Étonnantes photos du Chinatown de Montréal en 1966

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Vie quotidienne dans le quartier chinois de Montréal, 1966
Photo : Archives de la Ville de Montréal

Jean-Mathieu Nichols, qui travaille aux Archives de la Ville de Montréal, m’a fait parvenir cette impressionnante collection de photos du Chinatown des années 60. On y reconnaît les enseignes des vieilles associations du Quartier chinois, qu’on peut encore apercevoir aujourd’hui sur de la Gauchetière en levant les yeux un peu, ou encore des coins de rue disparus, remplacés aujourd’hui par d’horribles commerces.

Les junkies de photos historiques se réjouiront que mon père ait lui-même passé avec sa caméra presque 20 ans après ces photos, en 1984.

Après presque trois années d’absence (et de retours sporadiques à Montréal), et maintenant que je travaille juste à côté, je dois dire que l’impression du changement dramatique opère. Il y a le Swatow, mais surtout une trâlée de nouveaux restaurants et de commerces. Ça sera intéressant d’essayer tout ça dans les prochaines semaines pour lesquelles je serai là.

Élections!

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Comme au Québec, il y aura bientôt une élection législative à Hong Kong. Plusieurs semaines après que le nouveau chef exécutif Leung Chun-ying eût entré en fonctions, les citoyens iront enfin aux urnes pour élire le nouveau “LegCo”, le 3 septembre prochain.

Re-visiting Ge’an, my ancestral village

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My French cousin Olivier was in Hong Kong, so we decided to go up together to our ancestral village of Ge’an (葛岸村/Got’ngon in Cantonese), up in the Pearl River Delta, just kilometers south of Guangzhou (Canton). Ge’an is now completely gobbled up by the city of Foshan (佛山市/Fotsan), a satellite of the provincial capital. It is in Lecong Town (樂從鎮) of Shunde District (順德區/Shundak) in Foshan City.

I visited our village for the first time in 2005, and more recently talked about it on this blog back in 2008. The town changed a lot in 6 years, and so did I. I didn’t live in South China and my Cantonese was not up to today’s level. I couldn’t properly communicate with Uncle Chi Tong (my dad’s cousin). For instance, I only fully understood this time around that this uncle, who was slightly younger than my dad was actually born here. He immigrated to Madagascar before turning 2, and grew up in Hong Kong afterwards.

My grandpa was apparently the more adventurous one, of the two brothers who lived under this house. Uncle Chi Tong’s father stayed in China until the mid-1950s, before joining his brother in Tananarive (now Antananarivo), Madagascar, to operate in the grocery store business.

Our family later left Madagascar entirely. The younger brother (my paternal grandfather) joined my dad in Canada. The older brother went to Hong Kong. Unwittingly, my mom’s family also comes from the agglomeration of Foshan, but after passing through Vietnam…

My cousin initiated the trip, because he had never travelled to China before, let alone visit his ancestral village. My impressions was that the house will one day crumble, but that it was very well preserved despite not having anyone live there for about half a century (maybe squatters?). The home even had some wiring for electricity, so it may have been less than half a century.

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So, we went inside the house, and unlike last time, even ventured on the top floor. We must say that the house is in pretty bad shape, and that the walls are cracking all over the place. Non-renovated wood floors in subtropical climate equals accelerated decay. There were pots stored, chairs and other simple furniture like stools and some chairs and drawers. I thought we should’ve taken something, because we wouldn’t have a chance to go back soon. But we didn’t, perhaps too busy taking photos.

The house could’ve been anymore, since there were no indication that it was ours, except that we knew the address. But we picked up some pieces of paper from my uncle’s parents’ drawers clearly identifying our family. There were letters to Tananarive that were never sent (the address on the envelope was in French! Which is probably pretty neat for South Chinese peasants of the time), my grand-aunt’s talc powder and some of my uncle’s official papers (he was surprised to find them too) with passport-size photos of his family members.

Also, we found dog shit all over the place, and there were some small paper cups left near a bottle of moonshine. There were also construction materials left near the house’s entrance, perhaps by workers who thought the house abandoned (as it was so).

