquiet de la situation. En fait, travailler à Radio-Canada c’est pas super pour les nerfs. J’étais sur des contrats de six mois, neufs mois, qui se renouvellaient quelques semaines à l’avance. En fin mars, autour du 25 je crois, les dirigeants de CBC/Radio-Canada (c’était soit Sylvain Lafrance ou Hubert Lacroix lui-même) avait une allocution sur la télé interne. Tous les employés dans la Grande Tour Brune étaient rivés sur leur écran cathodique. Le nôtre était tout petit, sur une étagère. Ça a peut-être duré une trentaine de minutes. Pour faire cliché, c’était comme la description à un derby de démolition.

Le directeur de notre section, Martin Delisle, est apparu près de mon bureau, m’a prié de venir discuter avec lui au sien. C’est là que j’ai su. À la fin des années 80, il avait lui-même été victime de coupes, pour être rappelé quelques mois (ou années?) plus tard. Je pouvais donc comprendre comment des cadres radio-canadiens de longue date comme lui peuvent se sentir lorsqu’ils doivent eux-mêmes porter la hache.

Comment rationaliser? Que l’ont ait alloué des fonds pour m’embaucher en 2007 et que soudainement on devait en trouver d’autres ailleurs?

Je suis resté à bord beaucoup plus longtemps que je croyais. Mon espérance de vie était limitée, mais en fin de compte je suis resté jusqu’en début septembre 2009, avec seulement la fin août sans paie, après vacances, 4%, etc. Des collègues sont venus me repêcher deux fois. Une fois, ça avait duré une semaine, lorsque l’équipe de support eut besoin de mes services en fin août. L’autre fois a été avec Bande à part, qui occupe (ou occupait?) la moitié gauche du 15e étage de la tour. L’année dernière, j’ai constaté via médias sociaux et la programmation de mi-2011 que l’équipe de BAP a été complètement charcutée. LRT, le patron à l’époque qui était venu me chercher, et que j’ai revu lors de ma visite à R-C à l’été 2011, avait lui aussi été reassigné à un autre projet. Sans savoir ce qui se passe vraiment, je m’identifie à l’équipe de BAP, ou de son fantôme, en ces temps d’apocalypse imminente. Des gens qui ont à peu près de mon âge, qui ont été balancés aux quatre coins de la programmation, qui continuent de faire le métier qu’ils aiment.

Cela dit, fin 2009 a été la fin pour moi. J’ai pris une chance et me suis acheté un billet d’avion pour Hong Kong à 10 jours d’avance en fin septembre. J’ai eu une grande fête d’anniversaire / de semi-adieux à mon appartement, et le 30 septembre au matin je m’envolais pour Hong Kong. Je suis arrivé le 1er octobre, journée de fête nationale chinoise. Mon bus de l’aéroport entrait dans le port de Hong Kong pendant qu’on célébrait à grands coups de feux d’artifice. Pour une ouverture dramatique, on ne pouvait pas choisir mieux.

Je suis resté chez ma tante dix jours, puis chez un ami torontois un autre dix jours, avant de m’installer dans un appartement qui devait être temporaire, sur l’île de Lamma. En fin novembre, j’ai trouvé un emploi à l’école de journalisme de l’Université de Hong Kong, et j’y suis depuis deux ans et quelques mois.

Il y a une semaine, ma première patrone à l’université, une vétéran journaliste d’origine anglaise qui a entre autres dirigé le bureau hongkongais de Reuters, est décédée d’une longue et brave lutte contre le cancer. Mercredi soir, nous avons eu une veillée au Foreign Correspondents Club en sa mémoire. J’ai pensé que si je n’avais pas été coupé à Radio-Canada, je ne serais sans doute pas là, parmi la classe journalistique de la ville où j’ai rêvé de vivre pendant toute la vingtaine.

Une des conséquences intéressantes de ma délocalisation à Hong Kong: je n’écoute presque que des nouvelles de Montréal, soit via Radio-Canada (radio, Web) ou LaPresse.ca. J’ai aussi arrêté d’écouter de la musique chinoise, mais je connais tous les nouveaux groupes qui tournent à Bande à part. De la même façon que j’ai été branché à la culture et aux nouvelles en provenance de Hong Kong, de Chine, je suis maintenant presque toujours connecté aux médias canadiens et québécois. Comme je me faisais ami avec des Chinois d’origine à Montréal, je me fais maintenant un devoir d’inviter à une bière tout Québécois de passage ou vivant à Hong Kong.

Je remarque aussi autour de moi tous ces gens de mon âge, d’origine chinoise, asiatique, qui retournent dans le pays de leurs ancêtres, avec des rêves, idées préconçues, et qui découvrent comme moi, jour après jour, comment c’est de faire le chemin inverse. Ce n’est pas comme Monsieur Lazhar, car nous l’avons facile: on peut parler anglais (et français) parfaitement, et on n’est pas déraciné ou perdus sans point de référence. Hong Kong, c’est familier, et c’est facile, dans le sens que les institutions sont fortes et l’anglais est encore une langue officielle.