Surely now with the improved state of public transportation in the region, we could find our way back there pretty easily. A metro line was just built between Guangzhou and Foshan, and the travel time between Central in Hong Kong to Foshan a tiny two hours, if you don’t count the time at the border and waiting between trains. Yep.

67e édition du tournoi de volleyball invitation chinois d’Amérique du Nord à Montréal

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Mon frère participera avec son équipe à un grand tournoi de volleyball qui réunira à Montréal plus de 1500 joueurs d’origine chinoise de partout en Amérique du Nord, lors de la fin de semaine de la fête du travail.

L’histoire de cet événement est très intéressante. Le tournoi avait d’abord été fondé par des travailleurs d’origine chinoise de Boston et de Providence en 1935. Des équipes de partout aux États-Unis et au Canada ont joint la compétition au fil des années. En 1986, Montréal a accueilli son premier tournoi, marquant le début d’une rotation entre six villes.

Le fait qui frappe le plus? Pour être admise au tournoi, deux-tiers des joueurs d’une équipe doivent être “100% chinois”.

J’étais déjà assez fasciné lorsque mon frère m’a dit que le tournoi avait réquisitionné le Palais des congrès de Montréal. Ce n’est pas quelque chose qui m’attire d’emblée (étant tellement un grand sportif), mais je ressens une certaine fierté de savoir que Montréal a une communauté chinoise jeune (que je ne connais pas vraiment), et qui a les reins assez solides pour organiser un événement d’une telle ampleur.

Être Chinois au Québec

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Avec @bethany_or @thought_cast @malguy @multimonde pour un doc sur les Chinois du Québec #chinoisqc)

Some of my old friends in Montreal have been working on a documentary about Chinese people in Quebec. They interviewed people ranging from new immigrants to people with up to four generations in Quebec/Canada. (Read their blog Être Chinois au Québec)

Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de mes vieux amis à Montréal s’affairaient sur un projet de film documentaire sur les Chinois au Québec. (Voir leur blogue Être Chinois au Québec)

Dans le temps, Parker et Bethany (premier et troisième à partir de la droite sur la photo) et moi faisions partie d’une sorte de club social chinois, qui se réunissait parfois pour des soirées mah jong (plus Settlers of Catan, et des quantités variables d’alcool et de bouffe) ou des aventures culinaires dans le second Chinatown de Montréal.

Je suis vraiment content de les avoir retrouvés sur ce projet (une amie de l’époque a aussi fait la recherche). L’idée de faire un tel film vient de William Dere et Malcolm Guy, connus pour avoir travaillé ensemble sur La Montagne d’Or (Moving the Mountain) il y a presque vingt ans, un docu qui parlait entre autres de la taxe d’entrée qui toucha les immigrants d’origine chinoise au Canada jusqu’en 1947.


Le film précédent de William Dere et Malcolm Guy, La Montagne d’Or

Samedi, l’équipe de William et Malcolm nous a filmés et interviewé ensemble, notre ancien “club social chinois”, avec quelques additions. Nous étions au Mon Nan, un restaurant chinois, style cantonais (dont la spécialité est un canard de pékin, trois cuissons). Dimanche, ça a été un peu plus intime, lorsque l’équipe et moi sommes rencontrés à Côte-des-Neiges, un quartier où j’ai grandi — non pas comme résident, mais comme étudiant du Cégep.

Tout au long des entrevues, j’ai mis de l’avant cette idée que la télévision et le cinéma québécois francophone n’était pas représentatif de la minorité chinoise et/ou asiatique. C’est une constatation que j’ai eu pour plusieurs années déjà, et c’est qu’en général, les visages asiatiques à la télé faisaient abstraction des gens comme moi, nés et grandis au Québec, quelque peu fier du (précieux) bagage accumulé au fil des années. Je constate par exemple que les seuls asiatiques des grandes séries télévisées récentes au Québec sont largement des petites Chinoises adoptées par des familles québécoises (Annie et ses hommes, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Les Bougon, 30 vies) ou des gangsters (Casino). Bon, je n’ai pas tout ratissé, mais je suis quand même persuadé que pas tous les Asiatiques ou Chinois au Québec sont adoptés, quand même!

L’autre, c’était dans les médias d’information. En particulier, dans ceux que je regarde (ou regardais, lorsque je vivais à Montréal), manquent énormément d’Asiatiques à des postes névralgiques. Pendant que les Anglais ont des Asiats comme anchor (Andrew Chang à CBC Montréal) ou comme journaliste couvrant les Canadiens (John Lu à TSN), je ne peux imaginer du tout la même chose se produire dans le Canada français. (La presse écrite n’y échappe pas, si on fait le tour dans les grands quotidiens montréalais, par exemple.)

Je pensais aussi qu’en général, je n’ai pas vécu de racisme, étant donné que je parlais français aussi bien que tout le monde, et que je prends les choses généralement relax. Je pense que le vrai problème est plus dans l’inclusion de nos minorités dans la sphère publique, ce qui veut dire en politique, dans les médias, et dans nos institutions publiques. Bon, c’est dit. Et j’espère qu’on en verra un peu de ça bien découpé dans le film.

L’importance du scandale Guo Meimei + Croix-Rouge chinoise

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Au départ, l’histoire de Guo Meimei (郭美美) peut paraître anodine. Une belle fille, d’à peine vingt ans, prend des photos d’elle bien accôtée sur de belles voitures. Elle parle sans retenue de son style de vie flamboyant.

La shit a pogné la fan lorsqu’elle a weiboyé il y a déjà plus de deux semaines qu’elle est une des dirigeantes de la portion commerciale de la Croix-Rouge de Chine (qui n’a rien à voir avec la Croix-Rouge internationale, contrairement à celles de la plupart des pays). Quoi? Qu’est-ce qu’une jeune femme qui devrait encore être à l’université fait-elle à se vanter d’être en haut dans la hiérarchie d’une des plus grandes sociétés charitables de la République populaire de Chine? Était-ce la maîtresse d’un (vrai) dirigeant de la Croix-Rouge?

Elle a depuis effacé tous les messages compromettants de son compte Weibo et nié tout lien avec l’organisme. Pourtant, la tempête médiatique continue de faire rage et sa vie d’adolescente passée la vingtaine reste bien étalée au vu et sû de ses 460 000 suiveux.

Cette histoire est importante parce qu’elle constitue l’exemple parfait de la crise de crédibilité que vivent les organisations en Chine, qu’elles soient commerciales ou caritatives. Si les gens de plus en plus riches en Chine veulent donner de l’argent pour une bonne cause, à qui le donneront-ils, si même la Croix-Rouge peut être corrompue? Celle-ci gère des sommes astronomiques, elle qui a donné 2,8 milliards $US en 2011 à la province du Sichuan.

Les gens ordinaires, la classe moyenne, veulent connaître la vérité. Peut-être qu’à l’étranger, on s’inquiète pour les droits de l’homme ceci, et la démocratie cela. Mais ce qui est encore plus important à mes yeux, c’est la confiance. La confiance qu’on a pour ses institutions, la confiance qu’on a pour ses voisins. Dans la vie ordinaire des gens, de pouvoir truster que ce qu’on achète au supermarché est vraiment ce qui est indiqué sur la boîte, c’est ce qui importe vraiment. Faut commencer au niveau micro.

Alors ils se branchent sur leur Weibo via leur téléphone mobile et consultent les médias en ligne pour savoir s’ils ont été crossés par la Croix-Rouge (qui devrait peut-être apprendre de son synonyme international). Le portail QQ a même consacré une page spéciale pour la jolie demoiselle.

(Voici un bon récapitulatif de toute l’histoire, via ChinaSmack.)

Comment est-ce que j’écoute la série Canadiens-Bruins à Hong Kong ?

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Je me lève à 7h du mat, j’allume NHL Gamecenter Live sur mon téléphone, et je regarde le Twitter en même temps.

Comme NHL.com n’offre que des feeds américains, j’y vais all-in avec l’offre de NESN. 🙂 C’est beau de les entendre rager.