Quand je suis allé voir Monsieur Lazhar, avec ma voisine française de sang moitié-maghrebine, qui ira d’ailleurs travailler à Montréal bientôt, j’ai eu des relans de nostalgie de la vie “back home”. La neige, les écoles bâties dans les années 60-70, les toilettes d’école avec le grand lavabo collectif avec la pédale pour actionner, les grandes machines à laver.

***

La plupart des anciens collègues à Radio-Can en 2007-2009 sont passés à LaPresse.ca, encore pour parler de l’entente secrète Gesca-RC. Mais pour ceux qui sont resté, je comprends ce qui se passe chez vous. Quel est le rôle de l’état avec ses médias publics, etc.?

Avant Greg Smith, il y a eu Kai Nagata, qui a claqué la porte de CTV l’été dernier (2011). Il était un ancien de la radio anglaise à Montréal. Il y a quelques mois, Kai a posté une merveilleuse vidéo sur l’avenir du média d’état.

C’était quand même assez génial. On m’a dit à l’époque, en 2009, que vu que le Web ne faisait pas d’argent, la télé générait les revenus pour faire rouler R-C.ca, et tout ça. Je ne sais pas si c’est vrai. Je n’ai pas les chiffres en main, mais le principe de transformer le diffuseur public pour miser sur l’Internet, ça fait du bon sens.

Bonne veillée!

L’importance du scandale Guo Meimei + Croix-Rouge chinoise

Friday, July 8th, 2011

Au départ, l’histoire de Guo Meimei (郭美美) peut paraître anodine. Une belle fille, d’à peine vingt ans, prend des photos d’elle bien accôtée sur de belles voitures. Elle parle sans retenue de son style de vie flamboyant.

La shit a pogné la fan lorsqu’elle a weiboyé il y a déjà plus de deux semaines qu’elle est une des dirigeantes de la portion commerciale de la Croix-Rouge de Chine (qui n’a rien à voir avec la Croix-Rouge internationale, contrairement à celles de la plupart des pays). Quoi? Qu’est-ce qu’une jeune femme qui devrait encore être à l’université fait-elle à se vanter d’être en haut dans la hiérarchie d’une des plus grandes sociétés charitables de la République populaire de Chine? Était-ce la maîtresse d’un (vrai) dirigeant de la Croix-Rouge?

Elle a depuis effacé tous les messages compromettants de son compte Weibo et nié tout lien avec l’organisme. Pourtant, la tempête médiatique continue de faire rage et sa vie d’adolescente passée la vingtaine reste bien étalée au vu et sû de ses 460 000 suiveux.

Cette histoire est importante parce qu’elle constitue l’exemple parfait de la crise de crédibilité que vivent les organisations en Chine, qu’elles soient commerciales ou caritatives. Si les gens de plus en plus riches en Chine veulent donner de l’argent pour une bonne cause, à qui le donneront-ils, si même la Croix-Rouge peut être corrompue? Celle-ci gère des sommes astronomiques, elle qui a donné 2,8 milliards $US en 2011 à la province du Sichuan.

Les gens ordinaires, la classe moyenne, veulent connaître la vérité. Peut-être qu’à l’étranger, on s’inquiète pour les droits de l’homme ceci, et la démocratie cela. Mais ce qui est encore plus important à mes yeux, c’est la confiance. La confiance qu’on a pour ses institutions, la confiance qu’on a pour ses voisins. Dans la vie ordinaire des gens, de pouvoir truster que ce qu’on achète au supermarché est vraiment ce qui est indiqué sur la boîte, c’est ce qui importe vraiment. Faut commencer au niveau micro.

Alors ils se branchent sur leur Weibo via leur téléphone mobile et consultent les médias en ligne pour savoir s’ils ont été crossés par la Croix-Rouge (qui devrait peut-être apprendre de son synonyme international). Le portail QQ a même consacré une page spéciale pour la jolie demoiselle.

(Voici un bon récapitulatif de toute l’histoire, via ChinaSmack.)

Merci Jacob Tierney, et permets-moi d’ajouter mon grain de sel

Friday, July 9th, 2010

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Bon, ça n’arrive pas très souvent que des sujets d’actualité au Québec viennent (encore) me chercher, mais la récente controverse soulevée par Jacob Tierney, réalisateur de The Trotsky et Montréalais anglophone, en tout cas m’a fait réagir tous mes réseaux sociaux (en lisant le dernier Urbania).

Le bal a débuté dimanche, lorsqu’en entrevue à La Presse à Los Angeles, Jacob Tierney lance « Les anglos et les immigrants sont ignorés » (voir lien). Plus tard, il en rajoute, et Marc Cassivi (titrant Aveuglement volontaire) y met son grain de sel, qui contient beaucoup de bon sens.

Pendant ce temps-là, j’essaie de partir la conversation sur mon Facebook, et on me répond longuement, mais sporadiquement.

Ouais, alors mon grain de sel… Je pense qu’on le voit au cinéma, mais on le voit aussi dans toute la sphère publique de la société québécoise, que ce soit en politique, dans les médias ou ailleurs.

Si on se limite qu’au cas des Asiatiques (et même pas celui des Québécois d’origine chinoise, le cas qui m’intéresse), vous ne les voyez jamais dans une série télé, représentant un parti politique de façon sérieuse. Le Canada anglais a toujours eu quelques ministres ou secrétaire d’état d’origine asiatique dans le gouvernement (Bev Oda, par exemple, ou Raymond Chan avant chez les Libéraux).

Dans les médias radio-canadiens, oui Céline Galipeau est à moitié vietnamienne, mais on n’en a aucune idée de ça et de pourquoi elle n’en parle pas, et idem pour Natalie Chung, moitié d’origine coréenne ? Mais à quand un Andrew Chang, le anchor à CBC Montreal ? Ou bien un John Lu qui couvre les Canadiens pour TSN ?

J’ai passé deux ans à Radio-Canada(.ca) et je sais que mes anciens patrons ont essayé. Sylvain Lafrance le présentait année après année dans sa présentation annuelle, qu’il fallait être plus représentatif du Canada, en termes d’embauche de personnes de couleur (je paraphrase, mais c’est ce que j’ai compris). Il y a des gens payés par la CBC/Radio-Canada pour des projets de diversité. Du côté français, je connais pas la personne. Mais en anglais, il s’appelle Alden Habacon et est basé à Vancouver. En plus de travailler pour la CBC à temps très plein (son bureau a été coupé presque en entier au printemps 2009), il est le fondateur du magazine en ligne SchemaMag.ca.

Je félicite aussi la société d’état pour son initiative des 32 blogueurs (dont je fais partie), qui donne un peu de couleur à Radio-Canada.ca.

Mais comme à Radio-Canada.ca ou à Cyberpresse, certaines insensibilités ou erreurs pourraient être évitées si les salles de presse étaient plus représentatives du pluralisme et multiculturalisme de notre société.

Je pense donc qu’on essaie. Mais le manque de main d’oeuvre qualifiée, est-ce que c’est aussi à cause de notre société ? Comment est-ce que ça se fait qu’il n’y a pas plus de journalistes, politiciens, activistes d’origine chinoise dans notre société ? Peut-être, je me suis dit, que c’est à cause du manque de modèles de rôle ? C’est une des raisons qui m’ont poussé à créer la section entrevues Regarde les Chinois de ce blogue, pour desservir cette jeunesse d’origine chinoise/asiatique de ma génération culturellement très québécoise.

En fin de compte, c’est peut-être une question de confiance en soi. Confiance qu’on peut accepter ceux qui arrivent avec leurs différences. Oui, je connais mon répertoire de Beau Dommage et j’aime ça quand La Rue principale est au menu de mon karaoke à Montréal, mais je préfère aussi voir mon quota de mauvais films de Hong Kong et écouter ma musique indépendante chinoise.

Depuis que je vis à Hong Kong, je trouve aussi que je cultive mon côté montréalais francophone beaucoup plus qu’avant, et que j’ai besoin de lire mes médias en ligne produits au Québec et de rencontrer mes amis Québécois exilés ici.

Je pense qu’on doit faire de la place pour des voix différentes, et pas juste dans le cinéma, mais dans toutes nos institutions publiques. Les Chinois, c’est pas juste bon pour tenir des dépanneurs, et les Viets, c’est pas juste des dentistes et médecins (LOL). S’il manque de main-d’oeuvre qualifiée en journalisme, en arts, en politique (ce que j’entends souvent en parlant au monde), c’est peut-être que les conditions ne sont pas là pour encourager les minorités au Québec à s’engager dans ce type de carrières moins concrètes. Ça prend des modèles, et ça prend des opportunités d’emploi réelles je pense.

La fête des Neiges fait les yeux bridés

Saturday, January 17th, 2009

La fête des Neiges

La fête des Neiges de Montréal : le petit Asiatique aux yeux bridés

Un peu pour rendre hommage à Angry Asian Man, je voulais me révolter du fait que la fête des Neiges de Montréal ait dessiné le petit Asiatique de son dépliant que j’ai vu tomber de ma Presse avec des yeux bridés et les deux dents d’en-avant qui ressortaient (la seule communaiuté culturelle dans le dépliant d’ailleurs). C’est une représentation stéréotypique, mais aussi, c’est raciste!, comme dirait l’autre.