Je me fais des toasts et me prends un thé.

The Chinese Canadian vote, poll by poll

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Aside from being the proud owner of CommeLesChinois.ca, I am also a computer/media/data specialist. Recently, I launched an updated version of my election maps with Cyberpresse. The map was designed using results by polling division from previous elections, the smallest available division for electoral results. Each of these polls has about 200-500 people living in them, and you can basically know what your block (if you live in the city) tends to vote for.

The consequence is voyeurism for political junkies. And I also like to go play with the maps, and decided to assemble a bunch of interesting ridings with relatively a strong proportion of Canadians of Chinese origin living in them. For that, I used Pundits’ Guide‘s fantastic tool for finding census data divided by riding.

I found that the Richmond riding, south of Vancouver was in fact the most “Chinese” (based on the 2006 census), with 50.2% of the population declared to be Chinese. The 2008 map is not in fact interesting, but juxtaposed with the 2006, shows the dramatic shift from Liberals (rep. by former cabinet minister Raymond Chan) to the Conservatives (Alice Wong). 2006 was when the Liberals lost power to Stephen Harper’s Conservatives.

Richmond 2006
Richmond in 2006…

Richmond 2008
…and in 2008

Some ridings were won or lost by a hair. In the Vancouver area, the closest race happened in Vancouver South, the third most Chinese riding of the country (43.7%), where the MP is a Liberal, former health minister Ujjal Dosanjh. He won the last election by 20 votes.

The map by polls succeeds in showing that the vote was in fact hugely clustered among neighbourhoods. I don’t know the geography of Vancouver very well, but I’m almost certain that the strong groupings of red and blue (deeper the color, larger the margin of victory in a polling division) represent opposed socio-economical groups.

Vancouver South
Vancouver South in 2008

Brossard--La Prairie
Brossard–La Prairie in 2008

The Montreal region’s most Chinese riding comes at a lowly 32nd position, with Westmount–Ville-Marie, a largely downtown riding. Brossard–La Prairie on the South Shore is in fact what people in Montreal recognize as the “Asian suburb”. With 7.5% Chinese, it is still a far cry from Toronto or Vancouver’s suburbs.

The contrast in the map is striking, but expected. The northern portion of the riding is Brossard, where a large Asian population lives and where the Liberal vote is concentrated. La Prairie to the south tends to be typical “450”, middle-class French Canadian, seems to be voting Bloc. The race for this suburban riding was won by as little as 69 votes.

Oak Ridges--Markham
Oak Ridges–Markham in 2008

Markham--Unionville
Markham–Unionville in 2008

In some other cases, the municipalities are split over different ridings. Markham, with one of the largest Chinese populations in the Toronto area, is comprised within the ridings of Oak Ridges–Markham (Conservative) and Markham–Unionville (Liberal).

(Fellow Montrealer living in Hong Kong Christopher DeWolf also wrote a post on his website Urbanphoto.net about the use of this map for street by street vote analysis.)

More on Cyberpresse…

Emoi: Lifestyle design made in China

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If you are familiar with Muji, you will understand what aesthetics Emoi is referring to. I was travelling to Shenzhen this weekend and stayed a night at the city’s YHA Youth Hostel located in an art and culture district called OCT-LOFT (if you know 798, it’s kinda Shenzhen’s equivalent of it).

In short, I was walking down one of alleys during the evening and saw this brightly lit shop with large windows and very minimalistic counters reminiscent of a Apple and Ikea. It was called emoi, which translates in French as “ruckus”. As many of my friends know, I’ve been looking for a new bag for months, and it seems like emoi had the answer to my quest. I liked the style and I liked the design. I particularly stuck on the wool felt bags, because I never saw bags made with such a material and that were not necessarily a women’s bags/handbag.

It was the first time I encountered this brand, but at least two of my (designer) classmates had bought products from emoi. One of them had a wool felt wallet, which ages very nicely, like a fleece sweater would. I guess that even if not unique, one of the nice thing to see is that it is a domestic store, from mainland China. We will perhaps see more and more of these original stores made in China, and before long, Chinese companies will help drive design and innovation internationally.