Je ne peux pas croire qu’à notre époque, qu’on puisse passer des dessins de ce genre. Dans d’autres endroits à une population asiatique plus nombreuse, plus revendicatrice, on se lèverait pour se plaindre. Je trouve ça dommage, quoique ça m’empêchera pas d’aller me les geler à la fête des Neiges…

CBC’s Don Murray on the 19th anniversary of the 6/4 events

Sunday, June 8th, 2008

Tian'anmen Square + Gate

Don Murray, former correspondent in Beijing, the first permanent one in the Chinese capital for CBC/Radio-Canada, in 1980, just wrote an essay on the 19th anniversary (already, eh) of the Tian’anmen Square events in 1989. He commented on the Sichuan Earthquake, and made remarks on the government’s role in its coverage by the media.

In places like Hong Kong, tens of thousands of people still participate in the annual “6/4″ (which is how it’s called by Chinese, for the date it happened on, June 4th) candlelight vigil.

[I did not realize it when I wrote this piece, but the previous link was actually a translation of a news article by the CCTV, China's official TV station! Of course, they labeled the event as a commemoration for the Sichuan Earthquake, but made no mention that it was the annual 6/4 vigil too... Again, one of these things about China: if you know about it, good for you; otherwise, it's none of your business!]

I am quick to highlight the comments left at the bottom of Mr. Murray’s article. They are apparently from Chinese people emigrated to Canada, and point out that what the normal folk wanted from the protests in 1989 was merely a denunciation of corruption, and a better livelihood for the ordinary guy. This has been my reading of the events, also, since watching Gate of the Heavenly Peace (Wikipedia), a documentary made in 1995 by PBS.

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Très naïve, très stupide: une révolution par le bas

Wednesday, February 13th, 2008

Gillian Chung

Depuis seize jours que le scandale de photos explicites impliquant Edison Chen, chanteur, acteur, idole, et des artistes féminines très connues de Hong Kong fait rage dans le monde sinophone. Vancouverois d’origine, Chen, 27 ans, se serait fait subtiliser des photos et vidéos de son Macbook rose lors d’une opération d’entretien. D’une certaine manière, il a confirmé que c’était bel et bien ses photos en postant une vidéo la semaine dernière sur son blogue personnel (en anglais bien West Coast).

Mon site favori de nouvelles traduites en anglais, ESWN, couvre admirablement bien ce que les médias sinophones racontent sur le scandale. Dans ses mots, l’auteur du blogue, Roland Soong, un résident de Hong Kong qui a vécu 32 ans auparavant aux États-Unis, décrit comment même la crise du SRAS en 2003 n’avait pas réussi à monopoliser une si grande attention médiatique. Depuis seize jours consécutifs, le scandale fait la une des grands journaux de Hong Kong.

Dans les médias locaux, on est loin de faire dans la critique vide. Un éditorial publié dans le Apple Daily, genre de Journal de Montréal avec une certaine crédibilité journalistique, et s’accaparant le deuxième rang au niveau des copies vendues à Hong Kong, fustigeait la starlette Gillian Chung du duo pop Twins (à gauche sur la photo) pour ses prises de position pour la chasteté, pendant qu’elle se retrouvait les quatre fers en l’air avec Chen. L’auteur tente de démontrer que la vie privée des personalités publiques devenait l’affaire de tout le monde au moment où ils utilisent leur célébrité pour faire avancer des idées sur la place publique, comme c’était le cas de Chung.

Cette sorte de réaction n’est sans trop se rappeler l’affaire du « Très jaune, très violent », alors qu’une étudiante du secondaire déclara cela sur les ondes de CCTV à propos de choses qu’elle aurait trouvé sur le web. Une foule netcitoyenne hostile s’était soulevée, écorchant à la fois la jeune fille de façon sauvage, mais également la culture de l’aseptisé qui domine la société chinoise. Chung déclairait être « Très naïve, très stupide » lors de sa première apparition en public depuis que l’affaire n’éclata. À la différence que ce qu’on discute surtout en ligne, dans les médias non officiels en Chine, à Hong Kong, on se permet de le faire au grand jour.

Ce n’est pas tellement que les Chinois sont plus prudes ou quoi que ce soit, mais bien que tout le monde est aussi sensible à l’hypocrisie, qu’on soit en Amérique ou en Chine. Britney Spears vs. Paris Hilton : l’une de ces carrières vole plus haut que l’autre.

Si cette histoire intéresse tellement de gens, c’est bien sûr d’abord et avant tout parce que le sexe, ça vend, surtout quand c’est des célébrités. Mais si on découvre qu’Edison Chen était de connivence avec la publication des photos, alors on pensera que c’est un autre Chinois d’outre-mer (comme Daniel Wu, avec Heavenly Kings) complètement tanné de vivre dans le monde super-photoshoppé du divertissement populaire de Hong Kong.